Petition updateBrest Métropole : préservons nos espaces communs et arrêtons le bétonnage !Un 1er mai dédié à la mémoire des ouvrières de la Poudrerie du Moulin Blanc ...
La cantine DU MOULIN-BLANCBrest, France
Apr 30, 2021

Ce samedi 1er mai 2021 célèbre les luttes sociales passées et actuelles. Dans le contexte de mobilisation pour que le site de La Cantine du Moulin Blanc demeure un bien commun, les amoureuses et amoureux de la rade de Brest adressent une pensée particulière aux milliers de travailleuses qui se sont succédé à La Poudrerie d’État du Moulin Blanc...

Après la défaite de 1870 contre les Prussiens, il est décidé de moderniser l’armée française et notamment l’artillerie. Pour mettre en œuvre la nouvelle technique du coton-poudre, le site du Moulin-Blanc, proche du port militaire de Brest, de la voie ferrée et de l’eau du Costour, est choisi. L’usine commence à se construire à partir de 1875. La main d’œuvre est recrutée dans tout le Léon et le Finistère central.

Les conditions de travail sont rudes (12 heures par jour, émanations toxiques de gaz) mais le salaire et les avantages sociaux sont à cette époque enviables ( la cantine, coopérative, société de secours mutuels). Lorsque survient la guerre de 1914, le nombre des employés passe à près de 3 000, dont de très nombreuses femmes venues remplacer les hommes partis au front. Une garderie-pouponnière est même installée à Sainte-Barbe.

"Les femmes affluent par milliers dans la guerre. Leur arrivée pose des questions jusque-ici inédites : on estime ne pas pouvoir les loger à 8 par chambrée, encore moins leur mettre à disposition des latrines collectives ouvertes -on multiplie les cloisons dans les cabanes Adrian10- et on ne peut même pas oublier parfois une cantine proche de l'atelier pour éviter qu'elle ne mangent dans l'ambiance imprégnée de mélinite ou de dysphénol11, et certainement pas les payer comme les hommes. Le principe énoncé par le ministère de l'Armement "A travail égal salaire égal" . Extrait de "Les poudriers de la Grande Guerre"  de Patrick Mortal

Au Relecq-Kerhuon, les femmes joueront également un rôle essentiel à La Pyrotechnie de Saint-Nicolas.  Sous le Second Empire, la Marine décide, pour des raisons stratégiques, de chercher un abri plus sûr pour ses réserves de poudre et de munitions, jusque là entreposées sur l’île des Morts. Le choix se porte sur le site de Saint-Nicolas, à l’est de l’anse de Kerhuon, qui servait auparavant de réserve à bois. L’activité était intense à la pyrotechnie qui employait de nombreuses femmes (2 000 sur les quelque 3 000 temporaires recrutés). Elles s’affairaient notamment au chargement, à l’alésage, au nettoyage et à la peinture des obus. Les ouvrières arboraient fièrement leur brassard frappé d’une ancre de marine ...

Lire par ailleurs : Les Bureaux de La Cantine de la Poudrerie du Moulin Blanc …
Légende de la photo : "Les femmes employées à la peinture des obus". (Ministère de la Défense) parue dans un article du Télégramme du 10 novembre 2020.

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