

Mise à jour du 06/11/2026
Le problème
1 191 signatures. Merci. Mais j’ai encore besoin de vous.
À vous, les 1 191 personnes qui avez signé cette pétition, à tous ceux qui l’ont partagée, à ceux qui en ont parlé autour d’eux et qui refusent de détourner les yeux : merci.
Derrière chacune de vos signatures, je vois un soutien. Quelqu’un qui refuse que les enfants victimes et leurs familles restent seuls face au silence.
Mais aujourd’hui, j’ai besoin de vous pour aller plus loin. J’ai besoin que cette pétition continue de circuler, que les témoignages se réunissent et que cette mobilisation grandisse.
Parce que pendant que l’attention retombe, les enfants et leurs familles continuent de vivre avec les conséquences.
Des rencontres, de la compassion… et ensuite ?
Dans mes précédentes publications, j’ai raconté mes démarches : une rencontre en face à face avec une élue, à Paris, au ministère de la Santé, puis des échanges téléphoniques avec deux ministres qui, selon ce qui m’a été indiqué, étaient mandatés par Emmanuel Macron.
J’ai exposé la situation. J’ai soumis des idées, des besoins, des propositions.
Qu’est-ce qui en est sorti, concrètement, pour moi et pour le projet que je défendais ?
De la compassion.
Pour le reste, je cherche encore.
Et je vais conserver mes mots : à mes yeux, cette compassion sans suite, c’est du foutage de gueule.
La compassion ne protège pas un enfant. Elle ne fait pas avancer une enquête. Elle ne soigne pas les blessures et ne répond pas aux questions d’un père.
Le 28 juillet 2026, j’écrivais : « Je ne sais toujours pas. »
Je ne savais toujours pas où en était réellement l’affaire concernant mon fils.
Derrière les procédures, les expertises, les courriers et les mois qui passent, il y a pourtant un enfant.
Mon enfant.
Et un père qui attend des réponses.
J’ai annoncé que je devais recevoir un dossier de plus de 500 pages. Ces pages, je compte les lire et les relire. Prendre le temps de comprendre, de rapprocher les éléments et de préparer la suite.
Cette suite, je la garde encore au chaud. Mais mon silence sur ce que je prépare ne signifie certainement pas que j’abandonne.
Un projet pour reconstruire, confronté au mur de la réalité
De cette épreuve était née une idée : créer un lieu pour accueillir les enfants victimes et leurs familles. Un endroit pour souffler, retrouver un peu de sécurité et commencer à reconstruire ce que la violence a détruit.
J’y ai consacré des mois. J’ai travaillé sur les budgets, cherché un lieu, frappé aux portes des banques, des institutions et de l’État.
Ce projet ne verra peut-être pas le jour sous la forme que j’avais imaginée.
Pourtant, les victimes sont toujours là. Les besoins aussi.
Entre les discours sur la protection de l’enfance et les moyens accordés à ceux qui essaient de construire quelque chose, le gouffre est écœurant.
Et Lyhanna ? Qui en parle encore avec la même force ?
Son histoire a bouleversé le pays. Il y a eu l’émotion, les déclarations, les engagements.
Après ce drame, Gérald Darmanin a demandé un réexamen des procédures concernant les violences sexuelles sur mineurs. Le ministère de la Justice annonçait, le 15 juillet 2026, que 69 626 dossiers avaient été revus, sur 85 047 plaintes recensées.
Très bien. Maintenant, je demande ce que cela change concrètement pour chaque enfant.
Où en sont les enquêtes ? Quelles protections ont été mises en place ? Quelles réponses les familles ont-elles reçues ?
J’ai le sentiment qu’on ne parle déjà plus de Lyhanna avec la même force. Et ce silence me révolte.
Je refuse que son prénom devienne celui d’un drame qu’on évoque quelques semaines avant de passer au suivant.
Et toute la puanteur de l’affaire Epstein ?
Là aussi, je refuse de m’habituer. Je refuse que l’accumulation des révélations finisse par nous rendre indifférents.
Ce que je demande, ce sont des enquêtes menées jusqu’au bout, des responsabilités établies et des comptes rendus aux victimes.
Aucune fonction, aucune fortune, aucune relation ne devrait permettre d’échapper à la justice.
Je veux que ces affaires restent des exigences de vérité et de justice, aussi longtemps que les victimes attendent des réponses.
160 000 enfants par an. Voilà ce que je refuse de laisser disparaître derrière les discours.
La CIIVISE rappelle que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Cela représente environ 438 enfants par jour. Elle résume cette réalité ainsi : un enfant victime d’un viol ou d’une agression sexuelle toutes les trois minutes.
Dans son bilan publié en juin 2026, elle indiquait également que seules trois des dix-sept mesures identifiées comme prioritaires en 2025 étaient pleinement effectives.
