Enfants en danger sur la Presqu’île. Respectez les conventions sur le transport scolaire

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Les parents des élèves des établissements scolaires de la presqu’île sont en colère devant les mises en danger, les sacrifices imposés aux enfants et les mensonges répétés à longueur d’années par les responsables des sociétés de transport et les responsables politiques.  Nous refusons de continuer à entendre des excuses et promesses pour un futur qui s’éloigne continuellement. Nous exigeons des faits et des résultats concrets.

Depuis 2001 une convention régit les conditions de réalisation des transports par les sociétés NTCE, TCCO et RTU. Elle a été régulièrement prorogée sur des durées trop courtes pour une visibilité sereine et garantir des investissements.

. Cette convention précise également les pénalités à appliquer en cas de défaillance des titulaires. Or cette convention n’a jamais été suivie et aucun représentant du territoire n’a jamais osé la faire respecter.

En aout 2017 on nous annonçait encore que les problèmes n’étaient qu’un défaut passager qui allait se résoudre en quelques semaines (1). En janvier on nous offrait  quatre bus neuf pour étoffer la desserte scolaire(2), en fait ceux-ci viennent remplacer des bus défaillants.

Notre démarche n’est pas politique : tous les partis qui ont exercé le pouvoir depuis dix ans auraient pu s’en charger, aucun n’a su être efficace ! Aucun n’a su exercer le contrôle qui était sous sa responsabilité, aucun n’a su gérer un plan raisonnable de développement, aucun n’a considéré que la protection des enfants du fenua était une  priorité !

Nos enfants sont sacrifiés :

  • Par les retards de dépose dans les établissements scolaires qui font manquer nombre d’heures de cours y compris dans les classes d’examens.
  • Par les heures aléatoires ou trop matinales de ramassage qui imposent des heures d’attente inutiles dans le petit matin.
  • Par les bus bondés au-delà des exigences contractuelles
  • Par les retards occasionnés par les pannes de bus à bout de souffle et l’absence de bus de remplacement (exigence contractuelle).

Nos enfants sont mis en danger :

  • Par les dépôts avant les heures contractuelles en les abandonnant hors de toute surveillance et prise en charge, les laissant exposés à des situations de violence et de deal de stupéfiants.
  • Par des dépôts parfois éloignés des établissements, obligeant de jeunes enfants sans surveillance à marcher le long de routes dangereuses ou privées de trottoirs.
  • Par des manquements régulier aux principes de base : mauvais état des bus,  surcharges, conduite à risque.

Quand une situation exceptionnelle se présente, vous savez trouver des moyens et des fonds pour y répondre. Le tsunami qui engloutit nos plus jeunes est là, trouvez les moyens !

11 octobre 2017, Teiva 6ème, en provenance de Hitiaa descend du bus qui vient de déposer, comme souvent, les élèves à 500m de l'entrée. Alors qu'il courre pour rejoindre le collège, un "grand" le bouscule et il s'étale sur le bord de route, n'entendant que le crissement de pneus du 4x4 qui l'a évité de justesse (3).

27 octobre 2017, Heimana 12 ans en 5ème au collège de Taravao monte dans le bus scolaire, en retard encore une fois, le bus, pas Heimana. Le bus est encore bondé, mais ce n’est pas grave, comme lui a dit son frère Hiro « de mon temps c’était pareil ». Au moins aujourd’hui il ne crève pas de chaud puisque le chauffeur roule la porte ouverte. 7h56, le bus déverse son flot d’élève devant le collège, encore une fois le prof va râler, encore une fois il va falloir rattraper les cours.(4)

 12 décembre 2017, Tautira, 5h30, Hinatea 13 ans en 4ème s'écarte du minuscule abris-bus sous le déluge. Ils étaient une trentaine à essayer de se protéger des averse sous un toit qui n'en protégeait pas le tiers. 6h05 le bus dépose les enfants devant le collège.  Les portes sont encore fermées, il n’y a pas d’adulte responsable à cette heure. Hinatea accompagne un groupe de connaissances en attendant. C’est là qu’elle s’est vu proposer du paka et "plus si affinités" par un groupe d’adolescents en vadrouille… (5)

Ces histoires ont été reconstituées à partir d'un regroupement de situations réellement observées. Les noms ont été modifiés.

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(3) les élèves doivent être déposés à l'entrée de l'établissement, mais pour gagner du temps, compte tenu des sous effectifs de bus, il arrive qu'ils soient déposés à entre 500 et 1000 mètres de là, sans surveillance.

(4) aucun élève ne doit voyager debout,  convention du 27/12/01 Chap II Art 3.3, les portes doivent bien entendu être fermées. Les chefs d’établissement établissent un relevé des retards de bus, ceux-ci sont récurrents et dépassent souvent les trente minutes.

(5) contractuellement les élèves doivent être déposés entre 7h00 et 7h20, devant l’entrée de l’établissement. Ni la municipalité, ni l’établissement ne peuvent (veulent ?) mettre du personnel à disposition avant 7h00.

Liens

Transport scolaire, des eleves denoncent l'insecurite à bord des bus

(1) Bus scolaires: l’éternel flottement de la rentrée

(2) Quatre nouveaux bus destinés au transport scolaire à la Presqu'île

La CTC épingle la politique des transports du pays

Les transports scolaires sur la sellette

22 nouveaux bus pour le transport scolaire

Convention n° 13680 du 27 décembre 2001

 



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