Menace de disparition des kinésithérapeutes parisiens et des grandes métropoles

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        Pétition adressée à madame Agnès Buzyn, ministre de la santé
              Les kinésithérapeutes parisiens menacés de disparition

    La kinésithérapie serait-elle en passe de disparaître de Paris et des grandes métropoles ? La question est légitimement posée après la sérieuse mise en garde que les kinésithérapeutes parisiens ont reçu de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de Paris.

    Quel est l’objet de la discorde ? La pratique par une grande majorité de kinésithérapeutes d’un dépassement d’honoraire pourtant vital à la viabilité économique de leurs cabinets.


Ces derniers, signataires d’une convention nationale s’appliquant à tous quel que soit leur lieu d’exercice, sont dans la nécessité de répondre à trois exigences devenues parfaitement intenables économiquement :

   Le respect des honoraires imposés par la convention qu’ils ont signé ; ces honoraires sont en moyenne de 18€ par consultation et n’ont pas connu de réelle revalorisation depuis.... 2002.
   Pour 18€ bruts ils doivent ainsi assurer des séances individuelles de 30 minutes.
   La pratique de leur activité nécessite de recourir à des locaux dont la superficie leur permet de pratiquer des exercices de rééducation, mais les oblige aussi à réaliser de lourds investissements tant en matériel qu’en formation.

En l’état actuel des honoraires conventionnels, il ne leur reste, après déduction des charges incompressibles, qu’à peine plus de 4€ nets par séance. Une telle équation économique n’étant pas viable, les kinésithérapeutes parisiens n’ont pas eu d’autre choix que de mettre en place un système de dépassement d’honoraires leur permettant de vivre dignement de leur activité professionnelle.

Le directeur de la CPAM de Paris vient d’informer les kinésithérapeutes parisiens de son souhait de voir disparaitre cette pratique tarifaire, et veut imposer, aux professionnels de la rééducation, au nom de l’égalité de l’accès aux soins, d’appliquer « stricto sensu » les tarifs conventionnels.


Cette injonction, si elle était appliquée, conduirait au contraire à poser les bases d’un système totalement inégalitaire :

   Nombre de cabinets fermeront pour se délocaliser dans des zones péri-urbaines où le coût de l’immobilier est moindre.
   D’autres praticiens se déconventionneront pour maintenir un niveau de rémunération décent mais leurs traitements ne seront plus pris en charge par la sécurité sociale ni les mutuelles.

Nous nous dirigeons tout droit vers un naufrage sanitaire sans précédent. Paris pourrait devenir un désert médical dans lequel seuls les patients les plus riches pourraient avoir accès aux soins. La faillite d’un grand nombre de cabinets conduira inévitablement à des drames humains car derrière les professionnels de santé il y a des femmes et des hommes qui travaillent pour faire vivre leurs familles.

A travers cette pétition, les kinésithérapeutes en appellent au dialogue afin que leur profession soit reconsidérée et que les conditions de la survie de leurs cabinets soient pérennisées.

Unissons-nous, patients et professionnels de santé, pour défendre une médecine de qualité.

Association Collectif Kinés ACK

( anciennement KPC)

association@collectifkines.net



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