

La fraternité au cœur de l’école républicaine : l’école de la coopération
Le problème
Le problème
L'école doit transmettre les connaissances indispensables à chaque enfant : apprendre à lire, à écrire, à compter, à comprendre le monde et à acquérir les compétences nécessaires à sa vie future.
Cependant, on se sent mal à l'école aujourd'hui parce que l'école est au service de la société, alors qu'elle devrait être au service des enfants. Certes, elle doit préparer à la vie active, mais voici ce qu'on n'y enseigne presque jamais :
Apprendre à vivre ensemble.
Apprendre à coopérer.
Apprendre à penser par soi-même.
Apprendre à aimer la vie.
Et quelle place donne-t-on, dès le plus jeune âge, au théâtre, à la philosophie, à la musique, au sport, aux arts et à la connaissance de la nature et des animaux ? Autant de domaines qui permettent pourtant de développer la sensibilité, la créativité, l'esprit critique et le goût de vivre avec les autres.
1ère mesure : apprendre aux enfants à vivre ensemble, à coopérer, à penser par eux-mêmes et à aimer la vie
Mettre en place une école de la coopération.
Ancien enseignant en lycée professionnel pendant plus de trente ans, j'ai connu l'école comme élève, puis comme enseignant. J'en ai vu les évolutions, les réussites, mais aussi les injustices et les difficultés.
Je ne souhaite ni revenir à l'école d'autrefois, avec ses humiliations et sa sélection, ni renoncer aux exigences et aux connaissances. Je souhaite une école qui permette à chacun de progresser, tout en préparant les enfants à vivre ensemble.
Une école de la compétition apprend à gagner contre les autres. Une école de la fraternité et de la coopération apprend à réussir avec les autres.
La coopération ne signifie pas que les élèves doivent toujours travailler en groupe. Le travail personnel, l'entraînement et un enseignement structuré restent indispensables pour acquérir les connaissances et les compétences fondamentales. Mais il est possible d'apprendre, de faire des efforts et de progresser sans considérer les autres comme des concurrents.
2ème mesure : donner une place plus importante aux enseignements qui apprennent à vivre ensemble
Donner davantage de place à la philosophie, pour apprendre à questionner et à penser par soi-même ; au théâtre, aux débats et aux ateliers de parole, pour apprendre à s'exprimer et à écouter ; à la littérature et au cinéma, pour découvrir d'autres expériences humaines ; à la musique et aux arts plastiques, pour développer la créativité ; au sport, notamment collectif, pour apprendre le respect des règles et l'entraide ; enfin, à la connaissance de la nature et des animaux, pour mieux comprendre et respecter le vivant.
Ces enseignements doivent trouver une place réelle dans les programmes et les emplois du temps, de la maternelle au lycée, sans se substituer aux apprentissages fondamentaux.
Écouter, dialoguer, argumenter, réfléchir ensemble, s'entraider, accepter les différences, mener un projet collectif et développer son esprit critique sont autant de compétences qui s'apprennent, mais auxquelles l'école n'accorde pas encore suffisamment de place.
La coopération est une compétence fondamentale à acquérir, au même titre que les savoirs fondamentaux.
3ème mesure : offrir un cadre serein et des moyens suffisants
L'école doit offrir un cadre serein, où les enseignants peuvent enseigner, où les règles communes sont respectées et où les élèves se sentent en sécurité.
Cela suppose de lutter contre les violences et le harcèlement, de soutenir les enseignants et de donner aux établissements les moyens humains nécessaires pour accompagner les enfants en difficulté.
L'école doit pouvoir compter sur des personnels en nombre suffisant : infirmiers scolaires, médecins scolaires, psychologues, assistants de service social et professionnels de l'orientation. Les élèves doivent pouvoir bénéficier d'une écoute, d'un accompagnement et d'une orientation adaptés à leurs besoins.
L'école doit également disposer de bâtiments bien entretenus, propres, sûrs et propices aux apprentissages.
4ème mesure : engager une réflexion pour construire une école fraternelle
Le ministère de l'Éducation nationale doit engager une véritable réflexion sur la place de la coopération dans notre système éducatif, en associant les enseignants, les parents, les élèves et les professionnels concernés.
Cette réflexion doit déboucher sur des changements concrets dans les pratiques pédagogiques, les programmes et la formation des enseignants.
L'objectif est de faire de la coopération, du respect des autres et de la fraternité des objectifs essentiels de l'éducation, tout en maintenant des exigences élevées en matière de connaissances.
Il s'agit de former des personnes capables de penser par elles-mêmes, de respecter les autres, de coopérer et de prendre leurs responsabilités dans la société.
L'école devrait apprendre à chacun à trouver sa place dans la société. Or, Parcoursup illustre les limites d'un système dans lequel les élèves sont aussi confrontés à une logique de classement et de sélection. Comment apprendre à réussir avec les autres lorsque la compétition occupe une place aussi importante dans les parcours scolaires ?
L'école ne doit pas seulement préparer les enfants à trouver leur place dans la société telle qu'elle est. Elle doit aussi les aider à la comprendre, à la faire évoluer et à construire ensemble un avenir meilleur.
Nos enfants méritent une école qui leur donne le goût d'apprendre, de vivre et de construire ensemble. Une école qui transmette des connaissances tout en apprenant aux enfants à vivre la fraternité.
Soutenons une école fraternelle où l'on apprend à réussir avec les autres, et non contre eux.
