Victoire

Non au stationnement payant généralisé à Metz et ses quartiers limitrophes

Cette pétition a abouti avec 5 038 signatures !


Tous les messins et autres personnes liées économiquement (travailleurs, visiteurs) constatent des problèmes de circulation dans notre ville et occasionnellement des difficultés à trouver une place de stationnement. La question du stationnement notamment est de plus en plus centrale.

Le Maire et sa majorité tentent de justifier le stationnement payant généralisé, la fin de la gratuité du stationnement dans Metz et ses quartiers limitrophes, ainsi que sa privatisation en argumentant cette décision sur le fait de lutter contre les voitures ventouses, ainsi que pour inciter les automobilistes utiliser de moins en moins la voiture dans le cadre d'une démarche écologique.

Cette démarche, légitime en somme, doit être pensée, réfléchie et être cohérente avec une réelle politique de promotion des alternatives à la voiture (circulations douces pour les piétons et les vélos, transports en commun…) et un vrai plan de déplacement sur la ville.

M. Guy Cambianica, adjoint au maire à la mobilité, la politique de stationnement, les usages de la voirie et des espaces publics, les doléances relatives au domaine public à déclaré récemment dans le journal La Semaine : "C'est vrai, on a squizzé la discussion avec les habitants du quartier. Nous avions des échéances et pas le le temps de nous lancer dans des mois de dialogue"

Depuis le 1er aout 2017 la ville de Metz a rendu 1800 places de stationnement supplémentaires payantes (le boulevard Paixhans, le quartier du Pontiffroy, celui de Plantières-Queuleu, le secteur Kennedy (en nouvelle ville), le parking du camping, mais aussi le bas de Sablon...), y compris pour les résidents qui se retrouvent contraints à débourser 204€ par an pour pouvoir stationner en bas de leur résidence, ou un peu plus loin si manque de place, et par ailleurs, sans n'avoir aucune garantie d'en trouver une. 

Les habitants des quartiers populaires, où la population est particulièrement dense et où sont prévues de nouvelles constructions, connaissent déjà des difficultés de stationnement (nombreux immeubles ne disposent pas de parking privé). Il est injuste, notamment pour eux, de leur imposer cette charge supplémentaire.

Pour les commerces de proximité, déjà fortement menacés dans le centre ville de Metz, le coup est rude. Leur clientèle n'aura pas la moindre minute de stationnement gratuit (d'autres villes permettent 2 heures) pour faire des courses rapides ! En procédant de la sorte, c’est le meilleur moyen pour envoyer les clients dans les grandes surfaces / centres commerciaux où le stationnement est, lui, gratuit ! Constat paradoxal pour un maire qui dit vouloir défendre le commerce de proximité.

Voici quelques témoignages recueillis auprès des riverains des quartiers touchés par cette mesure : 

« L’argument des voitures ventouses est un mythe et que l’on ne me dise pas que Sainte-Thérèse est un quartier de bobos. Ce quartier, je l’ai vu évoluer, il y a de la précarité et on y compte beaucoup de femmes isolées… »

« C’est certain, comme c’est déjà le cas place Philippe-de-Vigneulles où plus personne ne se gare depuis que c’est payant, il y aura des places libres dans tout le quartier, mais pour qui ? »

« Je travaille en structure petite enfance et m’occupe au mieux de petits Messins. Par contre, je devrais imposer deux heures de garde de plus par jour à mon gamin de 11 mois ! Je trouve cela injuste. »

« Cette mesure, c‘est du racket fiscal. Comme pour un trafic de stupéfiants, on ne fait que déplacer le problème. Les gens iront se garer ailleurs. L’omniscience de Guy Cambianica est insupportable. On ne peut pas justifier une mesure aussi forte avec des arguments aussi faibles que la bronchiolite ou le prix d’un paquet de cigarettes… »

« Pour garer ma voiture, je vais devoir payer 19 € par jour ! À ce tarif-là, ce n’est plus la peine que je vienne travailler. Pire, je serai hors la loi puisque la durée de stationnement est limitée à 8 h alors que selon les horaires fixés par mon employeur qu’est la Ville de Metz, je suis sur mon lieu de travail 9 h par jour… »

« On ne nous a jamais justifié ce choix. Pourtant 80 % des nouvelles places payantes de la Ville se concentrent dans notre quartier. Il n’y a eu aucune concertation avec les habitants. Depuis six mois, alors que des projets structurants se mettent en place, il n’y a plus de réunions de quartier, nous n’avons plus de référent et donc plus d’interlocuteur… On s’attaque au fondement de la démocratie participative et, à force, les élus confortent les gens dans le déni de la politique, qu’elle soit de droite ou de gauche »

--> Nous demandons à Monsieur le Maire de Metz, Dominique GROS de revenir rapidement sur cette décision injuste qui met en difficulté les habitants de Metz et ses alentours, ainsi que les commerces de l'hyper-centre.

--> Nous demandons que cette politique ne soit pas étendue aux quartiers touchés récemment par cette mesure.

--> Nous exigeons une réflexion globale sur la circulation dans la ville et la question du stationnement et de ses tarifs.

--> Nous demandons le développement en urgence de tous les modes de circulation alternatifs à la voiture

--> Nous voulons que les habitants soient associés à la discussion qui doit prendre en compte leurs conditions de vie. Les messins doivent bénéficier des évolutions de la ville et non les subir !


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