Aggiornamento sulla petizioneSauvegarde de l'enseignement de la langue portugaise dans le système éducatif français.objectif : 10 000 avant la remise à M. le ministre Pap N'Diaye FIN SEPTEMBRE
Martine FRAGOASFrancia
7 set 2022

Un grand OBRIGADO pour votre soutien, signatures et partage.Il faut continuer....6439 signatures :. nous avons encore besoin de votre aide afin de donner plus de force à nos demandes.

Il y a pour le moins 1 million de lusophones, luso-descendants, lusophiles en France, 10 000 ne représente que 1% de ce nombre.Alors merci de faire signer toute la famille pour ceux qui ont déjà signé et de partager encore et encore, pour toucher le plus de gens possible.

Pour la Nouvelle Aquitaine, j'ai écrit au député Alain David, qui nous a répondu avoir transmis nos inquiétudes à Monsieur le Ministre de l'Education. Vous pouvez en faire de même : écrire au député de votre circonscription.

Ci-dessous : le texte de la lettre au député/

Martine Fragoas                                                                                 Floirac, le 27 juin 2022 Enseignante agrégée de portugais

Membre du CA de l’ADEPBA

Collectif pour la défense de la langue portugaise en Nouvelle Aquitaine

martinefragoas@hotmail.com

                                           LETTRE OUVERTE

 A l’attention de Monsieur Alain DAVID

Député de la 4° circonscription de la Gironde

1, avenue Carnot - 33150 CENON

05.57.97.16.40 / 07.88.44.06.75

 Monsieur le Député,

En tant que membre du CA de l’ADEPBA, je vous avais interpellé il y a trois ans sur les conséquences de la réforme du baccalauréat pour l’enseignement de la langue portugaise.

Vous aviez alors posé une question au ministre de l’Education et nous avions obtenu -maigre victoire- que la spécialité soit proposée à titre d’expérimentation dans quatre académies pendant deux ans. Cette expérimentation semble être reconduite puisque de nouveaux programmes sont publiés pour la langue portugaise.

Aujourd’hui nous souhaitons attirer votre attention sur la situation de l’enseignement du portugais en Nouvelle Aquitaine, à Bordeaux et dans votre circonscription.

Nous avons lancé à nouveau une pétition au niveau national qui évoque la situation désastreuse de cet enseignement depuis l’école primaire jusqu’au supérieur. Elle a déjà recueilli 6200 signatures.

 En Gironde, vingt écoles primaires proposent dans le cadre de l’EILE l’étude de la langue portugaise. Dans votre circonscription l’enseignement existe à Floirac depuis plus de 20 ans, ainsi qu'à Lormont et à Cenon. Toutefois, hélas, plus aucun collège public à Bordeaux ne propose la continuité de l’étude du portugais dans le secondaire au détriment d'un grand nombre d’élèves et de parents d’élèves intéressés. 

L’inspection Académique avait prévu une ouverture au collège Jean Zay à Cenon, pour la rentrée 2021, mais rien n’a été concrétisé. Je me permets de rappeler ici que le ministre Jean Zay fut à l’origine de la création de la licence de portugais à la faculté de Lettres de Paris et d’un projet pour introduire cet enseignement dans les lycées.

Pas d’avantage d’ouverture de l’enseignement du portugais au collège Bourran de Mérignac qui était pourtant aussi prévue pour la rentrée 2021.

Alors que la demande est importante, le nombre d’élèves étudiant le portugais dans l’académie de Bordeaux ne cesse de diminuer (voir tableaux statistiques ci-joints).

A l’inverse, cette année encore, de nombreux candidats (près de 70) se sont présentés aux épreuves obligatoires et / ou facultatives de BTS sans jamais avoir vu l’ombre d’un professeur de portugais.  Aucun lycée professionnel ou technologique n'enseigne la troisième langue européenne la plus parlée au monde !

Pour un grand nombre de ces élèves de BTS, la langue portugaise est une langue familiale qu’ils gagneraient à étudier pour la maîtriser à l’écrit et l’utiliser de façon professionnelle.

Alors que les échanges économiques et culturels entre la France et le Portugal ne cessent de se multiplier et de s’étoffer, alors qu’une communauté française est toujours plus nombreuse au pays de Camões, alors qu’une communauté portugaise composée de plusieurs générations vit sur notre territoire, comment justifier la suppression de l’étude de la langue portugaise du système éducatif français. Nous ne pouvons nous satisfaire du « tout anglais » et la diversité linguistique au sein de l’Education nationale est capitale.

 Quel gâchis de ne pas valoriser des connaissances acquises en famille par un enseignement qui intègrerait l’histoire et la culture des pays lusophones ! Quel préjudice de ne plus proposer à tous les élèves, cette langue si proche de la nôtre, qui nous fait découvrir l’expression et la culture d’un grand nombre de peuples de tous les continents et qui désormais sera réservée à une élite !

Au lycée Brémontier, au lycée Magendie, au lycée Fernand Daguin, au lycée Condorcet, aux collèges Goya et Léonard Lenoir, l’enseignement de la langue portugaise a été supprimé.

  Dernière victime de cette extinction programmée, le collège Edouard Vaillant, qui bien que sa fermeture n’ait pas été entérinée, ne le propose plus depuis deux ans. Ceci provoquera à terme la disparition de cet enseignement au lycée Camille Jullian, seul lycée de la rive gauche à Bordeaux qui enseigne la langue d’Aristides de Sousa Mendes, le Juste de cette ville. Plus aucun établissement ne propose l’étude de cette langue en Dordogne, dans la région de Pau, de Bayonne. L’enseignante partie à la retraite à Limoges ne sera pas remplacée. A la Rochelle, le nombre d’établissements est réduit à une portion congrue alors que des demandes émergent et ne sont pas satisfaites.

En ne soutenant ni ne développant l’enseignement de cette langue internationale, quel signal le ministère envoie aux populations lusophones et lusophiles, attachées à leur double culture : qu’elles peuvent se cantonner à leurs rencontres festives pour faire vivre leur langue et leur culture? Qu’elles doivent se satisfaire du pain et des jeux qu’on leur offre ? Que le Portugal ne serait qu’un lieu de villégiature pour prendre du bon temps ?

Monsieur le Député, vous aviez relayé efficacement notre pétition en 2019, le Collectif pour la Défense de l’Enseignement de la langue portugaise en Aquitaine vous renouvelle sa confiance pour agir à nouveau et nous soutenir dans notre démarche pour sauvegarder l’enseignement de la langue portugaise.

Je profite de ce courrier pour vous adresser toutes mes félicitations pour votre réélection.

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l’expression de mes sentiments respectueux.

Pour le Collectif 

                                                                                                                                       Martine Fragoas 

 

 

 

 

 

 

 

 

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