

Le confinement : incubateur des violences intra familiales.
Le problème
Mise à jour de la pétition diffusée lundi 23 mars 2020
Ce confinement, dans lequel nous sommes, depuis près de deux semaines, est certes nécessaire et indispensable pour lutter contre la propagation du virus Covid-19 mais, il continue de mettre l’ensemble des femmes violentées dans un danger des plus absolu.
Les risques de féminicides ont été multipliés par dix. La toxicité de ces foyers ne va cesser d’augmenter. L’inactivité est un facteur aggravant. Les femmes sont en permanence sous l’emprise de leur conjoint. Elles ne peuvent plus téléphoner ce qui explique que les appels d’urgence ont diminué depuis le début du confinement. Et ce n’est pas une bonne nouvelle.
Seules à la maison, en compagnie très souvent de leurs enfants, elles n’osent pas franchir le pas du fait de la présence permanente de leur conjoint. Au confinement forcé qu’elles vivent déjà depuis quelque temps se rajoute celui qui nous est imposé au quotidien depuis presque déjà deux semaines. Bien que ce dernier nous est indispensable pour endiguer l’épidémie, il est extrêmement dangereux et même criminel de ne rien faire.
Aujourd’hui, toujours en raison du confinement, le 3919 ne prend plus aucun appel après 19 h contre 22 h auparavant. Pour mémoire, le pic de violences conjugales se situe entre 19 h et 23 h. Bien entendu, d’autres plateformes (par exemple https://www.service-public.fr/cmi existent mais leur communication reste insuffisante.
La dernière mesure annoncée serait de permettre aux pharmacies d’accueillir des femmes victimes de violences conjugales qui viendraient demander de l’aide et d’alerter la police/gendarmerie pour prendre le relais.
Mais très sincèrement, où va-t-on ? On rejette la responsabilité désormais sur un corps médical non formé à cela. Surtout que les pharmacien.ne.s sont déjà sous tension actuellement avec la crise sanitaire.
Aujourd’hui, et ne savant plus quoi inventer, Marlène SCHIAPPA vient de proposer d’installer des points d’accueil dans les supermarchés et les magasins alimentaires au sein des centres commerciaux. On se demande si le jeu actuel de nos responsables politiques n’est pas de trouver celle ou celui qui trouvera l’idée la plus excentrique, la plus farfelue et surtout la plus dangereuse pour ces femmes. Nous ne pouvons plus endurer de telles inepties, de telles mesures abracadabrantesques.
Avant le confinement, il était déjà difficile, mais possible, à une femme de se rendre dans un commerce ou même à la mairie pour qu’une alerte soit déclenchée. Pensez-vous, qu’en cette période de confinement que le conjoint violent laissera sa femme sortir sachant qu’il a également accès aux médias ?
Christophe CASTANER a déclaré « que des consignes seront données pour que les forces de l’ordre puissent intervenir en urgence ». Mais n’était-ce pas déjà le cas ? N’étaient ce pas ces mêmes consignes qui devaient être déjà mises en place à la fin du Grenelle ? Où sont les brigades spécialisées qui devaient être mises en place dans les commissariats et les gendarmeries ? Où en sommes-nous au sujet des Bracelets Anti-Rapprochement ? Où en sommes-nous quant à l‘éviction du domicile du conjoint violent et de son placement immédiat en garde à vue ?
Autant de questions qui restent malheureusement sans réponse encore aujourd’hui. Est-ce de l’incompétence ou du je-m’en-foutisme ?
Aujourd’hui nous disons STOP. La lutte contre les violences conjugales, menée par le gouvernement, tourne au ridicule et montre l’incompétence et l’ignorance de certains responsables.
Nous revendiquons le fait qu’aucune attestation ne soit exigée pour une femme victime de violences quittant son domicile seule ou accompagnée de ses enfants et qu’elle soit immédiatement prise en charge.
Nous exigeons que le gouvernement, par son Garde des Sceaux Mme Nicole BELLOUBET, prenne mesures déjà édictées dans les conclusions de Grenelle à savoir :
- L’éviction du domicile du conjoint violent, avec mise en garde à vue immédiate
- La mise en place effective du bracelet anti-rapprochement
- La garde des enfants, pour lesquels les traumatismes sont déjà importants, doit être confiée à la famille de la victime (si cette dernière est dans l’incapacité de s’en occuper du fait de son état physique et/ou psychologique) et ne pas servir de monnaie d’échange
- La présence d’une brigade spécialisée dans les violences intrafamiliales dans chaque commissariat et gendarmerie
- La sécurité physique et financière de la femme victime de violences ainsi que de ses enfants doivent être prises en charge par l’Etat.
