Agissez pour que l'Etat chilien condamne les responsables de crimes contre l'humanité et garantisse la Vérité, la Justice et la Réparation pour les ex-prisonniers politiques.

Le problème

Madame la Présidente,

Nous voulons exprimer notre indignation face à la situation des ex-prisonniers politiques de votre pays qui ont dû faire une grève de la faim pour que leurs revendications soient entendues. Ceux qui ont payé par la prison, la torture et l'exil leurs actions de résistance contre la dictature, sont aujourd'hui oubliés et vivent souvent dans des conditions précaires. Les indemnisations que la plupart d’entre eux reçoivent sont en effet « austères et symboliques », selon les mots du Président Lagos en 2003, lors de l'annonce de la création d'une commission chargée d'identifier les victimes de détention arbitraire et torture. Et pour comble, les témoignages des ex prisonniers politiques sur les responsables de ces crimes contre l'humanité recueillis par cette commission sont classés pour 50 ans ! Seul un petit nombre de ces criminels ont été condamnés grâce aux efforts louables de quelques juges, avocats et organismes de droits de l'homme, des familles de disparus et des survivants. Par ailleurs, les peines prononcées sont souvent sans proportion avec les crimes commis et leurs conditions de détention privilégiées.
Vous avez utilisé vos prérogatives présidentielles pour bâtir un Musée de la Mémoire qui rappelle aux chiliens et au monde les horreurs de la dictature de Pinochet. Cette importante initiative perd de son sens si ceux qui en furent victimes finissent leurs vies dans l'oubli et le manque de reconnaissance, et encore plus, si la justice ne punit pas ceux qui ont été leurs bourreaux et les assassins de leurs camarades de lutte.
Madame la Présidente, nous attendons de vous la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour que l’État chilien respecte enfin les textes des Conventions internationales dont il est signataire et qu'il applique les recommandations qui lui ont été adressées, afin de garantir pleinement les Droits de l'Homme au Chili, les enquêtes sur la torture, l'abrogation de la Loi d'auto-amnistie de 1978, la poursuite et condamnations des responsables de crimes contre l'humanité, et une juste et adéquate réparation pour les victimes. 

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Madam President,
We wish to express our most serious concern with regard to the plight of the former political prisoners of your country who recently had to resort to a hunger strike to attract the attention of the authorities to their grievances .
Those who paid with torture, prison and exile for their active resistance during the dictatorship, are today forgotten, living in precarious economical and health conditions. In fact, reparations are, as President Lagos in 2003 remarked in 2003 when he created a Commission to identify victims of political imprisonment and torture, “austere and symbolic”. To make matters worse, the testimonies given by ex-political prisoners to the Commission on those responsible for crimes against humanity, will be kept secret for fifty years.
Furthemore, only a few of the criminals have been judged, and this thanks to the noble efforts of some judges, human rights lawyers and organizations, families of those who disappeared and survivors. Sentences have been generally been mild in realtion to the crimes committed, and perpetrator’s conditions of detention are marked with privilege.
You used your presidential powers to create the Museum of Memory which reminds people in Chile and the reste of the world of the horrors of Pinochet’s dictatorship.
This important initiative would lose a substantial part of its significance if those who were victims of State terrorism ended their lives insufficiently recognized, , and more so if justice is not properly applied to their torturers and murdered their comrades.
Madam President, we implore you to take all necessary measures so that the Chilean State finally complies with the international treaties it signed and subscribed to, and that you heed the recommendations that have been made to your gouvernement; so that human rights may be fulled garanteed in Chile, the torture allegations be investigated, the 1978 Amnesty Law be annuled, those responsible for crimes against humainity be prosecuted and sentenced, and the victims granted adequate reparation.

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Sra. Michelle Bachelet

Presidenta de la República de Chile

 Señora Presidenta,

 Los abajo firmantes queremos expresar nuestra indignación por la situación que viven los ex- prisioneros políticos de su país, quienes han tenido que llegar al extremo de realizar una huelga de hambre para que sus reivindicaciones sean escuchadas.                                           Aquellos que  pagaron con la tortura, la prisión y el exilio sus acciones de resistencia a la dictadura, hoy son olvidados y a menudo viven  en condiciones precarias. Las indemnizaciones que una parte de ellos reciben, son en realidad “austeras y simbólicas”, según los términos del Presidente Lagos en el año 2003, cuando anunció la creación de una comisión encargada de identificar las víctimas de detención arbitraria y tortura. Y para colmo, los testimonios entregados por los ex- prisioneros políticos sobre los responsables de estos crímenes de lesa humanidad y recogidos por esta comisión, permanecerán secretos durante 50 años !

