Pour la Psychanalyse
Jul 11, 2017
Quelle leçon tirer des premières prises de position du nouveau président de la République ? Certains d’entre nous ont espéré que le nouvel élu aurait à l’égard de la psychanalyse une attitude moins discriminatoire que ses prédécesseurs. Rien n’aurait été plus urgent compte tenu des souffrances psychiques de notre société. Mais hélas, jeudi dernier 6 juillet s’est tenue à l’Elysée en présence de Mr Macron, la réunion de lancement du 4e plan autisme. Certains de ses organisateurs (notamment le Professeur R. Delorme) avaient demandé que soient invités plusieurs praticiens et théoriciens reconnus internationalement dans ce domaine. Il s’agit du Pr Bernard Golse, du Dr Christine Gintz, du Dr Marie-Noëlle Clément, du Dr Patrick Landman et du Dr Tristan-garcia Fons. Nos représentants allaient-ils ou non être invités ? Le suspens a duré jusqu’à la dernière minute. Et finalement aucun d’entre nos collègues n’a été reçu à l’Elysée. Seul le Dr Bernard Odier a été reçu, mais à un autre titre que celui de psychanalyste. Que faut-il en penser ? L’ostracisme à l’égard de la psychanalyse va-t-il se poursuivre à un rythme qui semble s’accélérer ? Plusieurs fermetures de services orientés par la psychanalyse sont annoncées. L’exclusion des enfants d’une scolarité normale s’installe au nom de faux diagnostics, cautionnés par l’H.A.S. Le C.N.U. n’a pas pris de décisions qui permettraient un recrutement pluridisciplinaire des enseignants chercheurs… pour ne citer que quelques exemples de ces reculs. Va-t-il y avoir un autre choix que celui de réunir le nombre de voix nécessaires, afin de proposer une autre orientation ? La signature de la pétition reste d’actualité, en attendant de prochaines propositions.
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