« Il faudrait enseigner la joie de vivre, le bonheur d’être sur Terre, comme on apprend à aimer la montagne. » — Bourvil
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Le problème
Le problème
L'école doit transmettre les connaissances indispensables à chaque enfant : apprendre à lire, à écrire, à compter, à comprendre le monde et à acquérir les compétences nécessaires à sa vie future.
Cependant, on se sent mal à l'école aujourd'hui parce que l'école est au service de la société, alors qu'elle devrait être au service des enfants. Certes, elle doit préparer à la vie active, mais voici ce qu'on n'y enseigne presque jamais :
Apprendre à vivre ensemble.
Apprendre à coopérer.
Apprendre à penser par soi-même.
Apprendre à aimer la vie.
Et quelle place donne-t-on, dès le plus jeune âge, au théâtre, à la philosophie, à la musique, au sport, aux arts et à la connaissance de la nature et des animaux ? Autant de domaines qui permettent pourtant de développer la sensibilité, la créativité, l'esprit critique et le goût de vivre avec les autres.
1ère mesure : apprendre aux enfants à vivre ensemble, à coopérer, à penser par eux-mêmes et à aimer la vie
Mettre en place une école de la coopération.
Ancien enseignant en lycée professionnel pendant plus de trente ans, j'ai connu l'école comme élève, puis comme enseignant. J'en ai vu les évolutions, les réussites, mais aussi les injustices et les difficultés.
Je ne souhaite ni revenir à l'école d'autrefois, avec ses humiliations et sa sélection, ni renoncer aux exigences et aux connaissances. Je souhaite une école qui permette à chacun de progresser, tout en préparant les enfants à vivre ensemble.
Une école de la compétition apprend à gagner contre les autres. Une école de la fraternité et de la coopération apprend à réussir avec les autres.
La coopération ne signifie pas que les élèves doivent toujours travailler en groupe. Le travail personnel, l'entraînement et un enseignement structuré restent indispensables pour acquérir les connaissances et les compétences fondamentales. Mais il est possible d'apprendre, de faire des efforts et de progresser sans considérer les autres comme des concurrents.
2ème mesure : donner une place plus importante aux enseignements qui apprennent à vivre ensemble
Donner davantage de place à la philosophie, pour apprendre à questionner et à penser par soi-même ; au théâtre, aux débats et aux ateliers de parole, pour apprendre à s'exprimer et à écouter ; à la littérature et au cinéma, pour découvrir d'autres expériences humaines ; à la musique et aux arts plastiques, pour développer la créativité ; au sport, notamment collectif, pour apprendre le respect des règles et l'entraide ; enfin, à la connaissance de la nature et des animaux, pour mieux comprendre et respecter le vivant.
Ces enseignements doivent trouver une place réelle dans les programmes et les emplois du temps, de la maternelle au lycée, sans se substituer aux apprentissages fondamentaux.
Écouter, dialoguer, argumenter, réfléchir ensemble, s'entraider, accepter les différences, mener un projet collectif et développer son esprit critique sont autant de compétences qui s'apprennent, mais auxquelles l'école n'accorde pas encore suffisamment de place.
La coopération est une compétence fondamentale à acquérir, au même titre que les savoirs fondamentaux.
3ème mesure : offrir un cadre serein et des moyens suffisants
L'école doit offrir un cadre serein, où les enseignants peuvent enseigner, où les règles communes sont respectées et où les élèves se sentent en sécurité.
Cela suppose de lutter contre les violences et le harcèlement, de soutenir les enseignants et de donner aux établissements les moyens humains nécessaires pour accompagner les enfants en difficulté.
L'école doit pouvoir compter sur des personnels en nombre suffisant : infirmiers scolaires, médecins scolaires, psychologues, assistants de service social et professionnels de l'orientation. Les élèves doivent pouvoir bénéficier d'une écoute, d'un accompagnement et d'une orientation adaptés à leurs besoins.
L'école doit également disposer de bâtiments bien entretenus, propres, sûrs et propices aux apprentissages.
4ème mesure : engager une réflexion pour construire une école fraternelle
Le ministère de l'Éducation nationale doit engager une véritable réflexion sur la place de la coopération dans notre système éducatif, en associant les enseignants, les parents, les élèves et les professionnels concernés.
Cette réflexion doit déboucher sur des changements concrets dans les pratiques pédagogiques, les programmes et la formation des enseignants.
L'objectif est de faire de la coopération, du respect des autres et de la fraternité des objectifs essentiels de l'éducation, tout en maintenant des exigences élevées en matière de connaissances.
Il s'agit de former des personnes capables de penser par elles-mêmes, de respecter les autres, de coopérer et de prendre leurs responsabilités dans la société.
L'école devrait apprendre à chacun à trouver sa place dans la société. Or, Parcoursup illustre les limites d'un système dans lequel les élèves sont aussi confrontés à une logique de classement et de sélection. Comment apprendre à réussir avec les autres lorsque la compétition occupe une place aussi importante dans les parcours scolaires ?
L'école ne doit pas seulement préparer les enfants à trouver leur place dans la société telle qu'elle est. Elle doit aussi les aider à la comprendre, à la faire évoluer et à construire ensemble un avenir meilleur.
Nos enfants méritent une école qui leur donne le goût d'apprendre, de vivre et de construire ensemble. Une école qui transmette des connaissances tout en apprenant aux enfants à vivre la fraternité.
Soutenons une école fraternelle où l'on apprend à réussir avec les autres, et non contre eux.
« Il faudrait enseigner la joie de vivre, le bonheur d’être sur Terre, comme on apprend à aimer la montagne. » — Bourvil
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Pétition lancée le 23 octobre 2026