Les musiciens français réclament un diplôme universitaire reconnu dans le monde entier !

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Nous, musiciens français, passons des examens très difficiles et n'obtenons in fine que des diplômes sous-évalués par rapport à ceux des autres étudiants français et des musiciens du monde entier. Nous réclamons qu'au niveau supérieur de nos études, les diplômes soient validés par le Ministère de l'Enseignement Supérieur. L'enseignement supérieur, régi par les accords de Bologne (1998), prévoit trois niveaux, la licence, le master et le doctorat. C'est ce que nous demandons afin que nos études soient reconnues dans le monde entier. 

Les jeunes musiciens français passent des diplômes difficiles à identifier nationalement et internationalement. C’est une injustice qui porte préjudice à eux-mêmes aussi bien qu'à l’image de la France. Pourquoi laisse-t-on faire ? Il suffirait d'une décision gouvernementale pour que le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche se voie attribuer la responsabilité du niveau supérieur de l'enseignement de la musique.

Il faut donner aux diplômes de musique français le même statut qu’à ceux délivrés par nos voisins européens.

Il n'existe en France que deux écoles de musique susceptibles de décerner un Master de musique, les deux Conservatoires Nationaux Supérieurs de Paris et de Lyon, dépendant du Ministère de la Culture. Il en existe trente en Allemagne, une dizaine en Suisse, et partout en Europe, en Amérique, en Asie... ces établissements décernent également des niveaux doctorats. C'est seulement en France que la musique n'a pas un accès raisonnable aux diplômes universitaires[1].

L’enseignement musical doit entrer à l’Université et suivre les règles de Bologne.

En France, l’enseignement avancé de la musique dépend essentiellement du Ministère de la Culture et non du Ministère de l’Enseignement Supérieur. Ceci freine les échanges entre étudiants et retarde la professionnalisation des jeunes diplômés.

En dehors des deux Conservatoires Nationaux Supérieurs, les autres écoles de musique dépendent des collectivités territoriales qui ne peuvent dépasser le niveau bac. C’est une décision administrative stupide et injuste !

Nous demandons que cette injustice préjudiciable à tous cesse !

Nous demandons que le diplôme délivré par les écoles de musique, appelé DEM, soit transformé en licence, quitte à lui ajouter des ECTS ou « credits », quitte à ce que le niveau de tous les DEM territoriaux soit contrôlé et équilibré.

Nous demandons que les diplômes des deux Conservatoires Nationaux soient réévalués en Master et Doctorat d’interprétation. L’entrée dans un de ces Conservatoires doit être équivalente à une licence. Toutes les matières doivent être réévaluées en ECTS ou « credits ».

Pour tenter de pallier le manque de reconnaissance du diplôme final des écoles territoriales ou DEM (Diplôme d'Etudes Musicales), il a été créé des Pôles Supérieurs pour mener à la licence. L'efficacité du système n'est pas prouvée : on a amputé des Conservatoires de Région au lieu de leur donner des moyens pour étoffer leur diplôme. De plus, la licence obtenue est en fait une licence de musicologie, non pas de musique. On exige de nous d’autres études, d’autres diplômes. Pourquoi ? Le travail du musicien n’est-il pas suffisamment intellectuel ?

Au nom de l’art que nous défendons et auquel nous consacrons toutes nos forces, nous trouvons ce mépris intolérable !

Écoutez-nous, nous ne réclamons rien d'illégitime, nous réclamons une reconnaissance qui nous permettra de devenir une vitrine internationale !

Pour plus d’information consultez l'article de la Lettre du Musicien n°499 parue en octobre 2017. 

[1] Il existe en bordure du système un master d’interprétation à Strasbourg et un master de musique ancienne à Poitiers.

 



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