UNE PREMIERE VICTOIRE


Votre mobilisation autour de l'affaire du SUPER U de Riedisheim a contraint le Maire à renoncer à la vente annoncée des terrains communaux.
Le 30 avril au soir, lors d'une réunion publique organisée sous la contrainte de l'opinion public, le Maire a dû annoncer que, bien qu'il persistait à mener son projet d'hypermarché à son terme, il reculait sur la vente des biens communaux en maintenant un bail avec SUPER U. La mobilisation a porté. Nous pouvons donc collectivement apprécier le goût de cette première victoire! Pourtant, il ne faudrait pas se laisser duper par les apparences.
Alors que la population est profondément divisée sur le projet d'extension de 40% de la surface de l'hypermarché, Hubert Nemett, refuse toujours obstinément de consulter la population, ce qui serait pourtant le seul moyen de légitimer cette opération qui aura de profondes répercussions sur le quotidien de tous les Riedisheimois (trafic routier supplémentaire, embouteillages, nuisances sonores, dégradation de la chaussée, pollution,...)
Le Maire opte officiellement pour un passage en force, avant les élections, afin que son arrangement avec le gérant du SUPER U ait une chance d'aboutir. Pour un maire qui s'est lui même présenté lors de la réunion d'être je cite "le Chantre de la démocratie participative" c'est une contradiction qui dénote...
Pourtant, les nouvelles conditions annoncées hier sont bien loin d'être satisfaisantes. En particulier, le nouveau bail, assorti d'une modeste augmentation du loyer, aurait une durée sidérante de 70 ans !!! Ce qui revient à priver presque 3 générations futures de Riedisheimois de pouvoir décider de l'avenir de ce patrimoine communal. De quoi la Mairie est-elle redevable à SUPER U pour consentir des conditions d'une générosité aussi stupéfiante?
Par ailleurs, aucune réponse n'a été apportée sur le sujet majeur des embouteillages, de la pollution automobile induite et de son impact sur la santé des jeunes joueurs de tennis. Les études de Santé Publique France attestent de la diminution de l'espérance de vie des sportifs exposés en milieu urbain aux particules fines et aux NOx. Peut-on, en connaissance de cause, et sans précaution préalable, exposer pour 70 ans, les joueurs de tennis à ce risque en créant un environnement tennistique potentiellement toxique?
Le Maire ne pourra pas toujours esquiver d'apporter les réponses à toutes ces interrogations décisives. Nous avons probablement réussi à éviter un scandale financier majeur à notre ville, mais nous devons rester vigilants et mobilisés pour obtenir des garanties expertes sur l'impact sur la santé des jeunes joueurs, et revoir les conditions inacceptables en l'état du bail proposé à M. Marquis.