Petition updateLettre au président de la république : Pour la PsychanalyseConférence de presse et puis, faisons connaissance !
Pour la Psychanalyse

Apr 14, 2017
A dix jours des présidentielles, voici notre communiqué de presse et une invitation aux journalistes. Et puis, faisons connaissance !
Les journalistes sont invités à une CONFÉRENCE DE PRESSE qui se tiendra le mercredi 19 avril 2017 à 19h, au milieu de la place de la république, au café bien nommé "Fluctuat nec Mergitur". Vous trouverez le communiqué de presse qui leur a été adressé ci-dessous.
Ensuite, à 19h30, FAISONS CONNAISSANCE ! Rendez-vous pour ceux qui le peuvent, à 19h30 en face du café "Fluctuat nec Mergitur" du côté de la statue. Pour faciliter cette rencontre et sortir de l'anonymat, les initiateurs qui seront présents publient leurs photos (en pièce-jointe).
COMMUNIQUE DE PRESSE
La grande inconnue des candidats à la présidentielle :
la souffrance psychique et les remèdes à lui apporter.
Cent quatre professionnels de la santé mentale, professeurs des universités, psychiatres, psychanalystes, psychologues et Chercheurs, se sont adressés aux candidats à la présidence de la république pour les alerter sur l’état désastreux des services de soins et leur demander des solutions urgentes, résumées en 16 questions. Vous trouverez sur le lien ci-dessous notre adresse aux candidats, de même que la lettre plus détaillée que nous y joignons.
https://www.change.org/p/aux-candidats-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence-de-la-r%C3%A9publique-pour-la-psychanalyse
La première pathologie en France est la dépression. Les traumatismes liés au terrorisme ont concerné tout le pays. Les nouveaux rapports de couple, le burn out, la toxicomanie, l’insertion scolaire, posent des problèmes qui concernent riches ou pauvres. La plupart des politiques méconnaissent ces problèmes. La seule solution apportée actuellement est les médicaments : ils sont consommés en quantité extraordinaire. Or, le ressort de toutes ces souffrances est psychologique. Ce ne sont nullement des maladies semblables à une grippe ou à un cancer. Pour leur compréhension et leur abord, les connaissances qu’apporte la psychanalyse sont à ce jour une aide considérable. C’est à partir d’elle que de nombreuses méthodes psychothérapeutiques sont mises en œuvre.
Des solutions existent. La psychiatrie européenne a atteint une qualité d’observation qui en a fait un outil irremplaçable pour les diagnostics. Cette clinique psychiatrique européenne a servi de modèle à toutes les recherches postérieures. La France peut s’enorgueillir d’avoir formé des cliniciens de haute qualité et ses écoles de psychanalyse ont un rayonnement mondial.
Or, cet apport clinique, thérapeutique et culturel important, a été supplanté dans les dernières années par les modèles inspirés du DSM 5 américain, recommandé par l’O.M.S. Le résultat en est des diagnostics superficiels qui ne laissent comme offre thérapeutique que les psychotropes. Ce ne sont que des palliatifs, dont l’efficacité est semblable à celle des drogues en général. Ils sont le plus souvent prescrits à vie avec un coût considérable.
Nous posons seize questions aux candidats :
I. Pour une psychiatrie de qualité
1) Adaptation du numerus clausus à l’entrée en faculté de médecine. Il crée les déserts médicaux.
2) Une formation spécifique des futurs psychiatres et pédopsychiatres. Elle n’existe plus.
3) Une formation spécifique des infirmiers en psychiatrie. Elle a été supprimée.
4) Il faut suspendre les enseignements donnés à l’université par les laboratoires pharmaceutiques.
5) Les enseignements aux formations thérapeutiques non pharmacologiques, à commencer par la psychanalyse, doivent être rétablis ou valorisés.
6) Promotion des lieux d’accueil sur le modèle des Maisons Vertes, ou de la clinique La Borde, de même que les lieux de vie accueillant les autismes et les toxicomanies.
II. Pour une formation des psychologues adaptée aux réalités de l’époque
1) Changement des critères qui s’opposent au recrutement des Enseignants chercheurs d’orientation psychanalytique.
2) Un enseignement concernant les autismes et la toxicomanie dès le niveau Master.
3) Un enseignement spécifique de la déradicalisation.
4) Une formation au debriefing des traumatismes des grandes catastrophes, comme les attentats.
III. Pour une médecine de ville informée de la souffrance psychique.
1) Une formation complémentaire pluridisciplinaire des médecins.
2) Ouverture aux formations thérapeutiques non pharmacologiques, notamment psychologiques et psychanalytiques.
3) Les médecins doivent actuellement coter leurs actes selon une classification orientée par le DSM 5 américain. Elle doit être remplacée par la classification française CFTMA et CFTMEA.
IV. Pour une recherche pluridisciplinaire
1) Les recommandations de la Haute Autorité de Santé doivent laisser aux cliniciens un libre choix thérapeutique. Il faut rappeler qu’elles ne sont pas opposables.
2) Les chercheurs en psychanalyse doivent être associés aux laboratoires de recherche, et cela avec leurs propres critères d’évaluation.
3) Une référence aux critères anglo-saxons ne doit plus être obligatoire pour la publication des résultats.
4) La publication en anglais dans des revues scientifiques américaines ne doit pas être obligatoire pour les recrutements.
V. Nous nous prononçons pour une collaboration avec les associations d’usagers à tous les niveaux de décision.
Support now
Sign this petition
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X