Petition updateCollectif des Mutualistes Inquiets par le projet de scission du Crédit Mutuel ArkeaSuite à nos 9000 signatures : La Tribune de 11 signataires comme 11 pays pour s'unir pour 1 Région
Collectif des Mutualistes Bretons Inquiets du CMB
Apr 19, 2018
envoyé à la presse, aux élus régionaux : « Nous voulons rester sociétaires de notre Crédit Mutuel » Les dirigeants du Crédit Mutuel Arkéa veulent sortir de la Confédération Nationale du Crédit Mutuel et, après avoir revendiqué l’autonomie, dont ils n’ont jamais été dépossédés, ils exigent l’indépendance. Passons sur la méthode employée pour produire le vacarme très organisé autour de ce dossier, sur les modalités très discutables du vote « d’orientation » demandé aux Conseils d’administration des Caisses locales. Allons à l’essentiel : l’avenir. Où en sommes-nous ? Les dirigeants d’Arkéa ont introduit toute une série d’actions judiciaires, toutes perdues, à peu près. Sortie de la Confédération, cette banque ne pourra plus se prévaloir de la marque « Crédit Mutuel », marque bancaire la plus forte en France. Il est également acquis que la Confédération implantera ses propres Caisses dans les régions concernées. Arkéa s’en trouvera diminué d’autant. C’est un risque majeur pour la pérennité du réseau des Caisses locales et des emplois. On prétend que l’indépendance procurerait à Arkéa de formidables possibilités de développement. C’est faux. Ce Groupe a énormément gagné en taille au cours des dernières décennies et au sein de la Confédération personne n’y a fait obstacle. En revanche, dans l’hypothèse d’une transformation en banque « ordinaire », il perdra en puissance, en solidarité et en crédibilité et, avec lui, ses clients. En cas de crise financière, Arkéa serait moins bien armé pour se défendre. C’est un deuxième risque considérable. Quel sera le statut d’un Arkéa hors Crédit Mutuel ? Ses dirigeants répètent leur attachement au statut coopératif et mutualiste. Mais voici peu, ne clamaient-ils pas leur fidélité à la marque Crédit Mutuel avant d’ouvrir la perspective de son abandon ! Chacun sait qu’il sera extrêmement difficile de trouver une solution ayant l’aval des autorités monétaires. Quand ils seront contraints de l’admettre, que proposeront ses dirigeants ? Le retour dans le giron du Crédit Mutuel ou la poursuite de leur fuite en avant ? Iraient-ils jusqu’à entraîner dans leur « aventure », les salariés, les administrateurs des Caisses locales et les élus de nos communes ? Inimaginable et pourtant plausible. Il est encore temps d’éviter ce désastre. Au sein du Crédit Mutuel, l’autonomie d’Arkéa et sa liberté d'action ne sont absolument pas menacées, ses emplois non plus. On attend que les dirigeants d’Arkéa tiennent leur place au Conseil d’Administration de la Confédération Nationale, et fassent des propositions claires dans une discussion ouverte. La politique de la chaise vide ne paie pas. Au demeurant le coût social et financier d’une éventuelle sortie du Crédit Mutuel ne serait pas supporté par ces dirigeants qui ont pris leurs précautions et se sont taillés des statuts juridiques et salaires à leur mesure. Non, ce sont les sociétaires et les salariés qui en feront les frais ! Nos régions n’ont rien à gagner à accepter et soutenir une initiative plus qu’aventuriste. Le mutualisme et la coopération y ont tout à perdre. Nous voulons rester sociétaires de notre Crédit Mutuel. C’est le seul moyen de préserver l’emploi, de mériter la confiance des sociétaires et des clients, de soutenir avec constance le développement de notre région.
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