L'exclusion de l'archevêque Monseigneur Jean Mbarga au Cameroun

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Résumé: Monseigneur Jean Mbarga a été complice de l'emprisonnement des fidèles de l'église depuis dimanche le 28/10/2018.

Le problème: Le 28 octobre 2018 des fidèles chrétiens de l'église catholique se sont rendus à leur lieu de prière habituel pour sanctifier le jour du Seigneur. En raison du contexte de crise postélectorale qu'il fait, lié aux fraudes massives constatées aucours de l'élection présidentielle passée, ils ont profité à la sortie de la messe pour adresser un message à l'opinion nationale que nous reproduisons ici: "non au hold-up électoral ; nous voulons la vérité des urnes", et ce, sur le pavillon de l'église qui est un territoire du Vatican. Monseigneur Mbarga qui a toujours pactisé avec le régime dictatorial en place s'est empressé de faire venir la police à l'intérieur de ce territoire violer les droits les plus élémentaires des citoyens en les brutalisant. 18 personnes au total ont été embarqués et depuis lors, ils séjournent dans les geôles de la police judiciaire et sont privés de repas et d'eau à boire. Parmi ces 18 on compte trois mères d'enfants et une jeune femme enceinte de 4 mois du prénom d'Astride. Depuis  ces femmes sont torturées et privés et de visite et de repas. Une confidence d'un officier de la délégation regionale de la police judiciaire nous a indiqué que monseigneur Jean Mbarga a demandé à ce qu'ils ne soient pas relachés. L'acte de l'archevêque est scandaleux et viole les principes de notre église. Les fidèles chrétiens n'ont rien fait de plus que de réclamer ce pourquoi nous nous battons tous, la vérité ; parce que c'est elle qui cultive la paix. Afin de mieux comprendre l'indignation des camerounais, nous mettons à la suite de ce texte une lettre qui a été adressée à monseigneur Jean Mbarga le matin du lundi 29 octobre par un activiste.

Lettre ouverte à Jean Mbarga, Archevêque de Yaoundé.

