

Aujourd' hui 78% des aiguilleurs SNCF de Normandie seront en grève à l' appel de leur syndicat CGT.
C' est un mouvement historique qui répond aux conditions de travail déplorables rencontrées depuis plusieurs mois, dues au sous effectif (il manque 20% des agents ), les congés payés ne sont plus accordés, les durées de repos réduites et la direction SNCF refuse de négocier et de prendre les mesures nécessaires.
La circulation des trains n' est pas assurée sur les axes suivants:
-Le Havre-Montivilliers
-Le Havre-Fécamp
-Rouen-Dieppe
-Rouen-Amiens
-Rouen-Caen
-Yvetot-Elbeuf
-Caen-Le-Mans-Tours
-Paris-Granville
-Caen-Rennes
Les trains roulent normalement sur les axes suivants:
-Paris-Rouen-Le-Havre
Paris-Deauville
-Paris-Caen-Cherbourg
Enfin, des « adaptations sont à prévoir sur les lignes » Caen-Mézidon-Lisieux et Rouen-Le Havre.
. La CGT Cheminots appelle à la grève pour « garantir la sécurité des circulations » et dénonce un manque d’aiguilleurs à l’établissement infracirculation de Normandie.
La CGT Cheminots appelle à la mobilisation pour « garantir la sécurité des circulations ».
« 37 postes vacants sur l’établissement »
Ce mouvement concerne l’établissement infracirculation (EIC) de Normandie « qui rassemble les aiguilleurs du chemin de fer », précise la CGT. « À ce jour, la direction reconnaît que 37 postes sont vacants sur l’établissement, soit près de 10 % de l’effectif global et près de 20 % sur l’effectif des aiguilleurs. Cette situation entraîne une dégradation importante des conditions de travail et impacte, de fait, la sécurité des usagers », poursuit le syndicat.
La CGT dénonce aussi « la fatigue et la lassitude » des agents. « Du fait de ce manque d’effectifs, l’entreprise refuse de nombreux jours de congé et réduit les temps de repos. En moyenne par agent, près du tiers des 28 jours de congés annuel n’ont pas été accordés alors qu’ils doivent être posés avant le 31 décembre 2023. »
Depuis plusieurs années SOS Gares attire l' attention des pouvoirs publics et des usagers sur les conséquences pour la qualité du service public ferroviaire en Normandie de la réduction des effectifs cheminots dans les gares, dans les trains et sur le réseau.
Si l' on continue comme cela , la sécurité va être sérieusement mise en cause et la mise en concurrence va constituer une fuite en avant qui ne résoudra pas les problèmes mais contribuera à les aggraver.
La casse du statut cheminots introduite par la loi de 2018 et la mise en concurrence où la SNCF répond avec des filiales introduisant le dumping social nous fait craindre le pire pour l' avenir! Déjà il manque 1200 postes de conducteurs en France et le lancement du Réseau Express Métropolitain Européen à Strasbourg en décembre 2022 a été catastrophique par manque de conducteurs et de matériel!
Avec Convergence National et ses collectifs normands (Axes Sud, Comité de Défense du Triage SNCF de Sotteville-les-Rouen, Comité de Vigilance Ferroviaire Normandie, SOS Gares),nous revendiquons les moyens de fonctionner pour le service public ferroviaire et le retour à une entreprise publique nationale unique et intégrée. C' est la raison pour laquelle nous sommes solidaires des aiguilleurs SNCF normands qui se mobiliseront dans la grève le 13 novembre 2023 à l' appel de leur syndicat CGT.
Et c' est aussi la raison pour laquelle nous vous invitons à participer au débat sur l' avenir public ferroviaire en Normandie (fret et voyageurs) qui se tiendra le samedi 18 novembre à 16h à l' Agora de la Fête de l' Umanité Normandie au Parc des Expositions de Rouen.
Une autre forme de mobilisation consiste aussi à signer la pétition de SOS Gares pour hâter la venue du Service Express Métropolitain Rouennais et se donner les moyens de le faire fonctionner en le construisant progressivement dès maintenant dans le cadre du service public ferroviaire:
https://www.change.org/p/mettre-en-place-le-service-express-métropolitain-rouennais-sur-les-rails
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