La promo 37 d'éco-interprètes du CPIE Bresse Jura se mobilise pour entrer en formation !
La promo 37 d'éco-interprètes du CPIE Bresse Jura se mobilise pour entrer en formation !
Le problème
Bonjour à toutes et tous,
Nous sommes une promotion de 11 citoyen.nes, candidat.es admissibles à la formation d’éco-interprète, proposée par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement de Bresse du Jura. Cette formation a pour but de former des chef.fes de projets en éducation à l’environnement. L’objectif étant de rejoindre les acteur.ices professionnel.les de la transition écologique et solidaire, en coordonnant des actions concrètes d’éducation à l’environnement. Notre champ d’actions est large :
- Concevoir et animer des actions et des programmes d’éducation à l’environnement
- Élaborer des plans d’interprétation du patrimoine environnemental
- Concevoir, réaliser et déployer des outils pédagogiques, médias d’interprétation, etc.
- Accompagner, par l’éducation, les démarches de Transition Écologique et Sociale des organisations et des territoires
- Piloter, administrer, financer des projets d’éducation à l’environnement
Cet éventail de compétences nous permettra d’intervenir auprès de publics variés, tels que les élu.es, décideur.euses locaux, agriculteur.ices, chef.fes d’entreprise, scolaires, familles, citoyen.nes, etc. L’objectif de nos actions est d’inviter chacun.e à repenser son rapport à l’écologie, pour dessiner ensemble un futur plus durable.
Seulement voilà…
Nos candidatures sont soumises aux financements de la région Bourgogne-Franche-Comté, de France Travail et de nos Comptes Personnels de Formation. Ces financements sont bien souvent complémentaires et permettent à chaque organisme de mobiliser des fonds, répartis équitablement. Sans ces financements, l’accès à la formation est compromis pour nous, candidat.es admis.es.
Nous avons appris la semaine dernière le désengagement total de la Région Bourgogne-Franche-Comté, qui finançait depuis 37 ans entre 6 et 9 parcours de formation éco-interprète par an. Il n’y aura donc aucune place financée par la Région Bourgogne-Franche-Comté pour les demandeurs et demandeuses d’emploi pour la prochaine rentrée. Notons que ce désengagement fait suite à celui de l'Etat. En effet, le budget alloué à la région par l'Etat diminue drastiquement d'année en année.
Nombre d’entre nous avons mis en place, au cours des derniers mois, des dispositifs afin d'accéder à la formation, tout en comptant sur les aides de la région. Chacun.e d’entre nous tente d’obtenir un contrat de professionnalisation, afin de trouver d’autres sources de financements. Tâche rendue de plus en plus difficile, puisque les aides à l’embauche en alternance ont, elles aussi, été réduites de plus de 50% par l’Etat.
Cette décision est inédite dans l’histoire de la formation puisqu’elle intervient en cours de marché, par le biais d’une résiliation pour motif d’intérêt général. Pourtant, la région s’était engagée à financer la formation pour encore deux promotions, dans le cadre du plan de développement des compétences 2024-2027.
Face aux défis majeurs du changement climatique, la collectivité s'était aussi engagée à “placer la transition écologique et énergétique au cœur de l’action régionale”.
Dans un courrier qui nous a été adressé, M. DURAIN, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, nous invite à nous rapprocher de nos conseillers France Travail, afin de trouver une autre formation…
Nous avons ainsi constaté que l’ensemble des formations, dans le champ de l’éducation populaire, de la jeunesse et de la transition écologique, ont toutes, sans exception, vu le refus de la région Bourgogne-Franche-Comté de les soutenir plus longuement. De fait, suite aux baisses drastiques et consécutives des dotations de l'Etat, la région a choisi de prioriser les publiques les plus précaires et les plus jeunes, ce qui est tout à son honneur.
Cependant, l'inaction climatique a déjà des conséquences et elle nous concerne toutes et tous. Par ailleurs, les personnes précaires sont en première ligne des conséquences du dérèglement climatique. Il ne peut y avoir de transition écologique sans justice sociale.
Nous sommes intimement convaincu.es que les enjeux liés aux questions environnementales nécessitent de former plus d’acteur.ices, afin de développer et de pérenniser la transition écologique, sociale et solidaire sur les différents territoires en France. Ce sont ces mêmes acteur.ices qui tentent, tant bien que mal, de répondre aux enjeux actuels, en dépit de l'inaction climatique de l'Etat.
