Tous pour légiférer contre les dérives des réseaux sociaux

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« Il est devenu évident, au cours des deux dernières années, que nous n'avons pas fait assez pour empêcher que les outils que nous avons créés soient aussi utilisés à des fins préjudiciables », a reconnu le président de Facebook Mark Zuckerberg lors de son audition par le Parlement européen le 22 mai 2018.

L’aveu de M. Zuckerberg est lourd de sens. En en dit long… Facebook n’est pas seulement ce réseau social en ligne tentaculaire qui flatte à souhait le narcissisme de ses utilisateurs en leur donnant l’illusion d’être un « people ».  Facilement accessible, il est devenu aussi ce vecteur incontrôlable de toutes les manipulations d’opinion via un torrent de fausses nouvelles dites fake news et de dérives informationnelles dont les instigateurs anonymes sont mus parfois par des arrière-pensées malveillantes qu’ils enveloppent dans des combats justes en apparence.

A l’instar de nombreux pays, le Maroc est à son tour touché par ce phénomène insidieux à travers la campagne de boycott de trois grandes entreprises marocaines (Afriquia pour le carburant, Les Eaux Minérales d’Oulmès pour les eaux minérales et Centrale Danone pour le lait). Sous couvert de défense du pouvoir d’achat des Marocains issus des classes défavorisées, les initiateurs de ce mouvement mystérieux qui a pris naissance sur Facebook le 20 avril 2018 poursuivent des objectifs politiques inavoués en exploitant le mal-être et l’ignorance d’une bonne frange de la population connectée. 

Partout où les fake news et autre allégations diffamatoires véhiculés à grande échelle par le biais des réseaux sociaux, en France comme en Allemagne, les pouvoirs publics ont réagi vigoureusement en élaborant des lois adaptées visant à bloquer ou déréférencer par voie de justice les fausses nouvelles diffusées sur la Toile.  Le Maroc doit à son tour légiférer pour se protéger contre les officines aux desseins obscurs qu’elles soient locales ou étrangères qui profitent de l’anonymat d’Internet pour porter atteinte à l’image du pays, sa stabilité politique et son tissu économique. 

L’affaire est trop grave pour que les autorités restent spectateurs d’une situation nuisible à la démocratie, à l’économie du pays et à sa cohésion sociale. 

C’est pour cela que nous lançons un appel aux partis politiques et au gouvernement marocains pour adopter au plus vite un arsenal juridique susceptible d'installer des garde-fous et des règles, instaurer une bonne dose de transparence et de responsabilité dans cet univers livré à toutes les dérives et pourquoi pas prononcer des sanctions à l'encontre des coupables. Objectif : contrer par la loi tous ceux qui sont tentés d’exploiter la Toile et ses territoires obscurs et non contrôlés à des fins malveillantes et machiavéliques.  



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