Pétition fermée

Contre la hausse des droits de scolarité à l'Institut Mines-Telecom et pour le maintien de la subvention de l'Etat

Cette pétition avait 2 150 signataires


Hausse vertigineuse des frais de scolarité dans l'enseignement supérieur : l'ascenseur social... à péage.

Signez la pétition contre la hausse des droits de scolarité à l’Institut Mines-Telecom

La Direction Générale de L’Institut Mines-Télécom (IMT) a récemment annoncé une hausse drastique et sans précédent des droits de scolarité de ses Écoles pour la rentrée 2014. L’arrêté ministériel publié le 23 décembre prévoit une hausse de 1000 € (+118%) pour les étudiants européens et de 3000 € (+353%) pour les étudiants étrangers hors convention inter-établissement. Ni les représentants des élèves, ni ceux du personnel n’ont été consultés. Il en a été de même pour les étudiants des classes préparatoires, les premiers concernés.

Comme on peut l’observer dans d’autres établissements, cette hausse n’augmentera pas les moyens de nos Écoles puisqu’elle s’articule à une baisse de la subvention de l’État. Elle fait au contraire reposer en partie sur les familles la prise en charge du service public de l’enseignement supérieur alors que sa gratuité est un principe constitutionnel.

Augmenter les droits de scolarité renforce les inégalités en ajoutant une discrimination fondée sur l'argent alors que nos Écoles souffrent déjà d'un manque de diversité sociale. Pour une famille populaire, le coût de la vie d’un étudiant, mais aussi une forme d’autocensure rendent déjà difficile l’accès aux études supérieures.  Les boursiers seront certes exonérés, mais les classes moyennes les moins aisées paieront l’intégralité des frais (des revenus nets imposables supérieurs à 33100€/an ne donnent en général pas droit à une bourse). L'augmentation des droits de scolarité accroîtra leur endettement (pour mémoire, les étudiants américains cumulent 1000 milliards de dollars de dettes). Doit-on vraiment faire reposer le budget des Écoles sur leur capacité à recruter des étudiants de familles riches ?

L'enseignement supérieur manque de moyens (la part de la dépense nationale qui lui est dévolue rapportée au PIB est faible et en diminution). Ce n'est pas aux familles d'en payer la facture ! Si l’on pense que l’économie française a besoin de plus d’ingénieurs, si l'enseignement supérieur est considéré comme une priorité nationale, alors il doit être financé par la nation via un impôt redistributif. Ainsi, les étudiants bénéficiant d’un salaire confortable à la sortie de l’École pourront participer, à hauteur de leurs revenus, à l’effort national.

Les élèves ingénieurs ne sont pas des « privilégiés ». Ils bénéficient certes d’une dépense par étudiant plus importante qu’à l’Université, mais la faiblesse du financement des universités ne doit pas servir de prétexte à un nivellement par le bas de l'engagement de l'Etat dans l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur.

Par ailleurs, l’augmentation différenciée des droits pour les étudiants étrangers est une mesure discriminatoire qui feint d’oublier l’apport des ingénieurs étrangers à la richesse nationale.

 

Considérant l’importance de l’enseignement supérieur en général, et des formations d’ingénieurs en particulier, pour notre pays,

Considérant notre attachement à un enseignement supérieur gratuit,

Au nom d’un égal accès aux études supérieures et au nom de la diversité sociale,

Nous demandons :

1)   Le retrait de l’arrêté du 23 décembre 2013 modifiant l'arrêté du 27 juillet 2004 fixant le montant des droits de scolarité dans les Écoles de l'Institut Mines-Télécom.

2)   Le maintien de la subvention de l’État à l’Institut Mines-Telecom.

 

Collectif IMT contre la hausse des droits de scolarité (ouvert aux élèves, personnels, jeunes chercheurs, anciens élèves de l’Institut Mines-Telecom).

 



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Marceau COUPECHOUX a besoin de votre aide pour sa pétition “Ministre du Redressement Productif (Industrie): Contre la hausse des droits de scolarité à l'Institut Mines-Telecom et pour le maintien de la subvention de l'Etat”. Rejoignez Marceau et 2 149 signataires.