Imaginez la violence d’une telle décision… Cette nouvelle perspective professionnelle sensée et cohérente, stoppée nette à moins de quatre mois de la rentrée. Le temps est un privilège que nous n’avons pas. Nos vies professionnelles ne sont pas censées faire l'objet d'une annulation de dernière minute. L'Etat français a décidé de s'en remettre aux collectivités territoriales pour faire le sale boulot, après les avoir délaissées de la majeure partie de leur budget.
Nous sommes convaincu.es que ce désengagement financier de l'Etat résulte d’une volonté politique, qui se dresse contre le milieu associatif, la transition écologique et les demandeur.euses d’emplois (le taux d’employabilité des certifié.es s’élève à plus de 80% dans les six mois post-formation).
Pour ne donner qu’un exemple éloquent, en 2025, l’Etat a versé 79 millions d’euros à Atosca, concessionnaire de la controversée autoroute A69, pour les “dommages et intérêts” dûs au retard pris par le chantier. Soit plus d’un million d'euros par jour de retard... L’exécution du chantier avait été jugée illégale par la cour administrative de Toulouse du fait de l’atteinte portée aux espèces protégées.
Si l'Etat avait choisi de prioriser le futur professionnel de ses citoyen.nes, ou encore d'agir pour la transition écologique, ou encore de lutter contre le chômage, ou encore de s'intéresser aux métiers porteurs de sens... Cette somme aurait, par exemple, pu soutenir les formations proposées par le CPIE, éco-interprète et BPJEPS animateur.ice nature, pendant… 520 ans.
Pour rappel, le milieu associatif en France, ce sont 1,8 millions de salarié.es, 20 millions de bénévoles et des millions d’adhérents. En sommes des millions de Françaises et Français concerné.es par le futur du milieu associatif en France.
En résumé, les conséquences de ce désengagement étatique sont catastrophiques et compromettent l’avenir professionnel de nombreuses personnes.
Le message envers le tissu associatif est clair. Nous, acteur.ices du milieu associatif de la région BFC, sommes prêt.es à nous mobiliser afin de mettre en lumière l’incohérence de cette décision.
Si vous souhaitez apporter votre voix en soutien aux nôtres, nous vous remercions de signer cette pétition et de la partager dans vos cercles proches et plus éloignés.
Du fond du cœur, merci !
La future promo d’éco-interprètes

773
Le problème
Bonjour à toutes et tous,
Nous sommes une promotion de 11 citoyen.nes, candidat.es admissibles à la formation d’éco-interprète, proposée par le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement de Bresse du Jura. Cette formation a pour but de former des chef.fes de projets en éducation à l’environnement. L’objectif étant de rejoindre les acteur.ices professionnel.les de la transition écologique et solidaire, en coordonnant des actions concrètes d’éducation à l’environnement. Notre champ d’actions est large :
- Concevoir et animer des actions et des programmes d’éducation à l’environnement
- Élaborer des plans d’interprétation du patrimoine environnemental
- Concevoir, réaliser et déployer des outils pédagogiques, médias d’interprétation, etc.
- Accompagner, par l’éducation, les démarches de Transition Écologique et Sociale des organisations et des territoires
- Piloter, administrer, financer des projets d’éducation à l’environnement
Cet éventail de compétences nous permettra d’intervenir auprès de publics variés, tels que les élu.es, décideur.euses locaux, agriculteur.ices, chef.fes d’entreprise, scolaires, familles, citoyen.nes, etc. L’objectif de nos actions est d’inviter chacun.e à repenser son rapport à l’écologie, pour dessiner ensemble un futur plus durable.
Seulement voilà…
Nos candidatures sont soumises aux financements de la région Bourgogne-Franche-Comté, de France Travail et de nos Comptes Personnels de Formation. Ces financements sont bien souvent complémentaires et permettent à chaque organisme de mobiliser des fonds, répartis équitablement. Sans ces financements, l’accès à la formation est compromis pour nous, candidat.es admis.es.
Nous avons appris la semaine dernière le désengagement total de la Région Bourgogne-Franche-Comté, qui finançait depuis 37 ans entre 6 et 9 parcours de formation éco-interprète par an. Il n’y aura donc aucune place financée par la Région Bourgogne-Franche-Comté pour les demandeurs et demandeuses d’emploi pour la prochaine rentrée. Notons que ce désengagement fait suite à celui de l'Etat. En effet, le budget alloué à la région par l'Etat diminue drastiquement d'année en année.
