LE THEATRE OUTIL DE CULTURE ET DE COMMUNICATION

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LA CONCERTATION EST NECESSAIRE ENTRE LES POUVOIRS PUBLICS ET LE MONDE DU SECTEUR PRIVE DU THEATRE.

J'invite ceux qui sont les acteurs, dans le sens de l'action, du Spectacle vivant et du Théâtre Privé en particulier, qui agissent, dans l'ombre ou dans la lumière pour faire de chaque soirée de théâtre vivant un moment unique partagé avec des spectateurs, faisant vivre cette communication qui existe depuis plus de 25 siècles, et qui est aussi un vecteur essentiel de notre culture, à inciter le Ministère de la Culture et l'Etat à entreprendre des pourparlers à propos de la Taxe parafiscale et selon les termes de la lettre envoyée par l'Association pour le Soutien du Théâtre Privé, association exemplaire, véritable clef de voûte de notre si fragile économie.

Cette association a été fondée en 1964 par des gens courageux.

Elle a même reçu un satisfecit récent de la Cour des Comptes de la République.

Voici la lettre  que je vous demande de signer :

A MONSIEUR FRANCK RIESTER, MINISTRE DE LA CULTURE

Monsieur le ministre,

Il nous arrive régulièrement de créer, de mettre en scène ou de jouer dans des Théâtres Privés, mais bien de nos confrères auraient pu signer cette lettre ouverte.
Nous ne sommes pas rangés derrière la bannière du « privé » et souhaitons tous pouvoir exercer notre art aussi bien dans le Théâtre public que dans le privé, au gré de nos aventures artistiques.
Mais si nous prenons la peine de vous écrire aujourd’hui à propos du Théâtre privé, c’est parce que pèsent sur lui de lourdes menaces, avec la disparition annoncée de la taxe qui alimente l’ASTP, le Fonds de soutien dans le langage du métier.
Nous avons beaucoup de mal à y croire, tant ce Fonds de soutien fait partie du paysage, tant nous savons combien il est indispensable à la production théâtrale privée, dans son fonctionnement actuel.
De longue date, ce système de la taxe a montré son efficacité, en permettant aux artisans que sont les directeurs de théâtres de prendre des risques souvent démesurés à leur échelle ; et de fait, sans le Fonds de soutien, cette production théâtrale indépendante ne pourrait tenir longtemps, nous souhaiterions que vous en preniez pleinement conscience.
Nous n’avons ni les compétences ni le goût pour entrer dans des débats trop techniques à propos de l’ASTP et de son financement : nous voulons simplement vous apporter le témoignage de celles et ceux qui interviennent au plus près de la création, et se demandent pourquoi on s’apprête à mettre à terre un système qui marche.
Tout cela, nous dit-on, pour remplacer la taxe par une subvention de votre ministère ?... Est-ce vraiment une bonne idée alors que vous avez déjà tant de difficultés à boucler votre budget ?
Et n’est-il pas curieux de subventionner à 100 % les aides au Théâtre privé ? Cela donne l’impression d’une sorte de nationalisation que personne n’a demandé, certainement pas les directeurs de théâtres, que l’on soit en phase ou non avec leur direction artistique, mais dont la revendication d’indépendance mérite le respect.
Alors, Monsieur le ministre, nous pensons raisonnable de suspendre provisoirement ce projet, quitte à travailler au préalable avec la profession à toutes sortes d’améliorations qu’il est certainement utile d’apporter au Fonds de soutien.
Nous sommes persuadés que vous saurez entendre notre appel et nos inquiétudes, et vous en remercions par avance.

VIVE LE THEATRE !