Voilà pourquoi les grandes annonces ne me suffisent plus.
Je veux des résultats que les enfants et leurs familles puissent constater dans leur vie.
On parle de récidive. Mais avant la récidive, il y a une première victime. Une première enfance abîmée. Et parfois plusieurs victimes avant qu’une condamnation intervienne.
Je veux qu’on mette autant d’énergie à empêcher cette première victime qu’à promettre des sanctions après le drame.
Écouter les enfants. Prendre les signalements au sérieux. Enquêter rapidement. Donner des moyens aux policiers, aux gendarmes, aux magistrats, aux éducateurs, aux soignants et aux associations. Contrôler réellement les personnes au contact des enfants. Accompagner les familles dans la durée.
Tout cela doit fonctionner avant qu’un nouveau prénom fasse la une.
J’ai besoin de vous. Maintenant.
Je vous demande de continuer à signer et à partager cette pétition, même si vous l’avez déjà fait.
Je souhaite aussi réunir des témoignages écrits, datés et signés, accompagnés des pièces disponibles, pour constituer un dossier collectif solide. Les documents sensibles doivent être transmis dans un cadre confidentiel, en protégeant l’identité des enfants.
Je veux que les faits soient documentés, que les démarches restent traçables et que les familles puissent faire entendre ce qu’elles traversent.
Je refuse de monter un dossier qui dormira dix ou quinze ans avant de devenir un scandale dans les journaux, suivi d’un ministre qui découvrira soudain l’urgence.
À l’approche de 2027, préparons-leur un joli cadeau de bienvenue : nos témoignages, nos pièces, nos questions et une mobilisation qu’ils devront regarder en face. Cela nous laisse 6 mois....
Je suis fatigué des discours. Fatigué de la compassion sans suite. Fatigué de voir l’urgence disparaître avec les caméras.
Je ne demande aucun privilège. Je ne demande aucune condamnation sans enquête ni procès.
Je demande que la parole des enfants soit entendue, que les faits soient examinés et que les familles obtiennent des réponses.
Mon projet de refuge s’est peut-être heurté à un mur.
Mon combat, lui, continue.
Merci aux 1 191 signataires. Merci pour chaque partage et chaque soutien. J’ai encore besoin de vous : faites circuler cette pétition et aidez-moi à faire entendre les enfants que le silence est en train d’ensevelir.

1 210
Le problème
1 191 signatures. Merci. Mais j’ai encore besoin de vous.
À vous, les 1 191 personnes qui avez signé cette pétition, à tous ceux qui l’ont partagée, à ceux qui en ont parlé autour d’eux et qui refusent de détourner les yeux : merci.
Derrière chacune de vos signatures, je vois un soutien. Quelqu’un qui refuse que les enfants victimes et leurs familles restent seuls face au silence.
Mais aujourd’hui, j’ai besoin de vous pour aller plus loin. J’ai besoin que cette pétition continue de circuler, que les témoignages se réunissent et que cette mobilisation grandisse.
Parce que pendant que l’attention retombe, les enfants et leurs familles continuent de vivre avec les conséquences.
Des rencontres, de la compassion… et ensuite ?
Dans mes précédentes publications, j’ai raconté mes démarches : une rencontre en face à face avec une élue, à Paris, au ministère de la Santé, puis des échanges téléphoniques avec deux ministres qui, selon ce qui m’a été indiqué, étaient mandatés par Emmanuel Macron.
J’ai exposé la situation. J’ai soumis des idées, des besoins, des propositions.
Qu’est-ce qui en est sorti, concrètement, pour moi et pour le projet que je défendais ?
De la compassion.
Pour le reste, je cherche encore.
Et je vais conserver mes mots : à mes yeux, cette compassion sans suite, c’est du foutage de gueule.
La compassion ne protège pas un enfant. Elle ne fait pas avancer une enquête. Elle ne soigne pas les blessures et ne répond pas aux questions d’un père.
Le 28 juillet 2026, j’écrivais : « Je ne sais toujours pas. »
Je ne savais toujours pas où en était réellement l’affaire concernant mon fils.
Derrière les procédures, les expertises, les courriers et les mois qui passent, il y a pourtant un enfant.
Mon enfant.
Et un père qui attend des réponses.
J’ai annoncé que je devais recevoir un dossier de plus de 500 pages. Ces pages, je compte les lire et les relire. Prendre le temps de comprendre, de rapprocher les éléments et de préparer la suite.
Cette suite, je la garde encore au chaud. Mais mon silence sur ce que je prépare ne signifie certainement pas que j’abandonne.
Un projet pour reconstruire, confronté au mur de la réalité
De cette épreuve était née une idée : créer un lieu pour accueillir les enfants victimes et leurs familles. Un endroit pour souffler, retrouver un peu de sécurité et commencer à reconstruire ce que la violence a détruit.
