Libérons les hommes des obligations liées à un enfant conçu contre leur volonté

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La paternité peut-elle être imposée ? Au même titre que la maternité, nous pensons que non. Or à ce jour, cette inégalité législative et sociétale persiste.

Pour illustrer ce propos, le scénario classique est celui d'un homme qui rencontre une femme brièvement, a avec une relation sexuelle en ayant en tête que c’est évidemment sans lendemain, et apprend quelques temps plus tard que cette femme est enceinte et qu’il est désigné comme le père biologique de l’enfant.


Lorsqu'il apprend sa paternité, l'homme ne bénéficie d’aucune protection si sa partenaire sexuelle lui a menti sur l’utilisation d’un moyen de contraception.

En droit français actuel, le géniteur d’un enfant qui ne fait pas la démarche de le reconnaître ne peut rien faire pour empêcher que sa filiation soit juridiquement établie. Du fait des progrès de la science et notamment à travers l’examen comparé des ADN, un homme contre lequel est engagée une action en recherche de paternité ne peut pas faire grand-chose pour y échapper. Même contre son gré, et quelles que soient les circonstances de la conception, il sera désigné juridiquement père et devra en supporter toutes les conséquences, notamment financières.

Certains répondront qu’il n’y a là rien d’anormal et que tout homme qui a engendré un enfant doit assumer pleinement. Sauf que, la femme enceinte dispose d’une assez grande liberté personnelle : elle décide, seule, de garder l’enfant à naître ou de procéder à une IVG, elle peut décider de ne pas informer de sa grossesse, et donc de sa paternité, l’homme qui a seulement traversé son existence et avec lequel elle ne veut plus conserver de lien, et elle peut même, à la naissance, décider d’accoucher « sous x », privant ainsi son propre enfant de la connaissance de l’identité de sa mère, et a fortiori de son père.


D’où cette question : si l’on accepte que les femmes disposent de tous ces choix et, notamment, qu’elles aient la possibilité de ne pas s’occuper de l’enfant né ou à naître, donc de faire obstacle à l’établissement de la filiation maternelle, pourquoi l’homme n’aurait-il aucun choix, aucun droit ?

Plus précisément encore, puisque l’on permet à une femme de ne pas être mère, pourquoi ne permet-on pas à un homme de ne pas être père ? Pourquoi ne pas envisager une « paternité sous x » ? Ne serait-ce pas une « équité digne de ce nom » ?

 

Notre révendication : Etablir une sorte de statut de géniteur sous X, qui permettrait à tout homme de s’exonérer de ses obligations en cas de désir de la mère de poursuivre une grossesse ne s’inscrivant pas dans le cadre d’un projet parental partagé.

On impose donc a la mère d’assumer son choix, car elle ne pourrait après une interruption volontaire de grossesse solliciter des dommages et intérêts à l’encontre de père que s’il n’est pas démontré que la conception de l’enfant a été le résultat d’un projet commun. Donc si la mère met à terme sa grossesse sachant qu’il y ait une absence de volonté du géniteur d’assumer son rôle de père, aucune indemnisation ne pourra être sollicitée.


Que l’homme qui ne veut pas assumer les conséquences de la grossesse de sa compagne, puisse être reconnu "géniteur sous X" afin de se protéger d’un recours de la part de l’enfant ou de la mère. Cette solution semblerait moins barbare que de "contraindre une femme à avorter"... Suite à un rapport sexuel, l’homme peut devenir père sans en avoir envie. En lui permettant d’être "géniteur sous X" il devient un simple donneur de sperme sans risque d’être père.

En d’autres termes, on pencherait vers une protection de la vie privée du père équivalente à celle accordée à la mère accouchant sous X, toutes deux cependant au détriment de la recherche par l’enfant de ses origines.

 

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