Nombre d’entre nous avons mis en place, au cours des derniers mois, des dispositifs afin d'accéder à la formation, tout en comptant sur les aides de la région. Chacun.e d’entre nous tente d’obtenir un contrat de professionnalisation, afin de trouver d’autres sources de financements. Tâche rendue de plus en plus difficile, puisque les aides à l’embauche en alternance ont, elles aussi, été réduites de plus de 50% par l’Etat.
Cette décision est inédite dans l’histoire de la formation puisqu’elle intervient en cours de marché, par le biais d’une résiliation pour motif d’intérêt général. Pourtant, la région s’était engagée à financer la formation pour encore deux promotions, dans le cadre du plan de développement des compétences 2024-2027.
Face aux défis majeurs du changement climatique, la collectivité s'était aussi engagée à “placer la transition écologique et énergétique au cœur de l’action régionale”.
Dans un courrier qui nous a été adressé, M. DURAIN, président de la région Bourgogne-Franche-Comté, nous invite à nous rapprocher de nos conseillers France Travail, afin de trouver une autre formation…
Nous avons ainsi constaté que l’ensemble des formations, dans le champ de l’éducation populaire, de la jeunesse et de la transition écologique, ont toutes, sans exception, vu le refus de la région Bourgogne-Franche-Comté de les soutenir plus longuement. De fait, suite aux baisses drastiques et consécutives des dotations de l'Etat, la région a choisi de prioriser les publiques les plus précaires et les plus jeunes, ce qui est tout à son honneur.
Cependant, l'inaction climatique a déjà des conséquences et elle nous concerne toutes et tous. Par ailleurs, les personnes précaires sont en première ligne des conséquences du dérèglement climatique. Il ne peut y avoir de transition écologique sans justice sociale.
Nous sommes intimement convaincu.es que les enjeux liés aux questions environnementales nécessitent de former plus d’acteur.ices, afin de développer et de pérenniser la transition écologique, sociale et solidaire sur les différents territoires en France. Ce sont ces mêmes acteur.ices qui tentent, tant bien que mal, de répondre aux enjeux actuels, en dépit de l'inaction climatique de l'Etat.
Imaginez la violence d’une telle décision… Cette nouvelle perspective professionnelle sensée et cohérente, stoppée nette à moins de quatre mois de la rentrée. Le temps est un privilège que nous n’avons pas. Nos vies professionnelles ne sont pas censées faire l'objet d'une annulation de dernière minute. L'Etat français a décidé de s'en remettre aux collectivités territoriales pour faire le sale boulot, après les avoir délaissées de la majeure partie de leur budget.
Nous sommes convaincu.es que ce désengagement financier de l'Etat résulte d’une volonté politique, qui se dresse contre le milieu associatif, la transition écologique et les demandeur.euses d’emplois (le taux d’employabilité des certifié.es s’élève à plus de 80% dans les six mois post-formation).
Pour ne donner qu’un exemple éloquent, en 2025, l’Etat a versé 79 millions d’euros à Atosca, concessionnaire de la controversée autoroute A69, pour les “dommages et intérêts” dûs au retard pris par le chantier. Soit plus d’un million d'euros par jour de retard... L’exécution du chantier avait été jugée illégale par la cour administrative de Toulouse du fait de l’atteinte portée aux espèces protégées.
Si l'Etat avait choisi de prioriser le futur professionnel de ses citoyen.nes, ou encore d'agir pour la transition écologique, ou encore de lutter contre le chômage, ou encore de s'intéresser aux métiers porteurs de sens... Cette somme aurait, par exemple, pu soutenir les formations proposées par le CPIE, éco-interprète et BPJEPS animateur.ice nature, pendant… 520 ans.
Pour rappel, le milieu associatif en France, ce sont 1,8 millions de salarié.es, 20 millions de bénévoles et des millions d’adhérents. En sommes des millions de Françaises et Français concerné.es par le futur du milieu associatif en France.
En résumé, les conséquences de ce désengagement étatique sont catastrophiques et compromettent l’avenir professionnel de nombreuses personnes.
Le message envers le tissu associatif est clair. Nous, acteur.ices du milieu associatif de la région BFC, sommes prêt.es à nous mobiliser afin de mettre en lumière l’incohérence de cette décision.
Si vous souhaitez apporter votre voix en soutien aux nôtres, nous vous remercions de signer cette pétition et de la partager dans vos cercles proches et plus éloignés.
Du fond du cœur, merci !
La future promo d’éco-interprètes

Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 26 mai 2026