
Sept élus ardéchois ont adressé un courrier au directeur territorial SNCF réseau Aura, Thomas Allary, mardi 8 février. Ils demandent qu’une dérogation soit faite pour aménager la gare du Teil a�n de permettre son usage dès l’été 2022.
Par A.T. - Aujourd'hui à 06:05 - Temps de lecture : 2 min
Depuis 1973, l’Ardèche est le seul département de France où ne circule aucun train de voyageur (à l’exception des trains touristiques). Les Ardéchois n’ont jamais été aussi proches de voir cette singularité prendre fin. Laurent Wauquiez, le président (LR) de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, a fait la promesse du retour du train de voyageurs en Ardèche pour 2024 entre Le Pouzin et Le Teil. Mais certains élus souhaitent que cela intervienne dès 2022.
Hervé Saulignac (PS), député de l’Ardèche, Yves Boyer (DVG), président d’Ardèche Rhône Coiron, Martine Mattei, maire de Viviers, Olivier Pévérelli (PS), maire du Teil, Françoise Gonnet (DVG), maire de Bourg-Saint-Andéol, Souhila Boudali-Khedim (PS), conseillère régionale, et Elvire Bosc (DVG), conseillère départementale du canton du Pouzin, ont cosigné un courrier adressé au directeur territorial SNCF réseaux Aura, Thomas Allary, mercredi 8 février.
Ils lui demandent de « solliciter auprès de l’Établissement public de sécurité ferroviaire une dérogation pour l’aménagement de la gare du Teil a�n d’autoriser la montée et la descente de voyageurs, et ce dès l’été 2022 ». Une dérogation qui pourrait être « délivrée en matière d’aménagement des points d’arrêt pour l’ouverture de la ligne Nîmes – Pont-Saint-Esprit (dans le Gard, NDLR), dans l’attente, là aussi, des travaux que portera la Région Occitanie dans les prochaines années », indiquent les élus.
Une situation « inique »
Conseillers départementaux, régionaux, maires ou encore députés
affirment que « la région Occitanie a, d’ores et déjà, prévu la
réouverture de la ligne SNCF entre Nîmes et Pont-Saint-Esprit dès
l’été 2022, à raison de quatre allers-retours quotidiens, pour
atteindre huit allers-retours journaliers à terme ». Pour des raisons
techniques, les trains devront faire demi-tour au Teil. Ils trouvent « la situation inique » car la gare du Teil est traversée régulièrement par des trains « lorsque ceux-ci sont détournés en raison de travaux de maintenance sur la rive gauche du Rhône ».