Nous exhortons à la citoyenneté de protéger ses proches, ses voisines, ses amies, ses enfants des violences subies au quotidien. Nous comptons sur votre solidarité.
Nous demandons aux médias d’être notre relais pour que la communication et la sensibilisation que nous portons soient entendues par tout le monde.
Il est inadmissible que la lutte contre les violences intrafamiliales soit autant prise à la légère. Nous espérons que notre appel sera entendu par le plus de personnes possibles pour, enfin de plus crier :
PLUS JAMAIS ÇA
Les signataires de ce communiqué-pétition sont :
Sophia ANTOINE, activiste, cyber-activiste et militante féministe
Laetitia BARIS, consultante nationale de l’association française « Tous unis, tous uniques » pour la protection des droits des femmes et des enfants
Arnaud GERVAIS, Président de l’association « ASPIRE – Une vie et un toit » et Administrateur à la Fédération ALTER – Liens Traumatismes et Résilience
Caroline BOISNOIR, Présidente et référente de l’association nationale « Putain de Guerrière »
Sarah FRIKH, lanceuse d’alerte pour les femmes SDF et créatrice du mouvement « Réchauffons nos SDF »
Noël AGOSSA, fondateur du collectif « Plus jamais ça » et Président de l’AFVF Association des Familles de Victimes de Féminicides
Lynda AKIAL, ancienne victime, militante contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Estelle M., ancienne victime Comédienne, seul en scène « Pourquoi tu restes ? »
Karolyn, ancienne victime et référente de l’association « Putain de Guerrières »
Mary, référente de l’association « Putain de Guerrières »
Claire, militante
Adela, militante
Sonia RAMOS, Présidente du mouvement humaniste et citoyen « Les Altruistes de la France de demain » et militante des violences intrafamiliales au sein de l’association « NousToutes » et au sein de la Fondation des Femmes
Corinne ELSASS, Présidente de l’association « On a volé Mon Enfant (OVME) et initiatrice des Mamans Debout
Jade, victime et militante
Clémence RAGUET, Présidente de l’association « Putain de Guerrières 01 »
Rodrigo ARENAS, Co-président national de la F.C.P.E.
Arnaud GALLAIS, Co-fondateur et porte-parole de « Prévenir et Protéger » et Directeur général de « Enfant Présent »
Sarah LEBAILLY, du collectif des mères isolées de Montreuil et villes limitrophes
Souad AMIDOU, actrice scénariste et réalisatrice
Eva DARLAN, comédienne
Anny DUPEREY, actrice et romancière
ANNE ROUMANOFF, humoriste et comédienne
Eric LAUGERIAS, acteur scénariste réalisateur et metteur en scène de théâtre
Fabrice BENICHOU, boxeur champion du monde des super coqs et acteur
Gil ALMA, acteur
LIO, chanteuse et actrice
Pascal LEGITIMUS, humoriste acteur et réalisateur
Fabienne THIBEAULT, auteure-compositrice-interprète
Louis-Julien PETIT, réalisateur (Les Invisibles)
Eric GOZLAN, Directeur exécutif de l’Union des Peuples pour la Paix
Grace de CAPITANI, actrice et poétesse
Jean-Michel RIBES, acteur dramaturge et metteur en scène de théâtre
Christine LEMLER, comédienne
Olivier LEJEUNE, humoriste dramaturge et animateur de télévision
Thierry BAUMANN, animateur télévision, auteur et acteur de télévision
Jean-Michel COHEN, nutritionniste et animateur de télévision
Pascal GENTIL, triple champion olympique, triple vainqueur de la coupe du monde et triple champion d’Europe de Taekwondo
Valérie PINEAU VALENCIENNE, blogueuse et écrivaine
Jean-Luc LAURENT, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val de Marne (2012-2017), vice-président du Conseil Régional d’Ile de France (2004-2010) et maire du Kremlin-Bicêtre (1995-2016)

Le problème
Mise à jour de la pétition diffusée lundi 23 mars 2020
Ce confinement, dans lequel nous sommes, depuis près de deux semaines, est certes nécessaire et indispensable pour lutter contre la propagation du virus Covid-19 mais, il continue de mettre l’ensemble des femmes violentées dans un danger des plus absolu.
