Les mobilités douces à Novalaise : une farce environnementale et sécuritaire


Les mobilités douces à Novalaise : une farce environnementale et sécuritaire
Das Problem
La municipalité de Novalaise s’est fixé pour objectif de favoriser les « liaisons douces » pour relier les hameaux environnants au centre du bourg. Sous ce terme il faut comprendre des déplacements qui n’impliquent pas de véhicule automobile, c'est-à-dire à pied ou à vélo. Ces cheminements doivent aussi permettre aux personnes à mobilité réduite d’éviter d’utiliser leur automobile.
Les abords du hameau des Bottières doivent ainsi faire l’objet d’aménagements permettant aux habitants riverains de relier le hameau au centre du bourg par ces « liaisons douces ».
Le projet préalablement décidé en détail en conseil municipal a été présenté aux riverains fin 2024. Ces derniers ont ainsi appris qu’un chemin allait être réalisé entre l’intersection basse de la D36 et de la route des Bottières, le long de la D36, puis qu’un ancien chemin rural allait être remis en état et que le cheminement continuerait le long de la D36 jusqu’à l’intersection de Vaizieux.
Il est louable que la municipalité prenne des mesures afin que les riverains évitent de prendre leur véhicule pour se rendre au centre du village.
Est-ce que l’aménagement proposé répond à cet objectif de « liaisons douces » ?
En partant de l’intersection basse de la route des Bottières et de la D36, un trottoir en béton bitumineux va être réalisé jusqu’au chemin rural et va se prolonger jusqu’aux bennes à ordures (« point d’apport volontaire »). Ce trottoir de 1,40m de largeur est placé sur une bande de terrain enherbé appartenant à un riverain et que ce dernier entretient régulièrement. Un trottoir asphalté de 1,40m répond-il au critères de « mobilité douce » ? Clairement non puisque les cyclistes ne pourront l’emprunter. Ces derniers devront continuer à rouler sur la D36.
Ce trottoir ne permettra pas non plus aux personnes à mobilité réduite de l’utiliser vu sa pente. Du reste, la poursuite du trajet en empruntant le chemin rural qui sera aménagé avec un revêtement artificiel n’est, au vu de sa forte pente, pas adapté non plus à ces derniers.
Quels usagers reste-t-il pour ce chemin censé être conçu pour des « mobilités douces » : les piétons !
Or, depuis que le hameau des Bottières existe, les piétons ont toujours emprunté les mêmes chemins pour descendre au centre du village: soit l’accotement enherbé de la D36, soit l’ancien chemin rural reliant Ayn à Novalaise puis la D36.
Une rencontre avec Mme le maire fait ressortir un autre argument présenté par la municipalité en faveur de ce projet : la sécurité des usagers riverains.
L’argument sécuritaire est imparable. Que ne ferait-on pas pour éviter un accident ?
Malheureusement, les collisions mortelles entre automobiles et deux-roues n’épargnent pas Novalaise. Nous avons pu lire la triste nouvelle d’un accident impliquant un cycliste qui s’est produit le 12.12.2025 sur la D.916. (1)
La D36 est particulièrement dangereuse dû à sa forte pente au niveau des Bottières, à son étroitesse, au manque de visibilité en raison du virage serré, au nombre de véhicules larges et encombrants qui y circulent comme les engins agricoles, les camions de transport laitier, BTP ou forestier et finalement à une limitation de vitesse inadaptée (70km/h). Un trottoir commençant au bas de la descente d’Ayn au niveau d’une courbe prononcée se révèle être un obstacle supplémentaire pour les deux-roues qui ne pourront plus emprunter l’accotement si nécessaire en raison de la présence d’un trottoir surélevé par rapport à la chaussée et donc n’auront plus la possibilité, si nécessaire, de s’écarter et de rouler sur la bande enherbée se trouvant à hauteur de la chaussée ("zone d'évitement au regard de la faible largeur de la chaussée 5,10m").
Ensuite, les intersections (priorité à droite!) ne sont pas sécurisées et bon nombre d’usagers venant d’Ayn les ignorent.
Ainsi, ces intersections haute de la D36 avec la route des Bottières (en direction d’Ayn) et basse (en direction du Bourg) sont dangereuses et accidentogènes. Si nous n’avons jamais eu connaissance de piétons blessés sur le parcours actuel Bottières-Bourg, nous avons été témoins de trois accidents impliquant des deux-roues au niveau de l’intersection basse de la D36 et de la route des Bottières. Et la municipalité ne fait rien pour améliorer la sécurité de cette intersection où les usagers sortant de la route des Bottières sont prioritaires par rapport au trafic venant d’Ayn.
