Réunion du Collectif l'IMM vivra
lundi 7 avril 17h à l'UL CGT 14e 35 rue de l Aude, 75014
Communiqué du 25/03/2025
destiné aux personnels de l'IMM, aux signataires de la pétition,
aux élus, à la presse grand public et à la presse médicale
Forte des 7000 signatures réalisées en un mois et demi, et de l'affluence dans la réunion unitaire du 19 mars qui s'est tenue dans la salle des fêtes de la mairie de 14ième, une délégation d'élus, de syndicalistes et de militants divers regroupés en comité s'est rendue au ministère de la santé.
Elle était composée de Mme Carine Petit, maire du 14ième arrondissement de Paris, de
M. Rodrigo Arénas, député de la circonscription, de M. POUPIN de la CGT IMM, de M. Gautier de l'UL CGT Paris 14, de Mme Marchand, secrétaire CGT de l'USD santé privée de Paris et de l'APHP CGT, et de M. Vaubaillon, représentant le comité de défense des services publics du 13ième. Elle a brièvement pu rencontrer M. Neuder, le ministre de la santé. Il était en partance pour une réunion européenne des ministres de la santé mais il a tenu à venir donner rapidement à la délégation son point de vue. Elle a été ensuite longuement reçue par M. Galy, directeur de cabinet, et par trois conseillers, MM Tessier, Penaud et Trelca, ce dernier en charge de l'offre de soin. La délégation s'est félicitée d'être reçue. Elle a pu exposer les raisons pour lesquelles il est impératif de maintenir l'IMM avec son statut actuel, avec tous ses emplois et toutes ses spécialités ; c'est actuellement un pôle d'excellence médicale internationalement reconnu, d'origine mutualiste, qui offre son expertise à tous les patients quels qu'ils soient, à égalité et sans dépassement d'honoraire. Tout doit être fait pour qu'il le reste. La CGT IMM a fait valoir que l'activité avait augmenté de 17% en 2023, de 5% en 2024 et que l'excellence médicale n'était pas seulement dûe au renom justifié de ses médecins mais qu'elle était le produit de l'action concertée d'équipes complètes, soignantes, techniques et administratives. L'USD CGT Paris a fait valoir l'indispensable complémentarité de l'IMM, structure privée à but non lucratif du type ESPIC, avec l'APHP, Mme la maire a mis en exergue la nécessité absolue pour l'Etat d'agir afin de reconfigurer la charge immobilière au bénéfice de l'établissement, de façon à rétablir les conditions de sa viabilité financière, M. le député a montré que plusieurs spécificités de l'IMM concernant les droits des femmes, l'IVG, la GPA, le traitement spécifiques des grossesses de femmes handicapées, le traitement de l'anorexie, était uniques, et que, de ce fait, leur maintien relevait d'une obligation légale, et même pour certains d'une obligation constitutionnelle. Le comité Service Public a montré comment la mobilisation récente concernant le centre médical du Moulinet avait abouti à un succès. Comme M. le ministre avait tenu à rappeler par deux fois qu'il était et qu'il allait rester insensible au déferlement de mails dont il était la cible en provenance de personnes célèbres, l'UL CGT 14 a mis ce phénomène en rapport avec les 7000 signatures de patients et de personnels. Elles relèvent comme ces mail du même effet boule-de-neige. Le cabinet du ministre a d'abord affirmé son accord avec les principes et les raisons de maintien que la délégation venait d'avancer. Puis il a donné des chiffres sur l'ampleur des aides que l'État avait accordées entre 2018 et 2023. Il a aussi indiqué la volonté des mutuelles, Matmut et MGEN, de se désengager de l'IMM. Il a souligné que le dossier relevait désormais d'une procédure de liquidation dans laquelle l'Etat n'intervenait pas, que le mandataire financier rendra compte fin mai des offres de reprise qui auront été déposées, qu'il en donnera alors le résultat ainsi que les éléments détaillés à la délégation et qu'une nouvelle rencontre sera possible à ce moment-là. Il a renvoyé l'évaluation des repreneurs et le choix final à l'ARS. Et il a conclu que si les objectifs de maintien à la fois de l'excellence médicale et de l'appartenance au secteur 1 sont partagés, la discussion portera fin mai sur "les marges nouvelles d'efficacité qu'il faudra trouver". Chacun comprend le sens de ces mots-là. Il peut être résumé en trois lettres : PSE ! Plan de licenciements !
La délégation a fait ce premier compte-rendu aux signataires de la pétition qui étaient rassemblés devant le ministère. Ensemble ils ont porté les appréciations suivantes :
Jusqu'à la fin mai l'activité de l'IMM va continuer, les salaires vont être payés par les assureurs.
Le cabinet du ministre s'est félicité que le personnel soignant soit resté à l'IMM malgré la situation, au motif que le maintien de la qualité des soins favorisait l'attractivité de l'IMM pour un éventuel repreneur.
La délégation appelle aussi le personnel à rester et à ne pas quitter l'IMM mais elle le fait pour sa part en l'incitant à lutter avec les patients mobilisés afin que l'IMM continue de vivre . Elle regrette le désengagement de la Matmut et de la Mgen. Mais elle constate que le ministre a annoncé qu'il n'interviendrait pas, qu'il ne prendrait aucun engagement à rétablir les conditions financières et immobilières d'un retour à l'équilibre financier de l'IMM.
La délégation et les signataires rassemblés décident de s'organiser pour amplifier la mobilisation d'ici l'échéance de la fin mai, pour multiplier le nombre de signataires, le nombre de communes, de maires, de députés qui s'engagent dans la mobilisation pour que vive l'IMM avec tous ses emplois, toutes ses spécialités, sans dépassement d'honoraires, pour que soit rétabli le versement de la subvention d'équilibre qu'exige le maintien de l'activité de l'IMM à son haut niveau médical dans un cadre à but non lucratif, en secteur 1, pour que soient annoncées des mesures de prise en charge de la dette immobilière suffisantes pour rendre à l'IMM sa viabilité financière.
L'IMM vivra, avec tous ses emplois, toutes ses spécialités, toutes ses activités, maintenues en secteur 1.