HommeHomme de 'Dieu', Votre sortie d'hier m'a fait couler une larme. J'avoue que j'ai faibli en lisant le rapport y afférant ; j'avoue que j'ai eu froid dans le dos. En une lecture seulement j'ai regretté tous les sacrements que j'ai dû prendre de ma petite jeunesse au sein de votre institution. Certains m'ont souvent dit qu'il y'a la religion, les religieux, l'église, les ministres de l'église et Dieu. Mais comme on le dit vulgairement, tout çà c'est la même chose. J'aurais dû passer toutes ces heures perdues à l'église à jouer au football comme nombreux de mes amis et peut-être que je serais à ce jour un très grand talent international. Mais passons outre cette parenthèse. Monsieur l'homme de ''Dieu'', Vous avez dénoncé la ''profanation'' de votre institution par des militants du MRC. Profanation ! Militants du MRC ! Ça sonne comme une procuration et sur le cour c'est vous qui vous fourvoyez en profanant votre posture d'homme de Dieu et conciliateur que certains appellent, j'ignore encore pourquoi, monseigneur. Il est clair que quelqu'un vous a demandé de faire cette sortie en l'orientant vers le MRC pour tenter, mais c'est très vain, de ternir la légitimité qu'il a acquise depuis un moment aux yeux des camerounais. Pour un homme de foi, vous êtes de mauvaise foi. Les images en circulation de ce qui a eu lieu hier dans l'enceinte de votre cathédrale ne montrent pas en quoi ces Monsieurs et dames seraient à tous prix des militants du MRC. Je ne veux pas dire que la manifestation n'avait rien à voir avec le MRC, non. Je veux vous dire qu'il s'agissait de Camerounais divers venus exprimer leur malaise. Profanation ! Non mais avez-vous vous évalué la profondeur sémantique de ce mot? Profanation !! Comme c'est fort! Mais dites donc monsieur l'homme de Dieu, Ces gens sont arrivés dans votre cathédrale et y ont assisté à une messe. À la fin ils se sont déportés vers l'extérieur et comme on le voit sur les images, ont levé leur voix écrite vers le ciel pour passer un message spécifique. J'ai beau fouillé et refouillé je me demande à quel moment ils auraient donc profané votre institution, je dis bien 'votre'. lorsqu'il contribuait à la quête dans l'église, était-ce donc çà de la profanation ? Monsieur l'homme de Dieu, Quel milieu est mieux approprié qu'une église pour dénoncer un vol? une spoliation ? Un braquage ? Et à cet effet, le message "non au Hold-up" n'est en rien différent du ''tu ne voleras point" tel que prescrit par Dieu dans votre bible. En quoi est-ce une profanation lorsque des jeunes se tiennent sur le pavillon d'une église pour rappeler au monde, mais surtout aux politiciens qu'ils ne devraient pas voler le choix du peuple ? Non, ce ne peut en être une. Et contrairement à ce que vous essayez de faire croire aux gens, la politique et l'église catholique ont toujours fait cavaliers solidaires. Et même, comme je l'ai dit, ce n'était pas des politiciens hier à la cathédrale ; c'était des hommes de foi qui sont venus crier leur ras-le-bol à Dieu. Vous auriez été sérieux que vous vous seriez saisi de l'affaire en essayant entre autres de rencontrer ces jeunes pour essayer de comprendre les raisons de leur manifestation ; voilà votre rôle ! Votre rôle n'est pas de lire des discours politiques qu'on vous a prescrits par un coup de fil pour essayer de donner une orientation politicienne à un acte citoyen et chrétien qui est celui d'interpeller sur le sixième commandement de Dieu: "non au hold-up ; oui à la vérité"! Non monsieur l'archevêque ce message n'est pas une profanation de votre 'sacré'. La seule et unique profanation qu'il y'a eu hier est venue de vous, lorsque vous avez laissé des gendarmes entrer dans l'enceinte d'une église violer les droits des citoyens en détresse. 18 personnes au total selon l'information que nous avons ont été interpellés au sein de votre institution ; voilà un acte de profanation. Sous vos yeux ils ont brutalisé des citoyens venus crier à Dieu leur indignation contre un acte grotesque de vol électoral, contre un acte de braquage électoral, l'un des plus scandaleux qu'il n'ait jamais eu. La profanation c'est quand dans cette même cathédrale des personnes que vous côtoyez au quotidien sodomisent des jeunes enfants en guise de pratique occulte. Monsieur n'avez-vous pas honte de cracher sur toutes les irrégularités graves et insoutenables ayant entaché ce scrutin électoral et d'accorder votre soutien à un vieillard de 86ans dont la proactivité s'est définitivement échouée? N'avez-vous pas honte d'apporter votre caution à ces actes ridicules de faussaires ? Dans votre récentes intervention qu'ils ont prescrite pour contrecarrer celle de Monseigneur Kleda, vous n'avez pas caché votre parti pris pour le mensonge, le vol, le viol, les abus. Bien-sûr, qui vous connait n'en est pas surpris. Mais si vous êtes un homme de Dieu feignez quand-même d'être du côté de la vérité parce que c'est elle qui construit la paix. Vous voulez condamner une profanation ? Condamnez d'abord l'assassinat de monseigneur Bala. Il me souvient que vous n'avez jamais rien dit à propos. Condamnez celui de Mgr Kounou, de l'abbé Bikoa, de l'abbé Joseph Mbassi, celui de Abbé Zambo, du père Fontegh, de Mgr Plumey, du père Amougou; celui des sœurs germaine et Leonne, du père Engelbert Mveng; celui du curé Claude Ndi, du frère Marie-Dominique, du frère Anton Probst, de l'abbé Xavier Mekong; celui du curé Joseph Yamb et plus récemment celui de l'abbé Armel Djama; tous ces confrères assassinés par ce régime depuis 1982. Voilà de la profanation !!! Pourquoi n'en parlez-vous jamais ? La profanation c'est quand Mgr Tony Bakott ne mâche pas ses mots pour dire qu'il y'a trop de bamileke à l'Université catholique ; c'est quand des hommes d'église montent des jeunes pour barrer la voie à un autre homme d'église dans "leur ville" ; ces quand des gens vont déféquer partout sur la place d'une cathédrale y compris sur le tabernacle pour repousser un homme de Dieu parce qu'il est Bamileke. Voilà des actes de profanation. Votre propre silence sur la situation chaotique de nos frères et sœurs de la zone anglophone, votre mépris de la misère de nos frères du septentrion, votre déni de la vérité que vous avez vue et entendue me laissent penser que vous n'avez rien d'un homme de Dieu. Monsieur Jean Mbarga, un vent nouveau se lève sur le Cameroun. À son sifflet vous faites la soude oreille parce que vous surestimez le pouvoir de vos patrons. Mais lorsque le peuple se lèvera décidément contre ses bourreaux j'espère que vous aurez assez de temps pour prendre vos sandalettes. On ne se moque pas d'un peuple qui souffre et de surcroît, tout un archevêque. Je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais du temps que je vivais encore à Yaoundé il y'avait beaucoup de mendiants autour de votre cathédrale. À bon entendeur. . . Respectueusement votre, Kand Owalski

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