Petition updateCollectif des Mutualistes Inquiets par le projet de scission du Crédit Mutuel ArkeaLe Collectif des Mutualistes Bretons dénonce le discours lénifiant de la Direction d’Arkea
Collectif des Mutualistes Bretons Inquiets du CMB
31 oct. 2018

En effet, on ne voit pas comment elle peut benoîtement affirmer (Ouest France du 18 octobre 2018) que (sic) « son projet est en bonne voie » alors que par lettre du 5 octobre 2018 (cliquez sur le lien), les autorités de tutelle, l’ACPR et la BCE (Banque de France et Banque Centrale Européenne) lui ont clairement exprimé l’insuffisance des réponses faites aux demandes de précisions sur le projet, reprenant ainsi celles déjà exprimées lors d’un premier courrier adressé en juillet dernier.

https://we.tl/t-CWJbBjBPHn

Non seulement les autorités réitèrent dans ce nouveau courrier le manque de précisions sur le projet, les moyens, notamment la capacité de financement, mais en plus, il précise que l’examen du projet lui-même ne pourra débuter qu’une fois qu’elles auront obtenu une réponse satisfaisante à leurs demandes.

Elles précisent aussi que le Crédit Mutuel Arkéa ne peut en aucun cas tenter une sortie désordonnée du Crédit Mutuel sans leur accord.

La même correspondance précise, par ailleurs, que les remarques que les autorités pourront faire devront être également diffusées à tous ceux qui auront à décider de la suite à donner, c’est-à-dire ceux qui auront naturellement à voter.

Dans ces conditions, le Collectif s’étonne que la direction du Crédit Mutuel Arkéa cache ainsi l’état de la réalité de l’évaluation de son dossier. Pour sa part, le Collectif considère que les sociétaires, les administrateurs à tous les niveaux tout autant que les déposants, ont le droit de connaître les risques que l’aventure engagée par l’actuelle direction fait courir à leurs avoirs.

Compte-tenu de l’importance pour la Région, l’Ouest et le nombre de ceux qui lui font confiance ou travaillent avec le Crédit Mutuel Arkéa, le Collectif considère qu’il est d’intérêt général et public que chacun ait le droit de savoir où en est la situation, le positionnement des uns et des autres et notamment des autorités, plutôt que d’être abreuvé de discours mensongers ou être soumis aux agressions des envoyés de la direction lors des réunions d’information, comme celles de Morlaix et de Rennes et de Lorient en ont été de déplorables illustrations.

S’il le faut, une nouvelle fois, le Collectif prendra ses responsabilités pour que tout un chacun puisse accéder à ce niveau d’information avant qu’une nouvelle opération de vote à la hussarde soit, une nouvelle fois, engagée avec les conséquences désastreuses qui s’en suivraient.

Pour le Collectif et par ordre
Michel Duthoit

 

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