Sólo un reducido número de estos criminales han sido juzgados, gracias a los nobles esfuerzos de algunos jueces, abogados y organismos de derechos humanos, de familiares de detenidos-desaparecidos y de sobrevivientes. Además, las penas pronunciadas son en general desproporcionadas con los crímenes cometidos y las condiciones de detención absolutamente privilegiadas.

 Usted utilizó sus prerrogativas presidenciales para construir el Museo de la Memoria que recuerda a los chilenos y al mundo entero los horrores de la dictadura de Pinochet. Esta  importante iniciativa perdería una parte substancial de su sentido, si aquellos que fueron víctimas del terrorismo de Estado, terminaran sus vidas en el olvido y la falta de reconocimiento, más aún si la justicia no castiga a sus propios verdugos y asesinos de sus compañeros de lucha.

 Señora Presidenta, esperamos de usted la aplicación de todas las medidas necesarias para que el Estado chileno al fin respete las Convenciones internacionales que ha firmado y suscripto y, lleve a efecto las recomendaciones que le han sido dirigidas, con el objeto de garantizar plenamente los Derechos Humanos en Chile, las investigaciones sobre los casos de tortura, la abrogación de la Ley de auto-amnistía del año 1978,  el perseguimiento y condenas a los  responsables de crímenes contra la humanidad y una justa y adecuada reparación para las víctimas.

 Comité de soutien des ex-prisonniers politiques du Chili
Comité de apoyo a los ex-prisioneros políticos de Chile

 

París, 20 de junio 2015

Cette pétition avait 230 signataires

Le problème

Madame la Présidente,

Nous voulons exprimer notre indignation face à la situation des ex-prisonniers politiques de votre pays qui ont dû faire une grève de la faim pour que leurs revendications soient entendues. Ceux qui ont payé par la prison, la torture et l'exil leurs actions de résistance contre la dictature, sont aujourd'hui oubliés et vivent souvent dans des conditions précaires. Les indemnisations que la plupart d’entre eux reçoivent sont en effet « austères et symboliques », selon les mots du Président Lagos en 2003, lors de l'annonce de la création d'une commission chargée d'identifier les victimes de détention arbitraire et torture. Et pour comble, les témoignages des ex prisonniers politiques sur les responsables de ces crimes contre l'humanité recueillis par cette commission sont classés pour 50 ans ! Seul un petit nombre de ces criminels ont été condamnés grâce aux efforts louables de quelques juges, avocats et organismes de droits de l'homme, des familles de disparus et des survivants. Par ailleurs, les peines prononcées sont souvent sans proportion avec les crimes commis et leurs conditions de détention privilégiées.
Vous avez utilisé vos prérogatives présidentielles pour bâtir un Musée de la Mémoire qui rappelle aux chiliens et au monde les horreurs de la dictature de Pinochet. Cette importante initiative perd de son sens si ceux qui en furent victimes finissent leurs vies dans l'oubli et le manque de reconnaissance, et encore plus, si la justice ne punit pas ceux qui ont été leurs bourreaux et les assassins de leurs camarades de lutte.
Madame la Présidente, nous attendons de vous la mise en œuvre de toutes les mesures nécessaires pour que l’État chilien respecte enfin les textes des Conventions internationales dont il est signataire et qu'il applique les recommandations qui lui ont été adressées, afin de garantir pleinement les Droits de l'Homme au Chili, les enquêtes sur la torture, l'abrogation de la Loi d'auto-amnistie de 1978, la poursuite et condamnations des responsables de crimes contre l'humanité, et une juste et adéquate réparation pour les victimes. 

