
Ma fille fait partie de celles dont la vie a été profondément marquée. Derrière chaque procédure, chaque audience et chaque décision, il y a des victimes bien réelles qui continuent à vivre avec les conséquences de ce qu'elles ont subi.
Lorsque l'on parle de justice, de peines ou de libération, il ne faut jamais oublier les victimes et leurs proches.
Elles ne peuvent pas tourner la page aussi facilement.
Lorsqu'elles apprennent qu'une réduction de la durée totale d'incarcération peut résulter de mécanismes juridiques tels que la confusion des peines, beaucoup de victimes ressentent de l'incompréhension, de la colère et un sentiment d'abandon.
Les années passent, mais les traumatismes demeurent. Une peine a une fin. Pour de nombreuses victimes, les conséquences des violences subies durent toute une vie.
C'est pourquoi la voix des victimes doit être entendue et respectée dans le débat sur l'exécution des peines et la protection de la société. Nous avons lancé une pétition le 1er mai sur change.org/Karine pour que cela ne soit plus possible. Cela a suscité dans tout le pays une vague de soutien.
Le 16 juin, nous nous sommes rendus à l'Assemblée nationale. Nous avons été reçus par Laure Miller. Des échanges riches, constructifs et une promesse : celle de soumettre un amendement . Cet amendement additionnel à ete déposé le 3 juillet ,il sera sera voté lors de la Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la protection des enfants les 6 ou 7 juillet pour être intégré à la loi sur la protection des enfants que Monsieur le Premier ministre Sébastien Lecornu souhaite voir voter les 15 et 16 juillet.
Nous sommes si près de changer enfin un peu la loi. Merci à tous ceux qui se sont mobilisés mais j'ai encore besoin de vous. Envoyez la pétition à vos amis, votre famille, vos voisins.
Ensemble, encore un peu, pour protéger nos enfants et ceux des autres. Pensons collectivement.