En 2004 un projet de sécurisation de cette intersection avait vu le jour. Il consistait à déplacer l’entrée basse de la route des Bottières d’une quinzaine de mètres en remontant vers Ayn. La sortie de la route des Bottières restant à son emplacement actuel. Le trafic venant du Bourg et tournant dans la route des Bottières avait ainsi la visibilité du trafic d’Ayn , en particulier les deux-roues, et résolvait le problème qui persiste de deux véhicules ne pouvant se croiser au niveau de l’entrée basse de la route des Bottières. Cette solution pourtant toujours réalisable n’est plus d’actualité. La municipalité actuelle ignore cette solution.
Pourquoi ne pas adopter des mesures dans le cadre d’un aménagement pour des mobilités douces qui sécurise le trafic des deux-roues ?
Les grands perdants de ces aménagements sont les deux-roues.
Et que dire des jeunes enfants qui remontent la D36 depuis l’intersection basse Bottières/D36 en direction d’Ayn ? Ces derniers n’auront pas droit à un aménagement spécifique garantissant leur sécurité.
Pourquoi ?
Un trottoir asphalté de 1,40m de large le long de la D36 depuis l’intersection basse D36/Route des Bottières jusqu’au début du chemin rural sera-t-il plus sûr pour les piétons, comme l’affirme Mme le maire ?
Nous nous permettons d'en douter. En effet, personne ne sera surpris d’apprendre qu’il neige en hiver en Savoie et qu’un chemin artificialisé, enneigé et glacé, en pente de surcroît, peut se révéler particulièrement glissant et dangereux pour les piétons qui pourraient l’emprunter et qui seront dès lors amenés à se rendre au Bourg avec leur véhicule. Ce n’est pas la cas avec la bande enherbée actuelle, tout au plus faut-il des chaussures adaptées.
Par ailleurs, alors que d’autres villes reviennent en arrière sur l’artificialisation des sols (Chambéry, Lyon), Mme le Maire nous propose encore plus de béton et d’asphalte dans une commune qui perd son aspect rural.
De toute évidence ce ne sont ni une motivation environnementale ni une motivation sécuritaire qui poussent Mme le maire à faire ces aménagements.
Le coût estimé de ces aménagements s’élève à 237.861,60 € TTC d’argent public.
Le coût de l'intervention du maître d’œuvre n'est pas connu. Il s'agit du cabinet Isagéo, dont le gérant siège au conseil municipal, et qui a été en charge de l'aménagement en « mobilité douce » des Giffards, ainsi que divers autres projets sur la commune de Novalaise .
En signant cette pétition vous envoyez un signal clair aux élus afin de leur faire part de votre désaccord et mécontentement sur cette manière de procéder, d’imposer des projets superflus, et de gaspiller l’argent public.

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Das Problem
La municipalité de Novalaise s’est fixé pour objectif de favoriser les « liaisons douces » pour relier les hameaux environnants au centre du bourg. Sous ce terme il faut comprendre des déplacements qui n’impliquent pas de véhicule automobile, c'est-à-dire à pied ou à vélo. Ces cheminements doivent aussi permettre aux personnes à mobilité réduite d’éviter d’utiliser leur automobile.
Les abords du hameau des Bottières doivent ainsi faire l’objet d’aménagements permettant aux habitants riverains de relier le hameau au centre du bourg par ces « liaisons douces ».
Le projet préalablement décidé en détail en conseil municipal a été présenté aux riverains fin 2024. Ces derniers ont ainsi appris qu’un chemin allait être réalisé entre l’intersection basse de la D36 et de la route des Bottières, le long de la D36, puis qu’un ancien chemin rural allait être remis en état et que le cheminement continuerait le long de la D36 jusqu’à l’intersection de Vaizieux.
Il est louable que la municipalité prenne des mesures afin que les riverains évitent de prendre leur véhicule pour se rendre au centre du village.
Est-ce que l’aménagement proposé répond à cet objectif de « liaisons douces » ?
En partant de l’intersection basse de la route des Bottières et de la D36, un trottoir en béton bitumineux va être réalisé jusqu’au chemin rural et va se prolonger jusqu’aux bennes à ordures (« point d’apport volontaire »). Ce trottoir de 1,40m de largeur est placé sur une bande de terrain enherbé appartenant à un riverain et que ce dernier entretient régulièrement. Un trottoir asphalté de 1,40m répond-il au critères de « mobilité douce » ? Clairement non puisque les cyclistes ne pourront l’emprunter. Ces derniers devront continuer à rouler sur la D36.
Ce trottoir ne permettra pas non plus aux personnes à mobilité réduite de l’utiliser vu sa pente. Du reste, la poursuite du trajet en empruntant le chemin rural qui sera aménagé avec un revêtement artificiel n’est, au vu de sa forte pente, pas adapté non plus à ces derniers.
Quels usagers reste-t-il pour ce chemin censé être conçu pour des « mobilités douces » : les piétons !
Or, depuis que le hameau des Bottières existe, les piétons ont toujours emprunté les mêmes chemins pour descendre au centre du village: soit l’accotement enherbé de la D36, soit l’ancien chemin rural reliant Ayn à Novalaise puis la D36.