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Madam President,
We wish to express our most serious concern with regard to the plight of the former political prisoners of your country who recently had to resort to a hunger strike to attract the attention of the authorities to their grievances .
Those who paid with torture, prison and exile for their active resistance during the dictatorship, are today forgotten, living in precarious economical and health conditions. In fact, reparations are, as President Lagos in 2003 remarked in 2003 when he created a Commission to identify victims of political imprisonment and torture, “austere and symbolic”. To make matters worse, the testimonies given by ex-political prisoners to the Commission on those responsible for crimes against humanity, will be kept secret for fifty years.
Furthemore, only a few of the criminals have been judged, and this thanks to the noble efforts of some judges, human rights lawyers and organizations, families of those who disappeared and survivors. Sentences have been generally been mild in realtion to the crimes committed, and perpetrator’s conditions of detention are marked with privilege.
You used your presidential powers to create the Museum of Memory which reminds people in Chile and the reste of the world of the horrors of Pinochet’s dictatorship.
This important initiative would lose a substantial part of its significance if those who were victims of State terrorism ended their lives insufficiently recognized, , and more so if justice is not properly applied to their torturers and murdered their comrades.
Madam President, we implore you to take all necessary measures so that the Chilean State finally complies with the international treaties it signed and subscribed to, and that you heed the recommendations that have been made to your gouvernement; so that human rights may be fulled garanteed in Chile, the torture allegations be investigated, the 1978 Amnesty Law be annuled, those responsible for crimes against humainity be prosecuted and sentenced, and the victims granted adequate reparation.

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Sra. Michelle Bachelet

Presidenta de la República de Chile

 Señora Presidenta,

 Los abajo firmantes queremos expresar nuestra indignación por la situación que viven los ex- prisioneros políticos de su país, quienes han tenido que llegar al extremo de realizar una huelga de hambre para que sus reivindicaciones sean escuchadas.                                           Aquellos que  pagaron con la tortura, la prisión y el exilio sus acciones de resistencia a la dictadura, hoy son olvidados y a menudo viven  en condiciones precarias. Las indemnizaciones que una parte de ellos reciben, son en realidad “austeras y simbólicas”, según los términos del Presidente Lagos en el año 2003, cuando anunció la creación de una comisión encargada de identificar las víctimas de detención arbitraria y tortura. Y para colmo, los testimonios entregados por los ex- prisioneros políticos sobre los responsables de estos crímenes de lesa humanidad y recogidos por esta comisión, permanecerán secretos durante 50 años !

Sólo un reducido número de estos criminales han sido juzgados, gracias a los nobles esfuerzos de algunos jueces, abogados y organismos de derechos humanos, de familiares de detenidos-desaparecidos y de sobrevivientes. Además, las penas pronunciadas son en general desproporcionadas con los crímenes cometidos y las condiciones de detención absolutamente privilegiadas.

 Usted utilizó sus prerrogativas presidenciales para construir el Museo de la Memoria que recuerda a los chilenos y al mundo entero los horrores de la dictadura de Pinochet. Esta  importante iniciativa perdería una parte substancial de su sentido, si aquellos que fueron víctimas del terrorismo de Estado, terminaran sus vidas en el olvido y la falta de reconocimiento, más aún si la justicia no castiga a sus propios verdugos y asesinos de sus compañeros de lucha.

 Señora Presidenta, esperamos de usted la aplicación de todas las medidas necesarias para que el Estado chileno al fin respete las Convenciones internacionales que ha firmado y suscripto y, lleve a efecto las recomendaciones que le han sido dirigidas, con el objeto de garantizar plenamente los Derechos Humanos en Chile, las investigaciones sobre los casos de tortura, la abrogación de la Ley de auto-amnistía del año 1978,  el perseguimiento y condenas a los  responsables de crímenes contra la humanidad y una justa y adecuada reparación para las víctimas.

 Comité de soutien des ex-prisonniers politiques du Chili
Comité de apoyo a los ex-prisioneros políticos de Chile

 

París, 20 de junio 2015

Les décisionnaires

Madame Bachelet, Présidente du Chili
Madame Bachelet, Présidente du Chili
Patricia Silva, Subsecretaria Ministerio Secretaria General de la Presidencia
Patricia Silva, Subsecretaria Ministerio Secretaria General de la Presidencia
Patricio Hales
Patricio Hales
Ambassadeur du Chili en France
Julio Laks
Julio Laks
Comité de Soutien des ex-prisonnoiers politiques du Chili

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Pétition lancée le 22 juin 2015