ALERTE SUR UN SCANDALE SANITAIRE : LES BENZODIAZEPINES ET LEUR PRESCRIPTION INCONTROLEE

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Vous avez peut-être pris, ou connaissez une personne qui a pris ou prend une des molécules ci-dessous :
Lexomil, Valium, Lysanxia, Temesta, Rivotril, Xanax, Tranxène, Restoril, Nordaz, Urbanyl, Seresta, Mogadon, Havlane... et parmi les somnifères : Imovane, Stilnox…


Leur point commun ? Ce sont des benzodiazépines (ou molécules apparentées). 


Autre point commun : elles sont hautement addictives, neurotoxiques, et malgré cela, prescrites sans prudence et sans contrôle, à travers le monde. 


A l’arrêt, une majorité d’individus aura à souffrir un syndrome de sevrage (apparition de symptômes liés à l’arrêt du médicament). Il faut savoir que le syndrome de sevrage aux benzodiazépines est particulièrement problématique en raison de son extrême gravité potentielle, et de sa durée. 

Sa gravité potentielle : l’arrêt des benzodiazépines a pour conséquence l’apparition, chez un grand nombre de patients, d’un nombre parfois effarant de symptômes, qui relèvent de domaines distincts (cognitifs, psychiques, cardiaques, sensoriels, musculaires, respiratoires, endocriniens, digestifs, etc.), tous régis par le cerveau. Cumulés, ils peuvent être la cause d'un handicap énorme et de souffrances considérables, durables, et parfois : définitives.

L’intensité des symptômes est telle que de nombreux patients développent un syndrome de stress post-traumatique à l’occasion du sevrage. De nombreux patients décrivent leur expérience comme une torture physique et psychique (1).


Sa durée : la durée moyenne du syndrome de sevrage aux benzodiazépines dépasse largement celle de toutes les drogues illégales : il est aujourd’hui admis qu’une minorité significative de patients - 10 à 15% - aura à souffrir de symptômes prolongés, des années après l'arrêt, ou de manière définitive (2).

Ceci, pour un traitement médicamenteux “classique”, délivré sur prescription !


De nombreuses études associent désormais la consommation prescrite des benzodiazépines et la majoration du risque de survenue de la maladie d’Alzheimer (3). Que malgré cela, aucune mesure de contrôle radical de la prescription de ces molécules n’ait été mise en œuvre laisse perplexe.

 
Cette catastrophe sanitaire est d'autant plus regrettable que les benzodiazépines ne sont plus efficaces dans le traitement de l'anxiété ou de l'insomnie après quelques semaines de prise (4), le patient développant rapidement une tolérance à leurs effets anxiolytiques et hypnotiques en cas de prises répétées. Malgré cela, si le patient s'avise d'arrêter son traitement, il devra la plupart du temps faire face à des symptômes violents. Il faut bien comprendre que ces symptômes, parmi lesquels on rencontre souvent un rebond d’anxiété, ou d’insomnie (à des niveaux souvent beaucoup plus importants que ceux qui ont motivé la prescription) ne sont pas le retour de la maladie initiale, contre laquelle la benzodiazépine serait efficace ; il s’agit désormais de la manifestation du syndrome de sevrage – et de l’incapacité du cerveau à fonctionner normalement sans benzodiazépines. 

Pour certains, cette incapacité est transitoire. Pour d’autres, elle sera permanente !

Né en 2016, à l'initiative de Wayne DOUGLAS (Nouvelle-Zélande) et Barry HASLAM (Grande-Bretagne), le mouvement international W-BAD (World Benzodiazepine Awareness Day) a vocation à fédérer les forces citoyennes autour de cette problématique. Le 11 juillet de chaque année, W-BAD appelle à des actions de mobilisation et de sensibilisation du grand public et des professionnels de santé, sur les dangers des benzodiazépines.


