Fichage à l'université: les précaires aussi concerné-es

Le problème

L’existence d’une liste nominative de personnes engagées dans le mouvement social de 2018 portée par l’administration et certaines directions d’UFR de l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès est une honte (https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/affaire-du-fichage-politique-universite-jean-jaures-toulouse-syndicat-sud-porte-plainte-1774545.html De tels agissements sont d'autant plus inacceptables dans un établissement universitaire censé former à l'esprit critique et promouvoir la liberté d'expression et de pensée.

Ce fichage politique est un outil de représailles et de contrôle des personnes identifiées (selon des critères obscurs) qui avaient exprimé des opinions critiques vis-à-vis des réformes de l’université alors en cours. Les responsabilités ne se limitent pas aux trois noms cités dans la presse : François Pelisset, Alain Miaoulis, Michèle Saint-Jeanet toutes les responsabilités doivent être établies et sanctionnées. Pour autant, ce procédé détestable n'est pas un cas isolé. Les pressions politiques sont monnaie courante dans notre quotidien à l’université : des mails adressés personnellement pour dissuader de faire grève, des prises à partie publiques contre des membres du personnel mobilisé-es, des discriminations au recrutement… Dans la plupart des cas, ces méthodes, pourtant largement répandues, reposent sur une culture de l’informel et du non-dit. Ce fichage sur la base de positions politiques à l'UT2J a simplement permis de les rendre visibles.

 


Ces listes inqualifiables n'ont pas épargné les précaires, puisque l'un d'entre eux y figure. Il s’agit d’une double peine pour elles et eux qui sont déjà vulnérables et ainsi plus exposés aux conséquences de la répression politique.

Nous, précaires, pouvons être renvoyé-es du jour au lendemain ou voir nos moindres perspectives dans le milieu de l’ESR anéanties au moindre faux pas, crime de lèse majesté ou simple désaccord. Le système universitaire qui s'organise désormais autour de la précarité nous fragilise politiquement. Il ne peut y avoir de prétentions à la démocratie dans un système aux tendances parfois féodales qui cultive les inégalités et la précarité.

 

Comment s’exprimer ou se positionner librement quand :

nous travaillons sans contrat

nous sommes souvent payé-es en dehors de toute légalité (parfois en livres, en ordinateurs, de main à main)

nous sommes payé-es 14 centimesen dessous du SMICdepuis le 1er janvier 2019

nous sommes sollicité-es pour du travail gratuit (réunions, surveillances d'examen, corrections de copies, création de contenus pédagogiques...)

avec l'unique objectif derester en lice dans la compétition acharnée pour un poste universitaire qui tient davantage du mirage que d’un réel possible

 

Nous dénonçons l’existence de type de ce fichage politique qui nous précarise politiquement

Nous dénonçons ce système professionnel qui nous précarisent socialement

Nous dénonçons l’institutionnalisation de la précarité généralisée par des réformes qui détruisent des services publics et des solidarités sociales et professionnelles

La précarité est le seul horizon que les réformes actuelles nous imposent

Aujourd’hui, si vous n’êtes pas précaires, qu’en sera-t-il demain ?

Par cette pétition, actrices et acteurs de l’université, précaires et non précaires (futur-es précaires), nous en appelons à la solidarité professionnelle et sociale, à la mobilisation dans un contexte d’attaques sans précédent contre l’ESR, contre les services publics, contre les retraites.

précaires.mirail@gmail.com

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Collectif précaires UT2J-Le MirailLanceur de pétition
Cette pétition avait 290 signataires

Le problème

L’existence d’une liste nominative de personnes engagées dans le mouvement social de 2018 portée par l’administration et certaines directions d’UFR de l’Université Toulouse 2 Jean Jaurès est une honte (https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/haute-garonne/toulouse/affaire-du-fichage-politique-universite-jean-jaures-toulouse-syndicat-sud-porte-plainte-1774545.html De tels agissements sont d'autant plus inacceptables dans un établissement universitaire censé former à l'esprit critique et promouvoir la liberté d'expression et de pensée.

Ce fichage politique est un outil de représailles et de contrôle des personnes identifiées (selon des critères obscurs) qui avaient exprimé des opinions critiques vis-à-vis des réformes de l’université alors en cours. Les responsabilités ne se limitent pas aux trois noms cités dans la presse : François Pelisset, Alain Miaoulis, Michèle Saint-Jeanet toutes les responsabilités doivent être établies et sanctionnées. Pour autant, ce procédé détestable n'est pas un cas isolé. Les pressions politiques sont monnaie courante dans notre quotidien à l’université : des mails adressés personnellement pour dissuader de faire grève, des prises à partie publiques contre des membres du personnel mobilisé-es, des discriminations au recrutement… Dans la plupart des cas, ces méthodes, pourtant largement répandues, reposent sur une culture de l’informel et du non-dit. Ce fichage sur la base de positions politiques à l'UT2J a simplement permis de les rendre visibles.

 


Ces listes inqualifiables n'ont pas épargné les précaires, puisque l'un d'entre eux y figure. Il s’agit d’une double peine pour elles et eux qui sont déjà vulnérables et ainsi plus exposés aux conséquences de la répression politique.

Nous, précaires, pouvons être renvoyé-es du jour au lendemain ou voir nos moindres perspectives dans le milieu de l’ESR anéanties au moindre faux pas, crime de lèse majesté ou simple désaccord. Le système universitaire qui s'organise désormais autour de la précarité nous fragilise politiquement. Il ne peut y avoir de prétentions à la démocratie dans un système aux tendances parfois féodales qui cultive les inégalités et la précarité.

 

Comment s’exprimer ou se positionner librement quand :

nous travaillons sans contrat

nous sommes souvent payé-es en dehors de toute légalité (parfois en livres, en ordinateurs, de main à main)

nous sommes payé-es 14 centimesen dessous du SMICdepuis le 1er janvier 2019

nous sommes sollicité-es pour du travail gratuit (réunions, surveillances d'examen, corrections de copies, création de contenus pédagogiques...)

avec l'unique objectif derester en lice dans la compétition acharnée pour un poste universitaire qui tient davantage du mirage que d’un réel possible

 

Nous dénonçons l’existence de type de ce fichage politique qui nous précarise politiquement

Nous dénonçons ce système professionnel qui nous précarisent socialement

Nous dénonçons l’institutionnalisation de la précarité généralisée par des réformes qui détruisent des services publics et des solidarités sociales et professionnelles

La précarité est le seul horizon que les réformes actuelles nous imposent

Aujourd’hui, si vous n’êtes pas précaires, qu’en sera-t-il demain ?

Par cette pétition, actrices et acteurs de l’université, précaires et non précaires (futur-es précaires), nous en appelons à la solidarité professionnelle et sociale, à la mobilisation dans un contexte d’attaques sans précédent contre l’ESR, contre les services publics, contre les retraites.

précaires.mirail@gmail.com

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Collectif précaires UT2J-Le MirailLanceur de pétition

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Pétition lancée le 15 janvier 2020