
Comme en fait effectivement mention un site régional bien connu dont nous reproduisons la photo du dernier edito ci dessus....une sortie aussi compliquée que le Brexit....
En effet, depuis juillet, des autorités financières françaises et européennes jusqu'aux publications économiques en passant par les agences de notation, cela n'arrête pas.
De partout, on met en garde les responsables, on les adjure d'informer des risques les administrateurs et les sociétaires, on souligne les dangers pour les avoirs et la crédibilité en cas de désaffiliation.
Pour accéder à ces informations à ces informations difficiles à trouver dans les publications de la direction actuelle quand elles ne sont pas carrément détournées, chacun peut suivre le chrono que le Collectif tien en suivant le lien suivant
https://dres.fr/wp-breves/chrono-cmb-arkea/
Une fois dans la page, il suffit d'entrer dans le tableau et de cliquer sur n'importe quel document pour en prendre connaissance. On peut même le télécharger après l'avoir lu si on veut.
Ci-après, le communiqué du Collectif du 2 septembre faisant le point de ces mises en garde et risques à ce jour qu'on peut aussi
« Mais à part ça, Madame la Marquise, tout va très bien… »
"A l’instar de la chanson tragicomique en vogue, mais hélas prémonitoire, de 1936, la présentation que la direction actuelle d’Arkea fait de ses résultats du 1er semestre, rendus publics conformément à la réglementation, est surréaliste.
Si on peut reconnaître son autisme habituel lorsqu’elle s’attribue et s’auto-félicite de ses bons résultats sans aucune considération de l’appui, de la notoriété comme des moyens de sa confédération, force est de constater que sa présentation des risques liés à son projet de désaffiliation, pour la première fois reconnus, laisse pantois.
Alors que le dernier courrier des autorités de tutelle la mettait en demeure d’en faire enfin état, elle s’attribue sans vergogne leur publication à son seul souci de transparence....Ne s’y laissent naturellement prendre que ceux qui ne veulent voir ni entendre les nombreuses mises en garde émises à son égard, par nous et bien d’autres, il n’empêche qu’elle tente et réussit encore à duper et à revigorer l’ardeur de ses soutiens.
Cependant, il faut se féliciter que pour la première fois à la suite de cette injonction des autorités, les risques de son opération sont reconnus par elle-même, noir sur blanc. En prime, ainsi mise en demeure de préciser son projet à l’égard de ses caisses locales et de leurs dirigeants, elle laisse transparaître la duperie utilisée lors du premier vote. En effet, alors qu’elle claironnait qu’il ne s’agissait que de se prémunir en cas de « violences portées à son égard », elle ne s’encombre plus de ces menaces sans fondement et affirme sans ambages que le prochain vote qu’elle veut organiser aurait bien pour objet de confirmer l’indépendance.
Pour la première fois, elle reconnaît cependant que ce projet comportera des risques liés à la perte du label mutualiste et au soutien de sa confédération. Comme elle fait mention également de l’importance du poids des indemnités de plusieurs milliards qu’elle devrait extraire de ses résultats pour les remboursements exigés par la confédération du Crédit Mutuel. Plus grave encore, elle est obligée de faire savoir aux sociétaires que l’avenir de leurs parts sociales –les actions mutualistes- pourraient alors devenir incertain jusqu’à être bloqués et donc indisponibles pour leurs détenteurs. Sans parler des conséquences liées à la perte de la signature confédérale qui peut aggraver les risques de défaut de remboursement. Tout comme l’abaissement de sa notation bancaire, déjà engagée, qui rendra plus difficile et onéreux son accès aux liquidités bancaires.
Si le Collectif peut, à son tour, se féliciter de voir ainsi ses mises en garde être reconnues, la satisfaction n’y est pas de mise. Dans les semaines qui viennent nous renforcerons nos efforts pour diffuser largement au sein des sociétaires, administrateurs, clients du CMB, les dangers de ce projet insensé, monté au seul profit de quelques-uns qui ont bien pris soin de se mettre à l’abri, dans une structure à part des salariés, des aléas provoqués par leur décision.
Au-delà des risques pour les clients-mutualistes eux-mêmes, des dangers évoqués et des détériorations déjà supportés, s’obstiner à poursuivre peut aller jusqu’à la destruction d’un outil indispensable qui a prouvé, durant des décennies, son utilité à l’Ouest toute entier. Le Collectif des Mutualistes Bretons appelle les sociétaires et les administrateurs du CMB Arkea à prendre connaissance le plus largement possible de tous ces risques émis jusqu’au niveau des instances de régulation française et européenne pour faire entendre leur voix et exiger de mettre un point final à une aventure qui dévore énergies et finances au mépris de l’intérêt général."