Protégeons le patrimoine naturel de Sophia Antipolis : engageons d'urgence ces solutions

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Monsieur le Préfet des Alpes-Maritimes, Monsieur le Président de la Communauté d’Agglomeration Sophia Antipolis (CASA),

Nous voulons par la présente pétition vous faire part de notre inquiétude concernant le maintien de la forêt de Sophia Antipolis et des espaces semi-naturels ou naturels des collines enserrant ce cadre boisé de la Technopôle. Parcs départementaux, forêt sophipolitaine, vallons et quartiers-jardins des collines de notre moyen pays de l'Ouest CASA appartiennent en effet à un large Site Inscrit Paysager, comprenant sur notre part de célèbres villages perchés ou classés : Châteauneuf, Opio, Biot, Valbonne...

Nous devons tous prendre conscience que Parcs et Collines de l'Ouest CASA recèlent un trésor d'originalité au sein de la pinède méditerranéenne, et que nous sommes responsables d'un patrimoine rare où l'œil souvent ne quitte pas la mosaïque de petites oliveraies qui relaient les grands domaines patrimoniaux. Toutes couronnées de leur crête boisée, ces grandes oliveraies patrimoniales en restanques, soigneusement repérées dans le SCoT 2007 sont encore en activité et ponctuent les anciens coteaux d'une riche terre de confluences, comprenant de larges espaces de ressources naturelles si rares dans les Alpes-Maritimes.

L'inscription du Site et la persistance de la première technopôle de France, fameuse pour son cadre exceptionnel, valident cet enjeu de préservation paysagère. De manière urgente puisque nos deux types de forêts, chênaie comme pinède, appartiennent aux 3 seuls écosystèmes forestiers méditerranéens qui résisteront sans peine au changement climatique, sur 14 évaluables. Il faut prendre en compte les analyses de cette liste rouge des forêts méditerranéennes, que le Muséum national d’histoire naturelle alarmé vient de faire paraître "pour un usage politique et sociétal".

En effet, depuis Valbonne et le Nord de Biot, jusqu'à Châteauneuf ou Opio, cette peut-être dernière part conservée de l'étage inscrit "Les Collines" s'établit sur l'extrême Ouest du vaste site paysager "Bande côtière de Nice à Théoule", formant ainsi l'Ouest du moyen pays CASA ; il fait donc l'objet d'une certaine protection légale.

Or, nous constatons que ces espaces patrimoniaux encore perceptibles subissent chaque jour plus la remontée de l'urbanisation littorale, consistant en de nombreux projets d'urbanisation et des parcellisations incessantes sur les quartiers d'habitat diffus, aux jardins pourtant encore souvent en oliveraies protégées. Nous sommes beaucoup de citoyens à être extrêmement inquiets que ces zone naturelles et semi-naturelles puissent un jour tout bonnement disparaître et tenons à remercier notre nouveau Préfet d'avoir relevé la Loi Paysage en réduisant certains projets drastiquement comme celui en forêt du Fugueiret. On peut donc agir.  

Hélas force est de constater que le cadre forestier de Sophia Antipolis souffre de la nouvelle surcharge d'activités sans rapports avec la Technopôle : commerces et tourisme, et d’une nouvelle densification de quartiers d’affaires ingérable du point de vue des transports. Ces nouveaux bureaux étonnent au vu de l’inondabilité avale, juste avant la réalisation du site Sophia 2 sur l’ancienne carrière de Roquefort, accessible facilement. Ne devons-nous pas envisager un temps de modération face à l’actualité du réchauffement climatique ? A terme, cette surcharge place notre territoire protégé en danger de la solution très impactante d'une autoroute qui déclassera le Site.

Nous vous demandons donc des mesures concrètes afin que cesse la consommation d'espaces naturels ou semi-naturels sur cette part conservée d'un Site déjà très rétréci :

  •  Le respect de la Loi Paysage pour sauvegarder nos espaces de l'étage moyen de la Bande Côtière de Nice à Théoule, tant semi-ouverts des Collines menacés de banalisation, que forestiers des parcs départementaux et leurs continuités sur Sophia et les Collines.
  • Le retour aux règles d'or et à la Charte de Sophia, qui ont permis la création d'un espace d'une telle qualité que les bâtiments méritent des réhabilitations couteuses. La mutation engagée n’apporte pas de garanties sur l’avenir de la première technopole d’Europe ; un comble…
  • Une interdiction de la consommation d'espaces naturels et semi-naturels par des projets redondants (le principe du SRADDET 2018) tels que centres commerciaux dans le même périmètre et nouveaux quartiers d’affaires proches de l'emprise de la Technopôle, souvent mieux desservis… ceux-ci provoqueront rapidement l’obsolescence des quartiers historiques de Sophia Antipolis.
  • Une réglementation plus technique sur les indications des élagages et des débroussaillements, et sur leurs attendus (photos types sur quelques écosystèmes fréquents). L’interdiction d’élagage sans motif sur les chênes emblématiques « Blancs de Provence », et enfin du déplacement sans autorisation des oliviers anciennement agricoles.
  • L’établissement de larges continuités forestières et semi-ouvertes comprenant des mesures réglementaires contre la parcellisation ; celle-ci en s'accélérant a la fâcheuse conséquence de détruire rapidement la part patrimoniale semi-naturelle ou naturelle des côteaux de nos collines et de grignoter vallons et crêtes boisées.

Enfin, nous aimerions conclure en espérant que vous prendrez au sérieux notre appel étant donné la gravité de la situation de nos écosystèmes et l'urgence des mesures à prendre. 

Nous aimerions, au plus vite, que soit constitué un Comité de Gestion du Site Inscrit qui permettrait une meilleure coordination et des mesures pour la protection de ce lieu exceptionnel.

Elena Magliaro et Elisabeth Deborde

 



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