Petition updateFin de la prescription de tous les crimes sexuelsFin de la prescription de tous les crimes sexuels...
Paulo DIASToulouse, France
Mar 30, 2017
Le rassemblement pour la "Fin de la prescription de tous les crimes sexuels..." s'est tenu ce dimanche 26 mars place du Capitole, à Toulouse, sous un beau soleil.
Plusieurs dizaines de personnes ont participé-es à ce rassemblement.
Plusieurs personnes, à l’issue du rassemblement, ont souhaité prolonger ce mouvement "légitime", pour la justice et la dignité de toutes les victimes enfermées dans la prescription.
Lors de ce rassemblement, du 26 mars , j'ai rappelé ceci:
alors que mon agresseur, qui était encore en vie l’an dernier, bénéficie de la prescription pour son agression sexuelle à mon encontre, alors que j'avais 14 ans, la justice de la République Française donc le législateur, ne se soucie pas de savoir si mon agresseur :
• à commis d’autres agressions avant moi
• après moi,
• et encore aujourd’hui
Cette injustice va bien au-delà de mon cas.
Juste ce rappel:
Le nombre de victime:
Selon une enquête de l’association Mémoire Traumatique et Victimologique, avec le soutien de l’UNICEF France, menée en 2014 :
• 1 femme sur 5 et 1 homme sur 14 déclarent avoir déjà subi des violences sexuelles.
• Dans 81 % des cas, les victimes sont des mineurs.
• Dans 94% des situations, les agresseurs sont des proches.
Les conséquences de crimes ou délits sexuels sur des enfants:
« Les conséquences de toute forme d’abus, que ce soit un attouchement, une fellation, une masturbation ou un viol sont graves pour l’enfant qui est victime"
« Tout abus sexuel est de l’ordre du crime, du trauma, une tentative d’assassinat psychique où l’enfant entre dans une sorte de coma psychique. »
Les conséquences sont observées à court et long terme. Sur le plan physique, psychologique, social et sur la vie sexuelle.
La gravité des conséquences dépend de plusieurs facteurs dont la précocité de l’abus, la durée de l’abus. Au niveau physique, le cerveau de l’enfant tend à déconnecter pour se protéger contre l’horreur qu’il subit.
Comme le dit la psychiatre-psychothérapeute, Dre Salmona : « L’agresseur qui isole, terrorise la victime va créer chez elle un sentiment de frayeur, de perte de repères, parfois même un sentiment de danger de mort qui la sidère. Cette sidération empêche de contrôler le stress extrême éprouvé et le cerveau va disjoncter puisqu’il ne parvient pas à moduler la réponse émotionnelle. »
La victime sidérée ne peut alors plus réagir, se défendre, crier ou s’enfuir.
Face à ce carnage continuons à nous mobiliser comme nous le pouvons pour que chaque victime ait droit à un procès , si elle le souhaite.
Que le législateur ne se soucie pas de savoir que mon supposé agresseur ait ou non commis d'autres délits ou crimes, peut s'apparenter à de la non assistance à personne en danger.
Encore merci pour vos signatures et commentaires.
Continuons!
Paulo Dias
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