Stop au matraquage, gazage, flash-ball et grenades

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Stop au matraquage, gazage, flash-ball et grenades

 Le président Macron aura qualifié de n’importe quoi l’intervention d’un étudiant belge faisant état des violences des forces de l’ordre. La France est en effet le seul pays en Europe à utiliser des grenades explosives pour maintenir à distance les manifestants les plus violents lors de rassemblements. C'est un rapport commun de l'inspection générale de la police et de la gendarmerie qui l'explique. Les grenades font partie de l'arsenal policier depuis 2004, date à laquelle Nicolas Sarkozy a annoncé leur arrivée, en même temps que le Taser. Cette décision a été reconduite par décret en 2011 sans avoir été soumis au débat parlementaire ou public.

 La Commission nationale de déontologie et de sécurité a en 2008 rappelé que ces armes ne peuvent être employés que "dans un cadre d’autodéfense rapprochée et non pour le contrôle d’une foule à distance".

 Si l’utilisation de ces grenades, est soumise à un protocole très strict, cela n’a pas empêché de nombreux accidents.  Suite au décès de Rémi Fraisse, la grenade OF-F1 a été interdite d’utilisation. De nombreux incidents graves, dont des mains arrachées lors des interventions à NDDL ont poussé les autorités à ne pas renouveler l’approvisionnement de la grenade GLI-F4. Pas d’interdiction mais une utilisation jusqu'à épuisement des stocks.

 A ce jour, c’est par milliers que ces grenades ont été utilisées. Lors de la manif des gilets jaunes à Paris, 5000 grenades ont été lancées dont un grand nombre de grenade de de type GLI-F4.  Les pompiers de Paris font état de deux blessés graves dont une main arrachée lors du rassemblement du 24 novembre sur les champs Élysées. Il est incompréhensible que la police du pays des droits de l’homme soit équipé d’un tel arsenal, car en plus de ces équipements liés aux contrôles des foules, les effectifs sont équipés d’un pistolet mitrailleur HK UMP9 et de fusils d’assauts HK G36 une arme de guerre au calibre OTAN.

 Nous avons tous vu les images de CRS aspergeant des foules pacifiques de gaz lacrymogène, d’autres se faire matraquer alors qu’ils chantaient la Marseillaise sans respect pour cette dernière. Un pas a été franchi que nous ne pouvons tolérer plus longtemps.

 Lors des contacts entre forces de l’ordre et la foule, le citoyen lambda n’à aucun pouvoir sur le fonctionnaire. Ces unités sont casquées ou cagoulées de manière à conserver l’anonymat, ce qui hormis le fait d’être illégal, rend impossible de poursuivre les fonctionnaires lors de non respect des procédures d’engagements et rend très difficile un recours auprès de la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité. Les violences policières ne sont pas dignes de notre démocratie. En 2017, 14 personnes ont été tuées par la police (IGPN).

 

Par conséquent :

Nous demandons que soit interdit

  • l’usage non règlementaire d’armes
  • l’usage non nécessaire ou disproportionné de la force.

Qu’en vertu de l’arrêté du 4 décembre 2013, soient respectées les modalités de port de numéro d’identification des fonctionnaires de police et gendarmerie.

https://www.acatfrance.fr/public/rapport_violences_policieres_acat.pdf?fbclid=IwAR2I9RsITkH5L4n8belfT0ROxJV0Osyl_p0oOwmacDjs-TKaaM1tYX3ChjQ

https://desarmons.net/index.php/2018/04/17/les-grenades-utilisees-dans-loperation-militaire-de-notre-dame-des-landes/

http://docplayer.fr/75919479-Le-maintien-de-l-ordre-au-regard-des-regles-de-deontologie.html?fbclid=IwAR1E-7-2paK98tfMQbEyruAX0ZnwgSseYbS21R82_CFjL_xlvz6v6330q3s