Le 11 juillet prochain, participez, vous aussi, à ce mouvement : en faisant circuler cette pétition au maximum, en visionnant le documentaire ci-dessous, ou les compilations de témoignage vidéo ; en parlant autour de vous de cette problématique, et en demandant, à travers la signature de cette pétition, que les autorités publiques prennent enfin leurs responsabilités sur ce qui s’annonce comme un des plus grands scandales sanitaires du XXIème siècle.

 
L’ampleur du problème (complexité du problème, importance de la population concernée) est telle que les mesures à envisager sont trop nombreuses pour être détaillées ici. Cependant, on peut envisager une énumération rapide de certaines mesures, pour la plupart immédiatement applicables :

1. limitation drastique des primo-prescriptions de benzodiazépines (prescriptions initiales) ; il faut savoir que, par des mesures d’encadrement strict (datant de 2011 et 2012) l’AFSSAPS (aujourd’hui ANSM) a obtenu une réduction drastique des prescriptions de RIVOTRIL (clonazepam) : diminution de plus de 84 % des prescriptions de clonazepam entre 2010 et 2015 (0,9 million de boîtes de clonazepam vendues en 2015 contre 5,9 million en 2010). Autrement dit, les autorités sanitaires savent très bien comment faire pour obtenir la réduction drastique des prescriptions d'un médicament dangereux. Il est donc plus que temps que des mesures semblables soient prises pour toutes les benzodiazépines, au niveau des PRIMO-PRESCRIPTIONS ; avec des objectifs chiffrés, datés (par exemple : un plan quinquennal) et très ambitieux.

2. vérifier que les risques associés à un sevrage brutal sont rappelés à chaque communication sur le sujet ; les mesures d’encadrement et de réduction de la prescription des benzodiazépines ne doivent pas conduire à des sevrages brutaux ou imposés, contre leur volonté, à des patients désireux de poursuivre leur traitement de benzodiazépine ; c’est pourquoi les efforts principaux devront peser sur les prescriptions initiales, le syndrome de sevrage étant trop complexe et trop dangereux pour que des mesures de réduction des prescriptions en cours puissent être évoquées sans de multiples précautions.

3. obtenir que soit exigé, pour chaque prescription, le consentement éclairé des patients sur les risques de court, moyen et très long terme associés à une utilisation chronique des benzodiazépines (voir plus haut) ;

4. aligner la durée maximale de traitement sur la réglementation en vigueur aux Etats-Unis (2 à 4 semaines maximum, contre 12 semaines actuellement en France) ; cette mesure, qui peut immédiatement faire l'objet d'un projet de loi, serait par ailleurs un signal symbolique fort à envoyer à toute la communauté médicale ;

5. demander la reconnaissance du syndrome de sevrage prolongé aux benzodiazépines, affection multiforme et extrêmement invalidante, et sa prise en charge par l'assurance maladie ; informer et sensibiliser les médecins prescripteurs à cette maladie iatrogène d'une extrême gravité ; demander au législateur la mise en place d'un fonds d'indemnisation des victimes des benzodiazépines.

6. demander la formation des médecins aux méthodes de sevrage lent et par substitution. Le manuel Ashton (5) devrait être mis entre toutes les mains à la faculté de médecine !

7. précision capitale, enfin : nous souhaitons que la diminution des benzodiazépines ne conduise pas à une augmentation des autres prescriptions de psychotropes, aux effets tout aussi dévastateurs (voir les syndromes de sevrage aux antidépresseurs (6) qui de même peuvent précipiter les patients dans une vie de souffrance et d’atteintes neurologiques chroniques ou définitives, pour laquelle ils ne reçoivent, là encore, aucune aide, ni aucune reconnaissance médicale ; voir les effets secondaires horrifiants des neuroleptiques, « dits de nouvelle génération », dont la prescription se répand peu à peu, comme une traînée de poudre, en remplacement des benzodiazépines ; etc.). 


