Petition updateMaintien du cursus Lettres Classiques à l'Université de DijonCompte-rendu des actions lors de la cérémonie de rentrée de l'uB

Léonie OLLAGNIERDIJON, France
Oct 6, 2016
M. Rebsamen n'a pas jugé bon d'assister à la cérémonie de rentrée de l'UB à laquelle il était pourtant censé venir, pourtant nous avons tout de même été accueillis par deux fourgons de la police. Les étudiants en musicologie ont rappelé à tous que la musique adoucit les moeurs en nous jouant quelques morceaux. Quels délinquants nous faisons, vraiment...
Bref.
Après avoir vu nos identités contrôlées, nos sacs fouillés, nous avons pu entrer et assister au discours de M. Bonnin... Discours encore une fois affligeant, où on alternait entre auto-congratulations et langue de bois. Evidemment M. Bonnin n'a pas attendu que les étudiants, retardés par les contrôles à l'entrée puisse être là pour y assister. Puis ce fut le tour du représentant de M. Rebsamen, qui n'a pas daigné venir en personne, et qui nous a appris que "l'enseignement supérieur n'est pas une compétence obligatoire". J'en conviens, mais ce qui est obligatoire, en revanche, en France, c'est de proposer cet enseignement à tous. C'est à chacun de son côté de décider s'il ou elle veut en profiter. Ce n'est pas à l'Université de réorienter d'elle-même les étudiants, sans leur accord. Vint ensuite Mme la Rectrice, qui là encore n'a rien dit qui nous laisse penser qu'elle a entendu nos inquiétudes et nos revendications.
Nous les avons TOUS laissé parler. Nous avons en revanche décidé de les huer (et de demander encore une fois la démission de M. Bonnin) une fois leurs discours finis pour montrer notre mécontentement. Cela nous a été reproché, on nous a demandé de bien vouloir nous taire. M'est avis que cette demande n'aurait pas été faite si nous nous étions répandus en applaudissement. Au temps pour la liberté d'expression et la soi-disant volonté de dialogue de la gouvernance de l'UB. Y a-t-il dialogue quand on refuse d'entendre des critiques et des réactions négatives ?
Un représentant des syndicats a ensuite eu la parole, ainsi qu'un étudiant. Ils ont tous les deux demandé à la gouvernance de l'UB de cesser la langue de bois, de proposer un budget déficitaire à 3,5 millions, permettant de conserver les formations proposées l'an dernier. Ils ont également pointé du doigt le discours selon lequel les problèmes de l'UB seraient en partie imputable aux étudiants boursiers. Ce discours n'a pas lieu d'être, c'est un mensonge qui ne sert qu'à désigner comme mouton noir une classe sociale ayant déjà des difficultés à accéder à l'enseignement supérieur (je rappelle que des études internationales montrent que l'éducation nationale française favorise les inégalités sociales). Les étudiants boursiers font partie de nos élites intellectuelles au même titre que les étudiants non boursiers et méritent l'aide qui leur est attribuée. POINT. Le seul coupable est l'Etat qui impose une politique d'austérité fondée sur l'éradication de la culture. Les responsables sont ceux qui acceptent de mener cette politique, et ils sont nombreux, M. Bonnin en fait évidemment partie.
Nous continuerons donc nos actions, aussi bien par notre présence physique, en empêchant les CA de voter un budget inacceptable, que sur les différents supports, notamment virtuels, à notre disposition. Nous ne voulons pas de "Diplômes Fantômes" à l'uB ! Nous voulons les formations que l'on nous a promises lorsque nous nous sommes inscrit.e.s à l'UB ! N'hésitez pas, sur Facebook comme sur Twitter, à nous soutenir en utilisant le hashtag #DiplômesFantômesuB !
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