Pétition fermée

Non au retour en Italie pour nos amis

Cette pétition avait 425 signataires


Depuis octobre 2015, plusieurs milliers de réfugiés de la « Jungle de Calais » ont accepté de partir en bus vers les Centres d’Accueil et d’Orientation (CAO) pour une raison majeure : M B. Cazeneuve avait annoncé , pour les encourager à quitter Calais, que toute personne « dublinée » (c’est-à-dire ayant donné ses empreintes, généralement de force, dans un autre pays Européen) ne serait pas renvoyée dans ce pays et pourrait demander l’asile en France.
La réglementation Dublin stipule que c’est tout à fait possible et légal de permettre à un réfugié de demander l’asile dans le pays de son choix, il y a une clause humanitaire et une clause discrétionnaire à ce sujet.
L'OFPRA (Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides) a confirmé cette promesse aux diverses communautés de la Jungle de Calais. Cette promesse a aussi été clairement et encore plus fortement réitérée au moment du démantèlement de la Jungle fin octobre 2016. Mais depuis octobre 2015, de nombreuses préfectures n’ont pas respecté cette promesse et ont fait et continuent de faire aujourd’hui tout ce qu’elles peuvent pour renvoyer ces personnes dans le pays dit ‘Dublin’. S’en suit alors une série de notifications horriblement angoissantes et traumatisantes pour les demandeurs d’asile qui avaient fait confiance au gouvernement français :
Avis de renvois dans le pays dit Dublin ,souvent des pays connus pour leurs violences et autres maltraitances - tels la Bulgarie, la Hongrie ou la Grèce -, ou alors pour leur impossibilité de se refaire une nouvelle vie - telle l’Italie, où les réfugiés statutaires ne trouvent ni travail ni logement ni aide pour commencer leur nouvelle vie -, ou encore des pays d’où ils sont certains d’être renvoyés dans le pays d’origine, telle la Norvège qui renvoie en Afghanistan ;
Assignation à résidence jusqu’à 45 jours avec obligation de pointer à la gendarmerie plusieurs fois par semaine ;
Conduite à l’aéroport, souvent menotté/e entre deux policiers avec intimidation et menace d’envoi en centre de rétention si le demandeur d’asile n’obtempère pas.
Souvent, celui-ci, épuisé par tant de menaces, abandonne et accepte de partir. La préfecture prétend alors qu’il n’y pas eu de contrainte !!
Et si celui-ci a encore le courage de refuser de monter dans l’avion, il est envoyé en centre de rétention et le préfet demande souvent 28 jours de rétention pour non-obéissance. Même si le juge des libertés libère la personne, le calvaire ne se termine pas là, malheureusement. Ainsi, un préfet a non seulement littéralement interdit au CAO de reprendre un demandeur d’asile, mais aussi interdit au 115 de le mettre à l’abri et obligé le demandeur d’asile à se trouver une autre adresse en dehors du département !



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