Les risques de féminicides ont été multipliés par dix. La toxicité de ces foyers ne va cesser d’augmenter. L’inactivité est un facteur aggravant. Les femmes sont en permanence sous l’emprise de leur conjoint. Elles ne peuvent plus téléphoner ce qui explique que les appels d’urgence ont diminué depuis le début du confinement. Et ce n’est pas une bonne nouvelle.
Seules à la maison, en compagnie très souvent de leurs enfants, elles n’osent pas franchir le pas du fait de la présence permanente de leur conjoint. Au confinement forcé qu’elles vivent déjà depuis quelque temps se rajoute celui qui nous est imposé au quotidien depuis presque déjà deux semaines. Bien que ce dernier nous est indispensable pour endiguer l’épidémie, il est extrêmement dangereux et même criminel de ne rien faire.
Aujourd’hui, toujours en raison du confinement, le 3919 ne prend plus aucun appel après 19 h contre 22 h auparavant. Pour mémoire, le pic de violences conjugales se situe entre 19 h et 23 h. Bien entendu, d’autres plateformes (par exemple https://www.service-public.fr/cmi existent mais leur communication reste insuffisante.
La dernière mesure annoncée serait de permettre aux pharmacies d’accueillir des femmes victimes de violences conjugales qui viendraient demander de l’aide et d’alerter la police/gendarmerie pour prendre le relais.
Mais très sincèrement, où va-t-on ? On rejette la responsabilité désormais sur un corps médical non formé à cela. Surtout que les pharmacien.ne.s sont déjà sous tension actuellement avec la crise sanitaire.
Aujourd’hui, et ne savant plus quoi inventer, Marlène SCHIAPPA vient de proposer d’installer des points d’accueil dans les supermarchés et les magasins alimentaires au sein des centres commerciaux. On se demande si le jeu actuel de nos responsables politiques n’est pas de trouver celle ou celui qui trouvera l’idée la plus excentrique, la plus farfelue et surtout la plus dangereuse pour ces femmes. Nous ne pouvons plus endurer de telles inepties, de telles mesures abracadabrantesques.
Avant le confinement, il était déjà difficile, mais possible, à une femme de se rendre dans un commerce ou même à la mairie pour qu’une alerte soit déclenchée. Pensez-vous, qu’en cette période de confinement que le conjoint violent laissera sa femme sortir sachant qu’il a également accès aux médias ?
Christophe CASTANER a déclaré « que des consignes seront données pour que les forces de l’ordre puissent intervenir en urgence ». Mais n’était-ce pas déjà le cas ? N’étaient ce pas ces mêmes consignes qui devaient être déjà mises en place à la fin du Grenelle ? Où sont les brigades spécialisées qui devaient être mises en place dans les commissariats et les gendarmeries ? Où en sommes-nous au sujet des Bracelets Anti-Rapprochement ? Où en sommes-nous quant à l‘éviction du domicile du conjoint violent et de son placement immédiat en garde à vue ?
Autant de questions qui restent malheureusement sans réponse encore aujourd’hui. Est-ce de l’incompétence ou du je-m’en-foutisme ?
Aujourd’hui nous disons STOP. La lutte contre les violences conjugales, menée par le gouvernement, tourne au ridicule et montre l’incompétence et l’ignorance de certains responsables.
Nous revendiquons le fait qu’aucune attestation ne soit exigée pour une femme victime de violences quittant son domicile seule ou accompagnée de ses enfants et qu’elle soit immédiatement prise en charge.
Nous exigeons que le gouvernement, par son Garde des Sceaux Mme Nicole BELLOUBET, prenne mesures déjà édictées dans les conclusions de Grenelle à savoir :
- L’éviction du domicile du conjoint violent, avec mise en garde à vue immédiate
- La mise en place effective du bracelet anti-rapprochement
- La garde des enfants, pour lesquels les traumatismes sont déjà importants, doit être confiée à la famille de la victime (si cette dernière est dans l’incapacité de s’en occuper du fait de son état physique et/ou psychologique) et ne pas servir de monnaie d’échange
- La présence d’une brigade spécialisée dans les violences intrafamiliales dans chaque commissariat et gendarmerie
- La sécurité physique et financière de la femme victime de violences ainsi que de ses enfants doivent être prises en charge par l’Etat.
