DEMISSION DE C. CASTANER

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Un avocat est revenu sur les propos de Christophe Castaner pour rappeler qu'aucun manifestant pacifique ne peut être arrêté ni condamné pour le simple fait d'avoir manifesté, même en cas de présence de casseurs.

"Évidemment que c'est faux juridiquement, mais en le disant et de manière aussi martiale la veille d'une manifestation, l'intention c'est de faire peur aux gens."

"Je n'ai jamais vu un policier ou un gendarme attaquer un manifestant ou attaquer un journaliste."
Christophe Castaner, 14.01.2019

Que se passe-t-il dans la magistrature française ? Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois semble avoir instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a la stratégie du ministère de l’Intérieur autour de la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais, malheureusement, la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui s’apparente, désormais, à une entreprise de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles.

Castaner, ministre de la Menace
Naturellement, les pressions se font nombreuses contre les avocats qui s’élèvent contre ces dérives et font leur devoir. Gare à la fermeté, l’exigence ou la passion, les plaintes du parquet contre les défenseurs dégringolent immédiatement. Et, naturellement, il y a le refus obstiné de se pencher sur la multiplication des violences policières, sur l’usage incroyablement excessif de la force. Notamment avec les flashs ball et les grenades de désencerclement utilisés en violation de règles pourtant claires. Et puis il y a bien sûr la violence directe, arbitraire, dont de multiples vidéos donnent de tristes exemples. Cette impunité, qui ne peut qu’être un choix délibéré, provoque fatalement l’émotion et la rage. Le procureur de Toulon ayant sous les yeux les vidéos du commandant Didier Andrieux permettant de voir parfaitement à qui on avait affaire a trouvé le moyen de se déshonorer en refusant immédiatement toute enquête au motif que le comportement du commandant frappeur aurait été « proportionné ». On rappellera que, par le passé ce n’était pas l’avis de ses subordonnés, et que le préfet, plus malin et devant l’évidence, a demandé une enquête de l’IGPN.

 


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