Voilà une semaine que le groupement national a pris forme. Tout d’abord, nous tenons à vous remercier de suivre le mouvement, le suivi va bien au-delà de nos espérances ce qui nous pousse à croire qu’on soit enfin entendu. Pour durer dans le temps jusqu’à une nette amélioration de notre exercice d’infirmiers libéraux, il nous faut être patients.
Il ressort les revendications suivantes :
• revalorisation IFD/Ik : l’absurdité de la différence des IFD entre professionnels de santé nous afflige tous. Nous ne sommes pas égaux en fonction de notre profession sur le simple fait de se déplacer. L’envolée des prix du carburant nous conduit à réclamer une IFD à 5€ et le doublement des Ik
• revalorisation AMI: si l’AMI avait suivi l’inflation, il tournerai autour de 4€. Il nous semble légitime de le revendiquer à ce montant
• BSI : nous nous sommes posé la question de l’abolir tout simplement et le débat existe là-dessus. Nous ne manquerons pas de revenir sonder les groupes régionaux pour connaître la position de chacun. Il ressort aujourd’hui une volonté de supprimer l’algorithme, de permettre le règlement de tous les praticiens sur une même journée et de revendiquer les tarifs comme suit : BSA 25€ ; BSB 38€ ; BSC 50€. Tout ceci mérite débat et nous voulons des remontées de tous.
• réétude NGAP avec création nouveaux soins : comment coter aujourd’hui en toute tranquillité une pose de bas de contention, l’administration de collyres, la pose de capteur glycémique… comment être réglé dans la gestion d’un cas d’urgence avec tout ce que cela nécessite ? Beaucoup de soins sont effectués en silence, les exiger dans la NGAP nous paraît essentiel. Aussi, une réévaluation tous les 5 ans de la NGAP nous semble être une bonne idée pour être au plus juste vis à vis de ceux qui s’en servent tous les jours
• arrêt décote : tous les groupes ont communiqué la dessus parce que c’est une demande très forte de notre profession. Maintenant que chacun a pu s’informer du pourquoi de cette décote, il nous semble malgré tout pas excessif de réclamer une décote 100 % - 75 % - 50 %. Ceci est justifié en s’appuyant sur la continuité des soins qui nous est imposée à nous et nous seul dans le secteur de la santé, cette continuité qui nous a fait aller au charbon sur la pandémie récente pendant que d’autres professionnels paramédicaux était tenus de rester confinés.
• cotisation URSSAF : il remonte des régions l’impression de payer beaucoup de charges sociales. Là-dessus, nous sommes tous d’accord mais il nous faut comprendre à quel droit nous donne accès ces cotisations et c’est là que le bât blesse. Nous payons sans savoir ce que nous payons, les relevés étant pas des plus simples à comprendre
• CARPIMKO et retraite : notre caisse de retraite est une des plus forte de notre pays, elle s’auto-suffit et pour cause. Les cotisations sont élevées pour un retour moindre, et cela sans compter sur l’âge du départ à la retraite, et le peu d’année de retraite, puisque notre espérance de vie est plus faible que la moyenne nationale. Il semble légitime de réclamer la retraite à 62 ans avec prise en compte de la pénibilité pour un départ à 60 ans. A contrario, réduire notre cotisation pour la rapprocher de ce qu’elle nous offre une fois la retraite obtenue. Aussi, être reconnu BAC +3 puisque ce sont les études nécessaires aujourd’hui pour les organismes de retraites.
• abrogation PLFSS et de la réciprocité des indus
• retrait plafonnement km, chaque km effectué mérite rémunération, nous ne nous promenons pas pour toucher les Ik
• autorisation de stationnement pour la profession
• réflexion autour des IPA, condition d’accès, bénéfice pour la profession ? Compensation des déserts médicaux de plus en plus nombreux ? Responsabilité juridique des actes faits ?
• Récupérer le monopole des soins de Ville : la pandémie a offert à tous la possibilité de devenir soignant, les pharmaciens sont autorisés à effectuer de plus en plus de soins propres à notre métier au détriment de notre corporation (campagne vaccinale aujourd’hui, PRADO demain, piluliers et pansements chroniques).