J’y ai consacré des mois. J’ai travaillé sur les budgets, cherché un lieu, frappé aux portes des banques, des institutions et de l’État.
Ce projet ne verra peut-être pas le jour sous la forme que j’avais imaginée.
Pourtant, les victimes sont toujours là. Les besoins aussi.
Entre les discours sur la protection de l’enfance et les moyens accordés à ceux qui essaient de construire quelque chose, le gouffre est écœurant.
Et Lyhanna ? Qui en parle encore avec la même force ?
Son histoire a bouleversé le pays. Il y a eu l’émotion, les déclarations, les engagements.
Après ce drame, Gérald Darmanin a demandé un réexamen des procédures concernant les violences sexuelles sur mineurs. Le ministère de la Justice annonçait, le 15 juillet 2026, que 69 626 dossiers avaient été revus, sur 85 047 plaintes recensées.
Très bien. Maintenant, je demande ce que cela change concrètement pour chaque enfant.
Où en sont les enquêtes ? Quelles protections ont été mises en place ? Quelles réponses les familles ont-elles reçues ?
J’ai le sentiment qu’on ne parle déjà plus de Lyhanna avec la même force. Et ce silence me révolte.
Je refuse que son prénom devienne celui d’un drame qu’on évoque quelques semaines avant de passer au suivant.
Et toute la puanteur de l’affaire Epstein ?
Là aussi, je refuse de m’habituer. Je refuse que l’accumulation des révélations finisse par nous rendre indifférents.
Ce que je demande, ce sont des enquêtes menées jusqu’au bout, des responsabilités établies et des comptes rendus aux victimes.
Aucune fonction, aucune fortune, aucune relation ne devrait permettre d’échapper à la justice.
Je veux que ces affaires restent des exigences de vérité et de justice, aussi longtemps que les victimes attendent des réponses.
160 000 enfants par an. Voilà ce que je refuse de laisser disparaître derrière les discours.
La CIIVISE rappelle que 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles chaque année en France. Cela représente environ 438 enfants par jour. Elle résume cette réalité ainsi : un enfant victime d’un viol ou d’une agression sexuelle toutes les trois minutes.
Dans son bilan publié en juin 2026, elle indiquait également que seules trois des dix-sept mesures identifiées comme prioritaires en 2025 étaient pleinement effectives.
Voilà pourquoi les grandes annonces ne me suffisent plus.
Je veux des résultats que les enfants et leurs familles puissent constater dans leur vie.
On parle de récidive. Mais avant la récidive, il y a une première victime. Une première enfance abîmée. Et parfois plusieurs victimes avant qu’une condamnation intervienne.
Je veux qu’on mette autant d’énergie à empêcher cette première victime qu’à promettre des sanctions après le drame.
Écouter les enfants. Prendre les signalements au sérieux. Enquêter rapidement. Donner des moyens aux policiers, aux gendarmes, aux magistrats, aux éducateurs, aux soignants et aux associations. Contrôler réellement les personnes au contact des enfants. Accompagner les familles dans la durée.
Tout cela doit fonctionner avant qu’un nouveau prénom fasse la une.
J’ai besoin de vous. Maintenant.
Je vous demande de continuer à signer et à partager cette pétition, même si vous l’avez déjà fait.
Je souhaite aussi réunir des témoignages écrits, datés et signés, accompagnés des pièces disponibles, pour constituer un dossier collectif solide. Les documents sensibles doivent être transmis dans un cadre confidentiel, en protégeant l’identité des enfants.
Je veux que les faits soient documentés, que les démarches restent traçables et que les familles puissent faire entendre ce qu’elles traversent.
Je refuse de monter un dossier qui dormira dix ou quinze ans avant de devenir un scandale dans les journaux, suivi d’un ministre qui découvrira soudain l’urgence.
À l’approche de 2027, préparons-leur un joli cadeau de bienvenue : nos témoignages, nos pièces, nos questions et une mobilisation qu’ils devront regarder en face. Cela nous laisse 6 mois....
Je suis fatigué des discours. Fatigué de la compassion sans suite. Fatigué de voir l’urgence disparaître avec les caméras.
Je ne demande aucun privilège. Je ne demande aucune condamnation sans enquête ni procès.
Je demande que la parole des enfants soit entendue, que les faits soient examinés et que les familles obtiennent des réponses.
Mon projet de refuge s’est peut-être heurté à un mur.
Mon combat, lui, continue.
Merci aux 1 191 signataires. Merci pour chaque partage et chaque soutien. J’ai encore besoin de vous : faites circuler cette pétition et aidez-moi à faire entendre les enfants que le silence est en train d’ensevelir.

Voix de signataires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 8 mars 2026