Michelin, rends l'argent ! Stop aux délocalisations et au vol de l'argent public !

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Michelin, rends l’argent ! Stop aux délocalisations et au vol de l’argent public !

En 1982, Michelin employait 28 000 personnes à Clermont-Ferrand, ce chiffre a chuté à 11 000 en 2016. Presque 2/3 des emplois Michelin ont déjà disparu du bassin clermontois !

L’hémorragie est loin d’être terminée. Elle a d’abord concerné les unités de production ; elle attaque désormais les emplois administratifs. Depuis 2016, près de 700 postes ont déjà été délocalisés vers des pays membres du marché unique européen (Pologne, Roumanie, Espagne) ou encore en Inde. En 2018, Michelin a annoncé la délocalisation de 105 postes supplémentaires (65 CDI et 40 CDD et intérimaires) du service logistique vers la Roumanie. Un « plan de départ volontaire » prévoit la suppression de 970 postes sur le site clermontois de l’entreprise.

Pourtant, la situation financière de Michelin est plus que confortable : en 2017, les profits de l’entreprise atteignaient 1,7 milliards d’euros (soit une hausse de 1,4%) ; les actionnaires ont empoché 584 millions d’euros de dividendes.

Pourtant, la même année, Michelin a touché 70 millions d’euros de fonds publics grâce au CICE mis en place par F. Hollande et pérennisé par E. Macron (dont 40 millions d’euros pour les sites clermontois). A cela s’ajoutent 900 000 euros d’abattement fiscal accordé par l’agglomération Clermontoise et la majorité PS/droite d’O. Bianchi.

Michelin détruit des emplois, profitant des règles absurdes de la concurrence « libre et non faussée » mise en œuvre par les traités européens, et volant l’argent public.

Michelin est loin d’être un cas isolé. A Gerzat (63), ce sont les 136 emplois de l’usine Luxfer qui sont menacés. A Mazeyrat-d’Allier (43), 82 emplois sont en passe d’être supprimés, et l’usine Copirel (matelas Bultex) fermée.

Ces délocalisations massives sont une catastrophe sociale et écologique. Ça suffit comme ça !

Nous demandons :

  • L’abandon des plans de délocalisation et de suppression de postes prévus par Michelin.
  • La restitution des fonds publics touchés par Michelin en 2017.
  • La suppression du CICE et le redéploiement de ces fonds pour le soutien aux PME/TPE, à la transition écologique et aux services publics.
  • La fin de la mise en concurrence absurde des travailleurs européens entre eux et l’harmonisation fiscale, sociale et environnementale en Europe.

L’intérêt général doit primer sur l’intérêt particulier des plus riches. Il est temps de partager les richesses, de lutter contre l’hémorragie industrielle et de retrouver le chemin du progrès humain en France et en Europe.

Romain Dureau, candidat France insoumise aux élections européennes du 26 mai 2019