Appel à la conférence nationale en Guinée


Appel à la conférence nationale en Guinée
Le problème
Notre démarche de conférence nationale est motivée par trois principales raisons:
A) le raffermissement des liens de fraternité entre les fils et filles de Guinée, c'est-à-dire la réalisation effective de l’unité nationale. Mais auparavant, il faudra bien préciser que notre pays n'a pas connu de guerre civile, ni de conflits armés internes, ni aucune catastrophe de cette nature. C’est pourquoi d’ailleurs nous préférons l’appellation << conférence nationale>> en lieu et place de <<réconciliation nationale>>, puisqu’en l’absence de parties en conflit, nous ne savons pas qui il faudra réconcilier. Cependant, il faut reconnaître aussi que certains événements survenus dans notre pays de l'indépendance à nos jours, ont endeuillé certaines familles, frustré certains compatriotes. Des agents de l'Etat ont commis des crimes au nom de l'Etat, ou au nom de la raison d'Etat, crimes qui sont à la base de beaucoup de tensions et de frustrations sociales de part et d'autre. D’autres ont aussi utilisé ces événements pour braquer les ethnies les unes contre les autres. Ce qui est la résultante de la déchirure sociale que connaît notre pays, et dont la résolution nécessite aujourd’hui ce débat national, certainement contradictoire mais courtois, franc et nécessaire à la refondation de notre Nation.
B) le deuxième objectif à atteindre est le rétablissement effectif de la vérité sur les pages sombres de notre passé. Nous pensons que la lumière doit être faite sur tous les événements qui ont endeuillé le peuple de Guinée. Que ce soit : -les complots contre la première République (et leurs conséquences) ; - l'agression du 22 novembre 1970 ; - la question du camp Boiro ; - le coup d'Etat du 3 avril 1984 ; - les événements de 1985, ceux de N’Zérékoré en 1991 ; ceux de Kaporo-rails en 1999, de 2006, 2007, 2009, et même ceux de 2010 et 2013....Tous ces événements ont fait des victimes parmi les populations civiles guinéennes et doivent être débattus, élucidés pour enfin réécrire de façon consensuelle et définitive notre histoire commune.
C)Le troisième objectif concerne la réhabilitation des victimes, de toutes les victimes et des seules victimes de la République. En effet, les victimes doivent être identifiées sans tenir compte de leur appartenance ethnique, régionale ou religieuse. Elles seront individuellement identifiées pour qu'un pardon national leur soit adressé ; des prières et bénédictions seront dites pour les disparus, les biens restitués à ceux qui en ont perdu ou à leurs ayant droits, ..., bref, toutes formes de réparations qui puissent amener les familles à faire définitivement leur deuil (jour de deuil national par exemple pour la commémoration de la disparition de toutes les victimes, la construction d'un mausolée ou d’un monument à leur mémoire...)

Le problème
Notre démarche de conférence nationale est motivée par trois principales raisons:
A) le raffermissement des liens de fraternité entre les fils et filles de Guinée, c'est-à-dire la réalisation effective de l’unité nationale. Mais auparavant, il faudra bien préciser que notre pays n'a pas connu de guerre civile, ni de conflits armés internes, ni aucune catastrophe de cette nature. C’est pourquoi d’ailleurs nous préférons l’appellation << conférence nationale>> en lieu et place de <<réconciliation nationale>>, puisqu’en l’absence de parties en conflit, nous ne savons pas qui il faudra réconcilier. Cependant, il faut reconnaître aussi que certains événements survenus dans notre pays de l'indépendance à nos jours, ont endeuillé certaines familles, frustré certains compatriotes. Des agents de l'Etat ont commis des crimes au nom de l'Etat, ou au nom de la raison d'Etat, crimes qui sont à la base de beaucoup de tensions et de frustrations sociales de part et d'autre. D’autres ont aussi utilisé ces événements pour braquer les ethnies les unes contre les autres. Ce qui est la résultante de la déchirure sociale que connaît notre pays, et dont la résolution nécessite aujourd’hui ce débat national, certainement contradictoire mais courtois, franc et nécessaire à la refondation de notre Nation.
B) le deuxième objectif à atteindre est le rétablissement effectif de la vérité sur les pages sombres de notre passé. Nous pensons que la lumière doit être faite sur tous les événements qui ont endeuillé le peuple de Guinée. Que ce soit : -les complots contre la première République (et leurs conséquences) ; - l'agression du 22 novembre 1970 ; - la question du camp Boiro ; - le coup d'Etat du 3 avril 1984 ; - les événements de 1985, ceux de N’Zérékoré en 1991 ; ceux de Kaporo-rails en 1999, de 2006, 2007, 2009, et même ceux de 2010 et 2013....Tous ces événements ont fait des victimes parmi les populations civiles guinéennes et doivent être débattus, élucidés pour enfin réécrire de façon consensuelle et définitive notre histoire commune.
C)Le troisième objectif concerne la réhabilitation des victimes, de toutes les victimes et des seules victimes de la République. En effet, les victimes doivent être identifiées sans tenir compte de leur appartenance ethnique, régionale ou religieuse. Elles seront individuellement identifiées pour qu'un pardon national leur soit adressé ; des prières et bénédictions seront dites pour les disparus, les biens restitués à ceux qui en ont perdu ou à leurs ayant droits, ..., bref, toutes formes de réparations qui puissent amener les familles à faire définitivement leur deuil (jour de deuil national par exemple pour la commémoration de la disparition de toutes les victimes, la construction d'un mausolée ou d’un monument à leur mémoire...)

Pétition fermée
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Les décisionnaires
Pétition lancée le 30 octobre 2014