Prendre en compte les suppléances pour le reclassement des maîtres contractuels remplaçants

Le problème

Selon le Décret n°51-1423 du 5 décembre 1951 portant règlement d'administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l'ancienneté du personnel nommé dans l'un des corps de fonctionnaires de l'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale, les services de maître délégué dans le 1er degré sont considérés comme des services de catégorie B non titulaire, et sont pris en compte dans le reclassement à un taux de 0% pour des services cumulés inférieurs à 7 ans.

Pourtant enseigner est une vocation. Actuellement, pour devenir enseignant titulaire, il faut obtenir un Master (bac+5) et un concours, et réussir une année de stage. Il faut beaucoup de volonté et de persévérance. D'abnégation. De patience. D'envie de transmettre et d'accompagner les futurs citoyens de la République. Malgré le peu de reconnaissance de la société actuelle.

En laissant en vigueur un texte des années 50, le Ministère fait preuve d'un manque de reconnaissance envers certaines catégories d'enseignants.

Exemple de ma ma propre expérience :

Après une reconversion professionnelle, je me destinais à l'enseignement. En attendant de décrocher le concours, j'ai effectué de nombreux remplacements en tant que professeur des écoles, dans le privé. Pendant presque trois ans, j'ai travaillé dans tous les niveaux (maternelle au CM2), remplaçant au pied levé des enseignants en formation, en arrêt maladie ou en congé maternité. Lors de ma dernière expérience, plus délicate, j'ai remplacé une enseignante de grande section maternelle qui venait de décéder.

Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche doit certainement être reconnaissant du travail des enseignants remplaçants, force vive qui permet de contribuer au bon déroulement de l'année scolaire pour les élèves de la République.

J'ai finalement été reçu au concours de Lettres modernes et vient de terminer mon année de stage en tant que professeur de français dans le second degré, toujours dans le privé. Je suis ravi et toujours convaincu d'avoir trouvé ma vocation.

Cependant, lors de mon reclassement, aux éléments que j'ai fourni, au regard du décret de 1951, il m'a été répondu par le Rectorat que « la prise en compte de (mes) services antérieurs à (ma) prise de fonction en qualité d'enseignant stagiaire revient donc à un report d'ancienneté de 1 an 7 mois et 16 jours à un taux de 0%, soit 0 jours. »

C'est un peu comme si cela ne comptait pas. Ce n'est pas qu'une question pécuniaire, c'est une question d'équité, pour tous les enseignants.

Je demande ainsi qu'une évolution de cette Loi obsolète rétablisse la prise en compte de toutes les années d'expérience dans l'enseignement pour tous les collègues enseignants. Pour mon cas personnel, au regard du préjudice subi, je demande cette prise en compte dans mon reclassement avec effet rétroactif.

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scudieri FRANCKLanceur de pétition
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Le problème

Selon le Décret n°51-1423 du 5 décembre 1951 portant règlement d'administration publique pour la fixation des règles suivant lesquelles doit être déterminée l'ancienneté du personnel nommé dans l'un des corps de fonctionnaires de l'enseignement relevant du ministère de l'éducation nationale, les services de maître délégué dans le 1er degré sont considérés comme des services de catégorie B non titulaire, et sont pris en compte dans le reclassement à un taux de 0% pour des services cumulés inférieurs à 7 ans.

Pourtant enseigner est une vocation. Actuellement, pour devenir enseignant titulaire, il faut obtenir un Master (bac+5) et un concours, et réussir une année de stage. Il faut beaucoup de volonté et de persévérance. D'abnégation. De patience. D'envie de transmettre et d'accompagner les futurs citoyens de la République. Malgré le peu de reconnaissance de la société actuelle.

En laissant en vigueur un texte des années 50, le Ministère fait preuve d'un manque de reconnaissance envers certaines catégories d'enseignants.

Exemple de ma ma propre expérience :

Après une reconversion professionnelle, je me destinais à l'enseignement. En attendant de décrocher le concours, j'ai effectué de nombreux remplacements en tant que professeur des écoles, dans le privé. Pendant presque trois ans, j'ai travaillé dans tous les niveaux (maternelle au CM2), remplaçant au pied levé des enseignants en formation, en arrêt maladie ou en congé maternité. Lors de ma dernière expérience, plus délicate, j'ai remplacé une enseignante de grande section maternelle qui venait de décéder.

Le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche doit certainement être reconnaissant du travail des enseignants remplaçants, force vive qui permet de contribuer au bon déroulement de l'année scolaire pour les élèves de la République.

J'ai finalement été reçu au concours de Lettres modernes et vient de terminer mon année de stage en tant que professeur de français dans le second degré, toujours dans le privé. Je suis ravi et toujours convaincu d'avoir trouvé ma vocation.

Cependant, lors de mon reclassement, aux éléments que j'ai fourni, au regard du décret de 1951, il m'a été répondu par le Rectorat que « la prise en compte de (mes) services antérieurs à (ma) prise de fonction en qualité d'enseignant stagiaire revient donc à un report d'ancienneté de 1 an 7 mois et 16 jours à un taux de 0%, soit 0 jours. »

C'est un peu comme si cela ne comptait pas. Ce n'est pas qu'une question pécuniaire, c'est une question d'équité, pour tous les enseignants.

Je demande ainsi qu'une évolution de cette Loi obsolète rétablisse la prise en compte de toutes les années d'expérience dans l'enseignement pour tous les collègues enseignants. Pour mon cas personnel, au regard du préjudice subi, je demande cette prise en compte dans mon reclassement avec effet rétroactif.

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scudieri FRANCKLanceur de pétition

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Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
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Pétition lancée le 13 août 2015