Petition updatePour l’avenir de nos enfants…La pétition est bien partie !
Pour la Psychanalyse
Feb 25, 2018
Notre pétition a vite monté en puissance : 2200 signatures en quelques jours. Les cliniciens de terrain, ceux qui travaillent dans les écoles et enseignent à l’université ont compris le danger que représente un « neuroscientifique » à la tête du Conseil scientifique de l’Education nationale : c’est l’enterrement de leurs pratiques, qui deviendraient inutiles si tout était génétique et neurodéveloppemental. Pas question de remettre en cause les neurosciences ! leurs résultats montrent le bien-fondé de ce qui n’était que des hypothèses pour Freud. Mais il faut choisir, car ou bien c’est l’un, ou bien c’est l’autre : ou bien l’humanité de l’homme résulte de sa vie psychique et sociale ; ou bien les gènes et le neurodéveloppement décident à l’avance de la place de chacun. N’ayons pas peur des mots ! Comment faut-il appeler les théories qui disent que nous sommes programmés à l’avance par notre hérédité et qui en proposent de plus une détection précoce ? Elles se proposent de départager très tôt - dès la maternelle les « handicapés » des élites. Et comme par hasard, les « handicapés » ont – en moyenne – une drôle de couleur de peau. Comme par hasard, ils habitent dans des quartiers mal fréquentés. Ils ne finiront pas leur scolarité et n’iront pas à l’université – en moyenne. Allons-nous laisser s’installer cet apartheid de fait au nom de neurosciences complètement dévoyées ? Ainsi se résume la gravité de la situation. Les neurosciences sont utiles pour enregistrer les conséquences de situations qui ne dépendent pas d’elles. Elles sont utiles aussi dans quelques cas de maladies héréditaires, ou suite à des accidents. Mais la fonction essentielle à laquelle elles sont appelées dès aujourd’hui, c’est la justification « scientifique » de la ségrégation sociale. Aurons-nous le courage de dire que ces thèses poussent sur le même terreau que la « science allemande » ? C'est la résurgence de théories raciales sous une forme masquée et honteuse. Bien entendu, aucun neuroscientifique n’est raciste et c’est souvent le contraire. Et pourtant au profit de quelle politique dévoient-ils leur science ? Il s'agit d’un problème politique profond - qui n’est jamais abstrait. Aujourd'hui la nomination de M. Dehaene en est le symbole fort, et c’est sa présidence qui est en cause. Suite à la première réunion du Conseil scientifique de l’Education nationale, il a déclaré le 1er février : « Passer du laboratoire à la salle de classe est une épreuve absolument redoutable pour le chercheur ». Mais que vient-il faire dans une salle de classe ? Lui faut-il des cobayes ? Qu’il reste donc dans son laboratoire et laisse les enseignants, les parents, ceux qui se confrontent aux difficultés d’apprentissage et à la souffrance psychique, proposer leurs solutions ! Signez et faites signer la pétition afin que nous soyons nombreux à réclamer un remaniement du Conseil scientifique et le remplacement de son président. http://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/02/19/les-sciences-cognitives-a-l-epreuve-de-la-classe_5259354_1650684.html
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