Lettre ouverte à Edouard Geffray

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Le problème

Monsieur le Ministre,

 

Nous vous écrivons pour vous exprimer, non pas notre seule colère, mais celle de millions de jeunes dans tout l'Hexagone.

 

Si nous nous adressons à vous, c'est parce qu'en tant que ministre de cette institution qu'est l'Éducation nationale, votre part de responsabilité dans cette colère est, et reste, indissociable de l'inaction gouvernementale qui dure depuis les gouvernements ayant précédé celui dont vous faites partie.

 

Si nous ne nous abusons pas, une Convention sur les temps de l'enfant avait été convoquée par le CESE, et un rapport en est ressorti. Qu'en est-il à l'heure où nous vous écrivons, Monsieur Geffray ?

 

Non pas que nous soyons surpris, très honnêtement, car de la Macronie, nous avons désormais l'habitude que les revendications du peuple soient balayées d'un revers de la main par le Président de la République et ses ministres. Mais, comme lors de la Convention citoyenne pour le climat de 2019, une espérance d'être entendus naît, puis est réduite à néant par votre mépris.

 

Si vous vous en fichez, pitié, dites-le-nous au moins. Si la montée en flèche du harcèlement scolaire ne vous effleure pas l'esprit, soyez honnête, dites-le-nous. Si la surcharge mentale et le surmenage des jeunes de 12 à 18 ans ne représentent ni un problème ni un danger pour l'avenir de millions de jeunes, et ne sont pas votre priorité, soyez honnête, dites-le-nous. Si, aujourd'hui, des emplois du temps avec des journées commençant à 8 heures et se terminant à 18 heures, avec seulement une heure de pause, ne sont pas un souci pour vous, rendez-nous un immense service : dites-le-nous. Si les 150 000 jeunes bloqués sur Parcoursup cette année ne vous passe pas à l'esprit en vous rasant le matin, pitié, dites le nous !

 

Votre prédécesseur, Monsieur Attal, a préféré s'occuper de dicter aux jeunes filles comment elles devaient se vêtir. Madame Genetet, qui l'a remplacé, a su profiter d'une polémique et d'un dérapage pour esquiver la question. Madame Borne, qui vous a précédé, était davantage préoccupée par l'heure à laquelle Pronote cessait de fonctionner que par tout le reste.

 

Vous, votre mission s'arrête dans dix mois. Alors rendez-nous un service, le dernier, et peut-être le seul que vous puissiez encore nous rendre au vu de votre inaction durant l'ensemble de votre passage au gouvernement : répondez à notre questionnement, à notre colère, et ne nous dites pas une énième fois ce contre quoi l'administration Macron et ses ministres veulent se battre, mais les solutions concrètes que vous pouvez nous assurer d'y apporter.

 

Une réponse claire, précise et concise est attendue par l'ensemble de celles et ceux qui portent aujourd'hui cet appel.

 

Premiers sigantaires :

SEYDOU BA 

SMAEL AFNAÏ

HECTOR CLEMENTE

TERNECE NZAU 

MOUNA BENAMAR 

AWA WAGNE 

SORIBA SACKO 

WALID MANSOURI 

COLIN MARTI 

YANIS BENZAOUI 

PAULINE DELBE

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Seydou BALanceur de pétition

Voix de signataires

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