Nous exhortons à la citoyenneté de protéger ses proches, ses voisines, ses amies, ses enfants des violences subies au quotidien. Nous comptons sur votre solidarité.
Nous demandons aux médias d’être notre relais pour que la communication et la sensibilisation que nous portons soient entendues par tout le monde.
Il est inadmissible que la lutte contre les violences intrafamiliales soit autant prise à la légère. Nous espérons que notre appel sera entendu par le plus de personnes possibles pour, enfin de plus crier :
PLUS JAMAIS ÇA
Les signataires de ce communiqué-pétition sont :
Sophia ANTOINE, activiste, cyber-activiste et militante féministe
Laetitia BARIS, consultante nationale de l’association française « Tous unis, tous uniques » pour la protection des droits des femmes et des enfants
Arnaud GERVAIS, Président de l’association « ASPIRE – Une vie et un toit » et Administrateur à la Fédération ALTER – Liens Traumatismes et Résilience
Caroline BOISNOIR, Présidente et référente de l’association nationale « Putain de Guerrière »
Sarah FRIKH, lanceuse d’alerte pour les femmes SDF et créatrice du mouvement « Réchauffons nos SDF »
Noël AGOSSA, fondateur du collectif « Plus jamais ça » et Président de l’AFVF Association des Familles de Victimes de Féminicides
Lynda AKIAL, ancienne victime, militante contre les violences faites aux femmes et aux enfants
Estelle M., ancienne victime Comédienne, seul en scène « Pourquoi tu restes ? »
Karolyn, ancienne victime et référente de l’association « Putain de Guerrières »
Mary, référente de l’association « Putain de Guerrières »
Claire, militante
Adela, militante
Sonia RAMOS, Présidente du mouvement humaniste et citoyen « Les Altruistes de la France de demain » et militante des violences intrafamiliales au sein de l’association « NousToutes » et au sein de la Fondation des Femmes
Corinne ELSASS, Présidente de l’association « On a volé Mon Enfant (OVME) et initiatrice des Mamans Debout
Jade, victime et militante
Clémence RAGUET, Présidente de l’association « Putain de Guerrières 01 »
Rodrigo ARENAS, Co-président national de la F.C.P.E.
Arnaud GALLAIS, Co-fondateur et porte-parole de « Prévenir et Protéger » et Directeur général de « Enfant Présent »
Sarah LEBAILLY, du collectif des mères isolées de Montreuil et villes limitrophes
Souad AMIDOU, actrice scénariste et réalisatrice
Eva DARLAN, comédienne
Anny DUPEREY, actrice et romancière
ANNE ROUMANOFF, humoriste et comédienne
Eric LAUGERIAS, acteur scénariste réalisateur et metteur en scène de théâtre
Fabrice BENICHOU, boxeur champion du monde des super coqs et acteur
Gil ALMA, acteur
LIO, chanteuse et actrice
Pascal LEGITIMUS, humoriste acteur et réalisateur
Fabienne THIBEAULT, auteure-compositrice-interprète
Louis-Julien PETIT, réalisateur (Les Invisibles)
Eric GOZLAN, Directeur exécutif de l’Union des Peuples pour la Paix
Grace de CAPITANI, actrice et poétesse
Jean-Michel RIBES, acteur dramaturge et metteur en scène de théâtre
Christine LEMLER, comédienne
Olivier LEJEUNE, humoriste dramaturge et animateur de télévision
Thierry BAUMANN, animateur télévision, auteur et acteur de télévision
Jean-Michel COHEN, nutritionniste et animateur de télévision
Pascal GENTIL, triple champion olympique, triple vainqueur de la coupe du monde et triple champion d’Europe de Taekwondo
Valérie PINEAU VALENCIENNE, blogueuse et écrivaine
Jean-Luc LAURENT, Président du Mouvement Républicain et Citoyen, député du Val de Marne (2012-2017), vice-président du Conseil Régional d’Ile de France (2004-2010) et maire du Kremlin-Bicêtre (1995-2016)

Les décisionnaires


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Pétition lancée le 23 mars 2020