Petition updateStop au massacre des forêts et des réserves naturelles protégées du cap Spartel de TangerRéserve naturelle protégée de Donabo et du cap Spartel : 4 semaines plus tard

Société Civile de Tanger et du Maroc

Mar 5, 2017
Quatre semaines après le lancement de la pétition contre l'atteinte à la Réserve naturelle du parc Donabo et du cap Spartel plusieurs éléments méritent d'être rappelés et d'autres révélés.
1. Ce dossier concerne la dernière Réserve naturelle protégée du nord-ouest marocain, englobant les zones de Donabo, de Médiouna et du fameux cap Spartel.
2. C'est la DERNIERE réserve naturelle. Après tout ce qu'a connu Tanger au cours de ces dernières années, les citoyens et la société civile se devaient de réagir.
3. Le parc Donabo en tant que tel et selon le Plan d'aménagement urbain en cours et futur (entrée en vigeur ce mois-ci) est classé Zone Réserve Naturelle. C'est dire que pour y toucher, il existe une procédure contraignante et soulise à diverses commissions.
4. Les nombreux articles de presse dont ceux de Tel Quel, Ledesk.ma ou encore Médias24.com ou Ouest-France soulignent le non-respect des règles juridiques dans cette affaire : une autorisation d'abattage d'arbres basée sur une loi de 1916 considérée caduque par des experts juridiques accordée par une caid chef de district qui dépend directement du wali de Tanger. Cette caducité tient notamment aux lois environnementales entrées en vigueur dans notre pays ces dernières années.
5. La répétition de fausses assertions sur les arbres malades ou morts n'en fait pas une vérité. Hors du terrain de 7800 m² loué à 15600 DH/ an (2DH/an/m²), et seulement à quelques mètres de là, il n'existe pas d'arbres malades.
6. Les assertions d'une presse de caniveau sur des résidents du parc Donabo qui cherchent à protéger leur confort et à cacher leurs extensions et provenant d'un organe dirigé par un ancien élu déjà condamné et emprisonné pour faux et usage de faux dans des affaires de biens immobiliers sont ridicules. Il n'en reste pas moins que les services concernés sont invités à vérifier les constructions et les délimitations des quatre propriétés du parc Donabo.
7. Le fait que plusieurs mois après le démarrage de l'abattage des arbres, certains organes distillent l'information comme quoi le projet de jardin botanique aurait reçu, début mars, une autorisation officielle confirment ce qui a été écrit par la presse sérieuse et respectable depuis plusieurs semaines.
8. On ne peut que déplorer le silence de la wilaya de Tanger et des services des eaux et Forêts sur ce dossier. Malgré plusieurs tentatives pour les contacter, ils ne souhaitent pas fournir de réponses à plusieurs questions : sur le dossier juridique, l'autorisation du Centre régional d'investissement, les expertises scientifiques des arbres, le nombre, jamais spécifié, d'arbres "autorisés" à l'abattage.
9. L'opacité régnant autour de ce dossier, l'insulte et la diffamation par des milieux louches qui défendent ce projet font fi de la gouvernance civilisée, des principes d'autorité administrative et des engagements nationaux et internationaux de notre pays en matière de sauvegarde de l'environnement, de nos forêts et de nos paysages naturels.
10. Qu'on se le dise : la Zone Réserve Naturelle de Tanger et du cap Spartel est la dernière du genre. Si elle est touchée, il n'y en aura plus d'autre après. Nous comptons demander à la justice de veiller à sa protection.
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