Un RAPPEL A LA RAISON face à l’exceptionnelle dérive constatée dans ces prescriptions déraisonnables s’impose d’urgence.

Signez la pétition, pour en faire un RAPPEL COLLECTIF !

(1) Le professeur de médecine C. Heather Ashton, D.M., F.R.C.P., (Emeritus Professor of Psychopharmacology, Academic Psychiatry, Wolfson Research Centre, Royaume-Uni) utilise le mot « agony » pour décrire le calvaire que certains patients ont à vivre lors du sevrage (The Benzodiazepine Medical Disaster, Shane Kenny, film documentaire, 2016) : ressource : https://www.youtube.com/watch?v=xchp6FFn1sc

(2) Lader MB, Morton SV. A pilot study of the effects of flumazenil on symptoms persisting after benzodiazepine withdrawal. Jpsychopharmacol. 1992 ; 6 : 19-28. ; Tyrer P. The benzodiazepine post-withdrawal syndrome. Stress Medicine 1991 ; 7 : 1-2. ; Ashton H. Protracted withdrawal from benzodiazepines : The post-withdrawal syndrome. Psych Ann 1995a ; 25 : 174-9.

(3) Sur l’association positive entre consommation de benzodiazépines et majoration du risque de survenue de la maladie d’Alzheimer : Lagnaoui et al., Journal of Clinical Epidemiology, 2001 ; Wu et al., American Journal of Geriatric Psychiatry, deux publications : en 2009 et 2012. Gallaher and al., Journal of Epidemiology and Community Health, 2011 ; Pr Bégaud et Pr J-F. Dartigues, enquête PAQUID publiée au BMJ, 2012 ; S. Billioti de Gage, Unité INSERM, British Medical Journal, 2014 ; Gomm et al., Journal of Alzheimer’s disease, 2016 ; Shash et al., Alzheimer’s and Dementia, 2016.


(4) Folia Pharmaceutica, Centre Belge d'Information Pharmacothérapeutique, CBIP, octobre 2002 : « Presque toutes les études contrôlées par placebo indiquent que les benzodiazépines sont plus efficaces que le placebo pendant la première semaine de traitement. A partir de la deuxième semaine, il n'y a par contre plus de différence significative ».

(5) Pr C. Heather ASHTON DM, FRCP, 2002, les benzodiazépines : comment agissent-elles et comment s'en sevrer ?

Lien vers le manuel traduit en français :

 https://benzo.org.uk/freman/index.htm

(6) Ceci alors même que, pour un grand nombre d’antidépresseurs couramment prescrits à l’heure actuelle, le rapport bénéfice / risque n’est, selon la revue Prescrire, pas en faveur de la prescription : à éviter, les antidépresseurs connus sous les noms commerciaux de Seropram, Seroplex, Cymbalta, Stablon, Effexor, Ixel, Valdoxan, compte tenu de la gravité des risques encourus et de leur « efficacité modeste » (Pour mieux soigner, des médicaments à écarter, Prescrire, 2018). Risquer un syndrome de sevrage prolongé aux antidépresseurs pour une efficacité modeste ? Ici encore, on comprend bien la nécessité, moralement impérative, de recueillir le consentement éclairé des patients avant toute première prescription !


Ressources vidéo : 
. The Benzodiazepine Medical Disaster, Shane Kenny, film documentaire :
https://www.youtube.com/watch?v=xchp6FFn1sc
. World Benzodiazepine Awareness Day 2016 : témoignages des victimes à travers le monde (trois vidéos) :
Vidéo 1 : https://www.youtube.com/watch?v=ZN7Ck4yzl4g&t=93s
Vidéo 2 : https://www.youtube.com/watch?v=y1FrgpK7qUI&t=367s
Vidéo 3 : https://www.youtube.com/watch?v=XXSx1ggH4W8&t=695s

 Informations sur l'organisation W-BAD : http://w-bad.org/

 



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