Dégradation de la vie quotidienne rue Navarin

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Au deuxième semestre 2014 s'installait au 14 rue de Navarin (VIème arrondissement de Marseille), dans un local commercial situé au rez-de-chaussée et donnant sur la rue, une Association en ayant fait l'acquisition et qui l'utilise afin d'y héberger les activités d'un groupuscule politique.

L'objet de cette pétition n'est nullement de se positionner en contestation ou de porter un jugement sur les idées dont ce groupe est le vecteur, mais bien d'attirer l'attention sur la façon dont la vie quotidienne des habitants de cette rue et des rues attenantes, s'est fortement dégradée depuis l'occupation de ce local.

Les habitants de la rue subissent depuis lors, des nuisances presque quotidiennes. En effet, les membres de ce mouvement se réunissent au minimum une fois par semaine, et selon leur agenda du moment jusqu'à cinq fois par semaine, à partir de 18h la plupart du temps. Ces réunions, rassemblant une dizaine à une trentaine de personnes, donnent lieu à l'occupation du trottoir par ses membres, qui passent au final peu de leur temps de réunion à l'intérieur du local. Ce comportement, s'il ne donne pas lieu à un bruit outrancier, constitue une nuisance certaine pour les riverains proches du local, qui subissent alors un brouhaha sur toute la durée de leur présence (dès lors qu'ils se trouvent hors de leur local), à savoir au moins deux ou trois heures consécutives. Si les occupants du local n'affichent ni hostilité ni incivilité, les riverains circulant sur le trottoir qu'ils occupent se retrouvent à naviguer au milieu de cet attroupement.

Par ailleurs, par la nature politique de leurs activités, la rue et ses habitants pâtissent régulièrement des conflits entre eux et leurs opposants. Ainsi, les murs de la rue sont régulièrement vandalisés par des graffitis d'insultes et/ou de menaces, ou placardés d'affiches de propagande. Le mobilier urbain est régulièrement recouvert d'autocollants. Au cours des six derniers mois, le quartier a été par deux fois complètement bloqué par les forces de l'ordre à cause d'affrontements, et ce pendant une journée entière.

Récapitulatif des faits constituant une dégradation de la qualité de vie quotidienne des riverains :

  • Graffitis (menaces/insultes) sur les murs ainsi que sur les trottoirs de la rue.
  • Collage d'affiches, d'autocollants de propagande dans la rue et les rues voisines (Tilsit, Bons enfants).
  • La porte du local a été enduite de verre pilé.
  • Du verre brisé a été retrouvé à plusieurs occasions devant le local.
  • Une grenade (fonctionnelle d'après les forces de l'ordre) a été retrouvée devant le local en pleine journée (le 18/09/2015).
  • Nuisances sonores et attroupements devant le local une à cinq fois par semaine pendant deux à trois heures.
  • Ponctuellement, réalisation de banderoles à même le trottoir.
  • Attroupement de plus d'une cinquantaine de personnes dans la rue, avec membres qui « faisaient le guet » aux angles des rues voisines et drapeaux durant toute une après midi lors de la « rentrée » du mouvement en septembre 2015.
  • Local fracturé/dégradé à plusieurs reprises la nuit, dont une fois celle suivant la manifestation d'avril décrite ci-après par un groupe d'au moins une trentaine de manifestants.
  • Rue bloquée par les forces de l'ordre (notamment la Compagnie Républicaine de Sécurité) durant toute une journée en avril 2016 entourant plus d'une cinquantaine de membres du groupe installé au 14 rue de Navarin, casqués et scandant des slogans et chants partisans, en réponse à une manifestation opposante qui a défilé dans les rues voisines (jusqu'à chaque barrage de police ceinturant le quartier), scandant également des slogans.
  • Rue bloquée de la même manière lors de la « rentrée » en octobre 2016, une nouvelle manifestation a été dispersée dans la rue voisine par les forces de l'ordre à renfort de gaz lacrymogènes. Durant cette journée, les occupants du local, entourés de part et d'autre par les forces de l'ordre, ont tenu une partie de leur réunion de rentrée à même la rue, y installant des chaises pour tenir leur discours et un stand, sous les fenêtres des riverains.
  • Rixe entre occupants du local et des individus devant le local à 2h30 du matin dans la nuit du 07 au 08/10/16 avec des barres de fer.

Nous ne sommes pas là pour juger les origines ou les raisons des nuisances que nous subissons, mais nous ne pouvons que constater factuellement la façon dont notre vie quotidienne s’est dégradée, le climat délétère qui s'est installé, et le sentiment d'être pris en otage d'une lutte n'ayant pas sa place dans ce quartier, jusqu'alors calme et familial, où, pour rappel, de nombreuses installations dédiées aux enfants sont présentes (deux écoles à proximité, un club de sport et un atelier de loisirs créatifs dans cette même rue).

Les nombreuses tentatives de dialogue avec les membres du groupe occupant le local n’ayant donné aucune amélioration, de nombreuses démarches individuelles ont été effectuées pour tenter de remédier à cette situation et d'attirer l'attention des pouvoirs publics sur celle-ci :

  • Appels réguliers aux forces de l'ordre (police nationale et municipale) pour les nuisances sonores, la police nationale ne s'est déplacée qu'à de rares occasions, auxquelles elles n'ont pas pu constater ces nuisances.
  • Sollicitation du Syndic de copropriétaires du 14 rue de Navarin
  • Mains courantes déposées auprès de la police par des riverains ainsi que par le Syndic du 14 rue de Navarin.
  • Courriers au Maire d'arrondissement.
  • Sollicitation du Comité d'Intérêt de Quartier.
  • Sollicitation de l'adjoint au maire à la propreté et au bruit.
  • Une médiation est actuellement en cours auprès de l'association ASMAJ entre un riverain et les occupants du local.

Jusqu'à présent, aucune de ces démarches individuelles n'a eu le moindre effet sur la situation, si ce n'est peut-être la médiation auprès de l'ASMAJ ayant débuté mi juin 2016 qui, même si le recul manque pour en assurer la pérennité, a eu pour effet de limiter la présence des occupants du local dans la rue de 18h00 à 20h30 (sensément une fois par semaine dans la mesure du possible), là où elle durait auparavant jusqu'à 22h, et ponctuellement jusqu'à minuit, plusieurs fois par semaine.

C'est pourquoi les signataires de cette pétition alertent les pouvoirs publics sur la situation qui est la leur, et en font appel à eux pour considérer cette situation et mettre les moyens nécessaires en œuvre pour y remédier, afin de pouvoir retrouver la quiétude d'un quotidien bien éloigné des préoccupations partisanes dont elle fait aujourd'hui trop régulièrement l'objet ; quiétude qu'elle avait avant l'installation de ce groupe dans ce local.

 

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