Une rencontre avec Mme le maire fait ressortir un autre argument présenté par la municipalité en faveur de ce projet : la sécurité des usagers riverains.
L’argument sécuritaire est imparable. Que ne ferait-on pas pour éviter un accident ?
Malheureusement, les collisions mortelles entre automobiles et deux-roues n’épargnent pas Novalaise. Nous avons pu lire la triste nouvelle d’un accident impliquant un cycliste qui s’est produit le 12.12.2025 sur la D.916. (1)
La D36 est particulièrement dangereuse dû à sa forte pente au niveau des Bottières, à son étroitesse, au manque de visibilité en raison du virage serré, au nombre de véhicules larges et encombrants qui y circulent comme les engins agricoles, les camions de transport laitier, BTP ou forestier et finalement à une limitation de vitesse inadaptée (70km/h). Un trottoir commençant au bas de la descente d’Ayn au niveau d’une courbe prononcée se révèle être un obstacle supplémentaire pour les deux-roues qui ne pourront plus emprunter l’accotement si nécessaire en raison de la présence d’un trottoir surélevé par rapport à la chaussée et donc n’auront plus la possibilité, si nécessaire, de s’écarter et de rouler sur la bande enherbée se trouvant à hauteur de la chaussée ("zone d'évitement au regard de la faible largeur de la chaussée 5,10m").
Ensuite, les intersections (priorité à droite!) ne sont pas sécurisées et bon nombre d’usagers venant d’Ayn les ignorent.
Ainsi, ces intersections haute de la D36 avec la route des Bottières (en direction d’Ayn) et basse (en direction du Bourg) sont dangereuses et accidentogènes. Si nous n’avons jamais eu connaissance de piétons blessés sur le parcours actuel Bottières-Bourg, nous avons été témoins de trois accidents impliquant des deux-roues au niveau de l’intersection basse de la D36 et de la route des Bottières. Et la municipalité ne fait rien pour améliorer la sécurité de cette intersection où les usagers sortant de la route des Bottières sont prioritaires par rapport au trafic venant d’Ayn.
En 2004 un projet de sécurisation de cette intersection avait vu le jour. Il consistait à déplacer l’entrée basse de la route des Bottières d’une quinzaine de mètres en remontant vers Ayn. La sortie de la route des Bottières restant à son emplacement actuel. Le trafic venant du Bourg et tournant dans la route des Bottières avait ainsi la visibilité du trafic d’Ayn , en particulier les deux-roues, et résolvait le problème qui persiste de deux véhicules ne pouvant se croiser au niveau de l’entrée basse de la route des Bottières. Cette solution pourtant toujours réalisable n’est plus d’actualité. La municipalité actuelle ignore cette solution.
Pourquoi ne pas adopter des mesures dans le cadre d’un aménagement pour des mobilités douces qui sécurise le trafic des deux-roues ?
Les grands perdants de ces aménagements sont les deux-roues.
Et que dire des jeunes enfants qui remontent la D36 depuis l’intersection basse Bottières/D36 en direction d’Ayn ? Ces derniers n’auront pas droit à un aménagement spécifique garantissant leur sécurité.
Pourquoi ?
Un trottoir asphalté de 1,40m de large le long de la D36 depuis l’intersection basse D36/Route des Bottières jusqu’au début du chemin rural sera-t-il plus sûr pour les piétons, comme l’affirme Mme le maire ?
Nous nous permettons d'en douter. En effet, personne ne sera surpris d’apprendre qu’il neige en hiver en Savoie et qu’un chemin artificialisé, enneigé et glacé, en pente de surcroît, peut se révéler particulièrement glissant et dangereux pour les piétons qui pourraient l’emprunter et qui seront dès lors amenés à se rendre au Bourg avec leur véhicule. Ce n’est pas la cas avec la bande enherbée actuelle, tout au plus faut-il des chaussures adaptées.
Par ailleurs, alors que d’autres villes reviennent en arrière sur l’artificialisation des sols (Chambéry, Lyon), Mme le Maire nous propose encore plus de béton et d’asphalte dans une commune qui perd son aspect rural.
De toute évidence ce ne sont ni une motivation environnementale ni une motivation sécuritaire qui poussent Mme le maire à faire ces aménagements.
Le coût estimé de ces aménagements s’élève à 237.861,60 € TTC d’argent public.
Le coût de l'intervention du maître d’œuvre n'est pas connu. Il s'agit du cabinet Isagéo, dont le gérant siège au conseil municipal, et qui a été en charge de l'aménagement en « mobilité douce » des Giffards, ainsi que divers autres projets sur la commune de Novalaise .
En signant cette pétition vous envoyez un signal clair aux élus afin de leur faire part de votre désaccord et mécontentement sur cette manière de procéder, d’imposer des projets superflus, et de gaspiller l’argent public.

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Petition am 1. Februar 2026 erstellt