Collectif HÉRIOTFrance
Mar 24, 2026

Bonjour à tous,

Nous souhaitions vous tenir au courant de la situation, voici le communiqué parti à différentes rédactions aujourd'hui.

Un nouvel évènement va avoir lieu le 11 avril et il faudra un maximum de personnes. 

Si vous avez des contacts de journalistes que cela pourrait intéresser, n'hésitez pas à nous contacter par mail: collectifheriot@yahoo.com

Un grand merci à tous 

Cancale : pourquoi fermer un lieu qui fonctionne ?

À Cancale, une école unique en France pourrait disparaître dans les prochains mois.

Le Centre de Classes de Mer Virginie Hériot, seul établissement de ce type dépendant directement de l’Éducation nationale, est aujourd’hui menacé de fermeture.

La décision n’a pas encore été officiellement actée. Mais elle est dans tous les esprits. Et surtout, elle avance sans explication claire.

Depuis des années, les institutions se renvoient la responsabilité. En 2023, le rectorat de Versailles avait souhaité reprendre les postes enseignants, mettant déjà le centre en péril. Une concertation constructive avait alors eu lieu entre le rectorat de Versailles, le rectorat de Rennes et la Région Île-de-France. Elle avait abouti à un engagement écrit des deux recteurs et de la présidente de Région afin de pérenniser les activités du centre.

Mais en septembre 2025, c’est cette fois la Région Île-de-France qui a demandé la désaffectation de l’ERPD.

Depuis, les courriers du collectif de l’école Hériot, devenu l’association Unis pour l’École Virginie Hériot, se sont multipliés. Ils ont été adressés au rectorat de Versailles, à la présidence de la Région Île-de-France, au conseiller régional M. Gourlan, au ministère de l’Éducation nationale, au président du Sénat, à Mme Macron, ainsi qu’au préfet de région Île-de-France.

Le président du Sénat a saisi Mme Pécresse et M. Gourlan sur le sujet, mais a répondu ne pas avoir reçu de réponse.
Le recteur de l’académie de Versailles a répondu qu’il transmettait le dossier au ministère de l’Éducation nationale.
Les autres interlocuteurs, eux, n’ont pas répondu.

La Région Île-de-France a reçu des représentants du collectif, en expliquant qu’elle n’était pas le bon interlocuteur et qu’il fallait s’adresser au ministère de l’Éducation nationale.

La RH de la région île de France a reçu les agents régionaux et leur a indiqué que si il y avait un repreneur il reprendrait le personnel…..mais qu’ils n’étaient au courant de rien.

L’association Unis pour l’École Virginie Hériot a également attaqué la délibération demandant la désaffectation devant le tribunal administratif. Là encore, la région île de France n’a pas produit de mémoire en défense.

Le 3 juin 2025, une réunion a rassemblé le ministère de l’Éducation nationale, la Région Île-de-France, le rectorat de Versailles, le rectorat de Rennes, l’association Sport dans la Ville et la Région Bretagne. Mais cette réunion était informelle et n’a donné lieu à aucun compte rendu.

Depuis, plus rien. Aucune information nouvelle, si ce n’est celle communiquée par le rectorat de Versailles et découverte fortuitement : le projet de désaffectation serait à la signature du préfet.

Le rectorat renvoie vers le ministère. La Région renvoie vers le rectorat. Le ministère ne répond pas. Les courriers s’accumulent, les réunions restent sans suite, et le silence persiste.

Pendant ce temps, un centre fonctionne. Et il fonctionne bien.

Chaque année, 1 800 élèves viennent à Cancale découvrir la mer, comprendre les enjeux environnementaux et apprendre autrement. Depuis 1976, ce sont près de 90 000 enfants qui ont vécu cette expérience. Le centre affiche complet pour l’année à venir. Les projets pédagogiques se développent. Les partenariats locaux sont actifs. Le modèle économique est équilibré.

Alors, pourquoi vouloir fermer ce lieu ?

La question doit être posée clairement. Car derrière cette décision, ce n’est pas seulement un site que l’on menace. C’est un outil éducatif rare, qui répond précisément aux enjeux environnementaux.

On parle partout d’éducation à l’environnement, de transition écologique, de la nécessité de reconnecter les élèves au réel. Le Centre Virginie Hériot fait tout cela, concrètement, chaque semaine.

On recommande les classes transplantées. On encourage les pédagogies actives. On valorise l’inclusion. Le centre les met en œuvre au quotidien, avec des élèves de tous horizons, y compris les plus fragiles.

Et pourtant, il pourrait disparaître.

Ce paradoxe interroge.

Il interroge aussi la manière dont les décisions publiques sont prises. Comment comprendre qu’un établissement fonctionnel, autofinancé, demandé, soutenu localement, puisse être menacé sans justification claire ? Comment accepter que des équipes éducatives, des agents et des enseignants engagés soient laissés dans l’incertitude à quelques mois d’une échéance décisive ?

Derrière les chiffres, il y a des visages. Dix professionnels qui ne savent pas ce qu’ils feront dans trois mois. Des enseignants qui ont construit des projets pour leurs élèves sans savoir s’ils pourront les mener à bien. Des enfants qui, peut-être, ne vivront jamais cette expérience. 

Il y a aussi une histoire.

Le site de Cancale a été donné à l’État par la famille Hériot en 1920 (décret du 31/08/1920), dans une logique d’intérêt général. Depuis, il a traversé les époques, évolué, et trouvé une place singulière dans le paysage éducatif français.

À quelques mois de son cinquantième anniversaire en tant que centre de classes de mer, faut-il vraiment écrire sa disparition ?

Rien n’est pourtant inévitable.

Des solutions existent : maintenir le rattachement actuel au lycée Bascan, ou transférer la structure à l’académie de Rennes. Ce sont des pistes concrètes, réalistes, déjà identifiées.

Ce qui manque aujourd’hui, ce ne sont pas les solutions.

C’est une décision.

Fermer le Centre Virginie Hériot, ce ne serait pas seulement fermer un lieu. Ce serait envoyer un signal : celui que, malgré les discours, des outils éducatifs essentiels peuvent disparaître dans l’indifférence.

À l’inverse, le maintenir serait un choix fort. Un choix de cohérence. Un choix pour l’éducation. Un choix pour l’avenir.

Il est encore temps d’agir. Unissons nos forces et n'oubliez pas le 11 avril, nous vous communiquerons les détails très rapidement 

Le bureau de la nouvelle association unis pour l'école Virginie Hériot

 

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