
Johan REBOULToulouse, Frankreich
10.12.2016
Nouveau scandale dans la production d'huile de palme, L'organisation Amnesty International vient de mettre à la lumière du jour l'exploitation d'enfants et nombreux abus dans la production d'huile de palme. Cette étude s'appuie sur des investigations en Indonésie sur des plantations appartenant au grand groupe de matières agricoles Wilmar détenant plus de 43 % du marché international de l'huile de palme. Des plantations « durables » sont concernées.
Les abus constatés sont l'emploi d'enfants âgés de 8 à 14 ans transportant des sacs pesant de 12 à 25 kg sans aucune protection et exposés à des pesticides nocifs. De plus, nombre de femmes seront contraintes de travailler pendant de longues heures sous menace de réduction de salaire. Un salaire qui avoisine les 2,30 euros par jour.
Selon Amnesty, les sociétés « ferment les yeux sur l'exploitation de travailleurs dans leur chaîne de fabrication » et de « grandes marques continuent de profiter de pratiques illicites déplorables »
Ces mêmes marques « assurent aux consommateurs que leurs produits sont composés d'huile de palme durable »
« Il n'y a rien de durable dans l'huile de palme produite en faisant travailler des enfants et en ayant recours à des travaux forcés. Les atteintes aux droits humains découvertes au sein des activités d'huile de palme de Wilmar ne sont pas des cas isolés. »
Ces conclusions jettent donc un doute sur les garanties du label « durable » celui que LU utilise.
« Ce rapport montre clairement que les entreprises se servent de la Table Ronde (RSPO) comme protection pour éviter une surveillance accrue. Notre enquête à révélé que ces entreprises affichent une politique rigoureuse sur le papier mais qu'aucune n'a pu prouver qu'elle avait identifié des risques évidents d'atteintes aux droits humains dans la chaîne d’approvisionnement de Wilmar »
Contrairement au message véhiculé par les multinationales , l'huile de palme n'est pas une ressource « Durable » puisque la transparence manque cruellement et les contrôles sont inexistants. Plus nous continuerons à faire de l'huile de palme, la seule huile utilisé dans nos produits, plus nous participerons à ces abus intolérables.
LU doit s'engager à ne plus utiliser d'huile de palme dans ces produits pour ne pas favoriser une industrie qui ne prend pas en compte les enjeux environnementaux et sociaux. LU est une marque française de renom qui peut se passer d'huile de palme.
Propos recueilli sur le rapport : Le scandale de l'huile de palme. De grande marques tirent profit de l'exploitation des ouvriers.
Amnesty International novembre 2016
Johan Reboul
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