

Plainte concernant l'examen du 8 juin 2016 de l'École du Barreau du Québec


Plainte concernant l'examen du 8 juin 2016 de l'École du Barreau du Québec
Le problème
Les étudiants de l'École du Barreau du Québec tiennent à exprimer leur profond mécontentement au terme du processus d'évaluation de la formation professionnelle des avocats de la session d'hiver 2016.
L'évaluation finale de reprise des 6 et 8 juin 2016 se caractérise notamment par une épreuve à développement sur le thème du droit des affaires. Sur 20 points, cette section portait essentiellement sur la rédaction de résolutions corporatives à partir d'une mise en situation minimaliste, voire ambiguë, qui exigeait la prise en compte de nombreuses variables en un temps restreint. En somme, il s'agissait d'un exercice extrêmement pointu, qui laisse perplexe quant à son caractère réalisable, alors que les étudiants devaient simultanément résoudre plusieurs problèmes relatifs au droit des sûretés.
Inattendu, un tel exercice requiert des habiletés qui ne correspondent nullement à celles que l'École du Barreau prétend transmettre à ses étudiants au cours de la formation professionnelle obligatoire. L'approche, mise de l'avant par l'établissement, vise à développer des compétences professionnelles à travers la participation active, au long du programme, à la résolution de cas pratiques. La rédaction de documents corporatifs n'est qu'un détail, très brièvement survolé, dans un long dossier-maître en droit des affaires, noyé dans une série de questions portant sur les thèmes de la fiscalité et de la faillite, qui ne sont pourtant plus censés être à l'étude. Faire reposer près de 20% de la note finale sur un tel point revient à nier aux étudiants un examen représentatif du contenu de leur formation.
Par ailleurs, l'épreuve de déontologie du 10 février 2016, sur 20 points, était déjà caractérisée par un nombre anormalement élevé d'échecs, comme en témoigne la quantité d'étudiants inscrits à la journée de reprise, dont la réussite globale reposait exclusivement sur leur performance aux évaluations finales. Ceux-ci s'estiment injustement privés d'une chance d'être jugés par des procédés équitables, quand tant de points sont hors de leur portée, alors que le seuil de passage, intraitable, est fixé à 60 points.
Les lourdes conséquences d'un échec, lorsqu'elles vont de pair avec un mode d'évaluation perçu comme aléatoire et injuste, génèrent un profond ressentiment envers l'institution qui garde l'accès à la profession. À terme, un tel état de fait mène à une remise en cause de la formation, dans son ensemble, des juristes au Québec, de l'entrée à la faculté de droit à la fin de l'École du Barreau, et fait planer le spectre d'un contingentement qui n'ose pas dire son nom.
Par conséquent, nous exigeons de la direction de l'École du Barreau, sans délai, un engagement écrit, sous forme de communiqué transmis à l'ensemble des étudiants, à procéder aux ajustements nécessaires pour que nul ne soit pénalisé en raison de l'évaluation de reprise du 8 juin 2016. De plus, nous exigeons, de la même façon, la garantie que les étudiants qui n'auront pas été admis, malgré les ajustements, auront l'opportunité de prendre part aux évaluations de la session d'automne 2016, en étant dispensés du paiement d'une nouvelle formation professionnelle.

Le problème
Les étudiants de l'École du Barreau du Québec tiennent à exprimer leur profond mécontentement au terme du processus d'évaluation de la formation professionnelle des avocats de la session d'hiver 2016.
L'évaluation finale de reprise des 6 et 8 juin 2016 se caractérise notamment par une épreuve à développement sur le thème du droit des affaires. Sur 20 points, cette section portait essentiellement sur la rédaction de résolutions corporatives à partir d'une mise en situation minimaliste, voire ambiguë, qui exigeait la prise en compte de nombreuses variables en un temps restreint. En somme, il s'agissait d'un exercice extrêmement pointu, qui laisse perplexe quant à son caractère réalisable, alors que les étudiants devaient simultanément résoudre plusieurs problèmes relatifs au droit des sûretés.
Inattendu, un tel exercice requiert des habiletés qui ne correspondent nullement à celles que l'École du Barreau prétend transmettre à ses étudiants au cours de la formation professionnelle obligatoire. L'approche, mise de l'avant par l'établissement, vise à développer des compétences professionnelles à travers la participation active, au long du programme, à la résolution de cas pratiques. La rédaction de documents corporatifs n'est qu'un détail, très brièvement survolé, dans un long dossier-maître en droit des affaires, noyé dans une série de questions portant sur les thèmes de la fiscalité et de la faillite, qui ne sont pourtant plus censés être à l'étude. Faire reposer près de 20% de la note finale sur un tel point revient à nier aux étudiants un examen représentatif du contenu de leur formation.
Par ailleurs, l'épreuve de déontologie du 10 février 2016, sur 20 points, était déjà caractérisée par un nombre anormalement élevé d'échecs, comme en témoigne la quantité d'étudiants inscrits à la journée de reprise, dont la réussite globale reposait exclusivement sur leur performance aux évaluations finales. Ceux-ci s'estiment injustement privés d'une chance d'être jugés par des procédés équitables, quand tant de points sont hors de leur portée, alors que le seuil de passage, intraitable, est fixé à 60 points.
Les lourdes conséquences d'un échec, lorsqu'elles vont de pair avec un mode d'évaluation perçu comme aléatoire et injuste, génèrent un profond ressentiment envers l'institution qui garde l'accès à la profession. À terme, un tel état de fait mène à une remise en cause de la formation, dans son ensemble, des juristes au Québec, de l'entrée à la faculté de droit à la fin de l'École du Barreau, et fait planer le spectre d'un contingentement qui n'ose pas dire son nom.
Par conséquent, nous exigeons de la direction de l'École du Barreau, sans délai, un engagement écrit, sous forme de communiqué transmis à l'ensemble des étudiants, à procéder aux ajustements nécessaires pour que nul ne soit pénalisé en raison de l'évaluation de reprise du 8 juin 2016. De plus, nous exigeons, de la même façon, la garantie que les étudiants qui n'auront pas été admis, malgré les ajustements, auront l'opportunité de prendre part aux évaluations de la session d'automne 2016, en étant dispensés du paiement d'une nouvelle formation professionnelle.

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Pétition lancée le 12 juin 2016