Pour une agriculture non industrielle à Veyras

Pour une agriculture non industrielle à Veyras

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Collectif Veyrassois pour une agriculture non industrielle à Veyras a lancé cette pétition adressée à mairie de veyras et à

L’installation sur la commune de Veyras d’une jeune agricultrice après des années d’exode rural est une très bonne nouvelle !

Malheureusement, son projet de poulaillers industriels en «intégration», composé de 2 bâtiments de 400 m² chacun, et d’une capacité totale de 8800 poules, soit 26400 poules par an compte tenu de la rotation annuelle, projet d’engraissement porté par Ardevol, un acteur important de l’agroalimentaire, est incompatible avec les orientations que nous devons prendre pour l’avenir de nos enfants !

Aujourd’hui, les Veyrassois(es) et plus largement les habitant(es) du bassin privadois sont confronté(e)s à un choix décisif : voulons-nous continuer à afficher des grandes intentions pour lutter contre le réchauffement climatique, pour un développement parait-il durable, la protection de la nature... en acceptant dans la réalité un modèle agricole intenable, destructeur de l’environnement, maltraitant pour les animaux, économiquement et énergétiquement intenable, ou voulons-nous agir en cohérence avec la possibilité pour nos enfants d’avoir un avenir enviable.

Car, ne nous y trompons pas, malgré l’affichage d’une agriculture paysanne, d’un élevage en plein air, d’une production de qualité, le Label Rouge, derrière lequel ce projet se cache est un élevage industriel, qui n’offre aucune garantie en matière de respect de l’environnement, en matière de risque sanitaire, et repose sur un modèle économique où l’agriculteur-trice est un simple exécutant d’un commerce entièrement décidé par l’industriel !

Malheureusement, ce type de projet est activement porté par la chambre d’agriculture, subventionné avec de l’argent public. Les finances de la commune seraient d’ailleurs probablement engagées car la route qui en permet l’accès au site est limitée aux véhicules de 7 tonnes, alors que le projet nécessite la circulation de véhicules d’au moins 20 tonnes  pour la livraison et l’enlèvement des volailles ainsi que l’approvisionnement en aliments.

Ce type d’élevage contamine les sols et les cours d’eau par la quantité de déjections produites, émet du méthane, gaz à effet de serre, est énergivore car nécessite un éclairage artificiel et un chauffage au gaz, des milliers de km pour acheminer les animaux, les aliments.                                                                                             Tout cela affaiblit la biodiversité locale. Il engendre, du fait du grand nombre d’animaux concentrés, un risque majeur sur le plan sanitaire (foyer infectieux, épandage). En effet, le seul label garantissant l’absence de traitement antibiotique et l’utilisation de produits sanitaires non polluants est le label « Agriculture biologique ».                                                                                                              De plus, ce projet est riverain de maraîchers situés en contrebas, compromettant la qualité de leur production et le label bio pour lequel ils sont en cours de certification.

Aujourd’hui, les élus locaux se retranchent derrière l’aspect réglementaire du projet, et qui concerne la demande du permis de construire. Pour nous, cette position n’est pas acceptable. Nous attendons de nos représentants un engagement politique qui soit cohérent avec leurs promesses d’un avenir enviable à Veyras, dans le bassin privadois et en Ardèche en général !

Un autre modèle agricole est possible, existe et a montré son efficacité : à petite échelle, local, respectueux du sol, de l’environnement ; autonome sur le plan énergétique et économique et qui permet à des paysans de vivre correctement en apportant une alimentation de qualité à la population locale. Nous disposons à Veyras dans le cadre de l’ESAT d’un petit abattoir de volaille. Nous disposons en Ardèche d’un réseau de marchés, de boutiques paysannes, d’une SCIC, « d’Ardèche et de Saison » qui permet aux producteurs locaux d’accéder à la restauration collective.

C’est pourquoi nous demandons aujourd’hui aux élus de Veyras et de la CAPCA de promouvoir et de soutenir une agriculture basée sur ce modèle, seul apte à nourrir durablement l’humanité.

Nous encourageons la jeune agricultrice à intégrer ce modèle dans la réflexion qui guide son installation.

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