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En marge de NAZA: “Mes mains pleines de sang” de Claude Askolovitch.

Pierre LURCATFrance
1 Oct 2026

Alors que les risques de nouvelles attaques contre Israël se font de plus en plus aigus à l’approche du troisième anniversaire du 7-Octobre, un autre phénomène marquant devient de plus en plus visible: celui des Israéliens et des Juifs qui abondent dans le sens des ennemis de leur pays et de leur peuple, ou qui adoptent la posture de l’auto-accusation… Dernier exemple en date: celui du journaliste Claude Askolovitch, qui publie un livre au titre “sobre” et éloquent : Mes mains pleines de sang.... Pas moins que ça !

Pour comprendre une attitude aussi délirante, il faut revenir à l’ouvrage devenu classique de Theodor Lessing, La haine de soi juive, dans lequel le philosophe analysait des exemples de Juifs atteints de cette maladie de la psyché juive, en la reliant à la psychologie des “minorités qui souffrent”. L’explication de Lessing demeure certes actuelle, mais il convient d’ajouter qu’il existe une différence essentielle entre l’attitude des intellectuels juifs allemands et autrichiens atteints de haine de soi juive à son époque et celle de leurs homologues aujourd’hui.

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La différence, comme je l’ai déjà relevé, est que les Askolovitch, Horvilleur et consorts ne sont pas menacés physiquement pour leur appartenance au peuple Juif. Leur “souffrance” majeure (et leur souci principal) est en effet de préserver leur statut social et médiatique, mis en danger par la haine d’Israël planétaire depuis le 7-Octobre. C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter leur posture d’auto-accusation maladive et leur choix d’exposer au grand jour leurs “tourments” moraux, qui tournent invariablement autour de la double question : “Comment Israël s’autorise-t-il à tuer pour se défendre ?” et “Comment puis-je me dissocier des actes répréhensibles commis par Israël” ?

Ce faisant, ils reprennent à leur compte tous les poncifs de l’antisémitisme séculaire, en qualifiant la juste guerre menée par Israël de “guerre atroce” (Finkielkraut), son gouvernement de “fanatique” (idem) ou de “fasciste” (Askolovitch). Lorsque ce dernier intitule son livre Mes mains pleines de sang, il renvoie évidemment à l’image du Juif meurtrier, qui appartient à l’inconscient collectif séculaire, tant chrétien que musulman, et il joue véritablement avec le feu. Sous couvert d’auto-accusation, il accuse en fait l’ensemble du collectif juif, n’hésitant pas à écrire “notre nom est devenu celui d’un crime !”.

 

SUITE ICI:

https://pierrelurcat.substack.com/p/en-marge-de-naza-mes-mains-pleines?r=23fu02&utm_campaign=post-expanded-share&utm_medium=web

 

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