La France qui bosse : protégeons ceux qui font vivre le pays

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Le problème

Pétition adressée au Président de la République, au Gouvernement et aux parlementaires.

Assez de tout casser. Assez de tout excuser. Assez de refuser de désigner les responsables.  Protégeons ceux qui font vivre le pays.

Ce week-end, des commerces ont été pillés, des biens dégradés et des forces de l’ordre prises pour cible.

Derrière chaque vitrine brisée, il y a des années de travail. Derrière chaque entreprise attaquée, des salariés, des familles, des emplois, et beaucoup de fiscalité. Derrière chaque équipement public détruit, un service qui manque aux habitants et une facture pour la collectivité et pour les contribuables.

Nous refusons que ceux qui construisent paient encore pour ceux qui détruisent.

Nous sommes salariés, artisans, commerçants, agriculteurs, entrepreneurs, soignants, agents publics, indépendants. Nous faisons vivre ce pays par notre travail, nos engagements et nos contributions.

Nous connaissons les difficultés du quotidien : pouvoir d’achat, charges, fatigue, inquiétude pour l’avenir. Nous avons le droit de les exprimer. Le droit de manifester doit être protégé. Il ne donne à personne le droit de piller, d’incendier ou d’agresser.

La colère sociale mérite des réponses. La violence exige des actes.

Nous demandons :

La protection effective des personnes, des commerces et des services publics. Les mobilisations présentant des risques de violences doivent faire l’objet de dispositifs adaptés, anticipés et suffisamment dimensionnés. Les habitants doivent pouvoir circuler en sécurité, les commerçants préserver leur activité et les services publics continuer à fonctionner. La liberté de manifester doit s’exercer dans le respect de la sécurité et des droits de tous.

Une protection statutaire renforcée des forces de l’ordre. Les policiers et les gendarmes doivent pouvoir intervenir avec les moyens nécessaires et des consignes claires, sans craindre de représailles ou de sanctions injustifiées lorsqu’ils agissent dans le cadre de la loi. Toute mise en cause doit faire l’objet d’une enquête impartiale, respectueuse de la présomption d’innocence et des droits de la défense.

Des enquêtes rapides et des sanctions effectives. Les pillages, les incendies, les dégradations et les agressions doivent donner lieu à une recherche rigoureuse de leurs auteurs et à des réponses judiciaires proportionnées à la gravité des faits. Dans le respect de l’indépendance de la justice et des droits de chacun, les décisions prononcées doivent être exécutées. La crédibilité de la réponse publique en dépend.

La réparation des dommages par les responsables identifiés et condamnés. Le coût des destructions ne doit pas reposer systématiquement sur les victimes, les assurés et les contribuables. Nous demandons que les moyens de recouvrement prévus par la loi soient effectivement mobilisés pour obtenir des responsables le remboursement des préjudices. La réparation doit constituer une priorité du suivi des condamnations.

Un accompagnement rapide et concret des victimes. Un interlocuteur unique doit faciliter les démarches des particuliers, des commerçants et des entreprises touchés : dépôt de plainte, assurance, indemnisation et accès aux dispositifs de soutien. L’urgence est de permettre la remise en état, la reprise d’activité et la préservation des emplois. Aucune victime ne doit rester seule face à la complexité administrative après avoir subi des violences.

Une indemnisation rapide et transparente par les assurances. Nous demandons aux assureurs de simplifier les démarches, de préciser les garanties mobilisables et de s’engager sur des délais de traitement clairs. Lorsque les dommages sont couverts, des avances doivent permettre aux entreprises sinistrées de sécuriser leurs locaux, de remplacer leurs équipements et de reprendre leur activité. Les victimes doivent bénéficier d’un suivi identifiable jusqu’au règlement de leur dossier.

Un engagement des assureurs à ne pas faire payer les destructions aux entreprises. Nous demandons aux compagnies d’assurance de s’engager publiquement à ne pas répercuter le coût de ces violences sur les cotisations, les franchises ou les garanties des contrats professionnels, lors de leur renouvellement. Les entreprises sinistrées ne doivent subir ni pénalité tarifaire ni résiliation du seul fait d’avoir été victimes de ces événements. Celles qui travaillent et créent des emplois ne doivent pas payer une seconde fois les conséquences des destructions.

Un bilan public des violences et des réponses apportées. Nous demandons une information régulière et accessible sur les dommages constatés, la prise en charge des victimes, les suites judiciaires et l’exécution des décisions. Ce bilan doit également permettre d’évaluer les dispositifs de sécurité et les mesures de prévention. Les citoyens ont le droit de savoir ce qui a été fait et ce qui doit être amélioré.

La transparence sur qui finance quoi en France. Nous demandons une présentation publique, claire et accessible des contributions de chacun — impôts, taxes et cotisations — et de leur utilisation. Les Français doivent savoir comment l’effort est réparti entre ménages et entreprises, comment les dépenses publiques sont financées et quelle part repose sur la dette. Chaque euro prélevé doit pouvoir être expliqué, chaque euro dépensé doit pouvoir être justifié.

Une parole politique claire et des engagements suivis d’effets. Nous demandons aux responsables politiques une condamnation sans ambiguïté des pillages, des incendies et des agressions. Nous attendons également des réponses concrètes aux difficultés qui traversent le pays : pouvoir d’achat, reconnaissance du travail, sécurité et accès aux services publics. Ces engagements doivent être accompagnés d’un calendrier et d’un suivi public de leur mise en œuvre.

Travailler, entreprendre et servir les autres doit pouvoir se faire en sécurité.

La France qui bosse a le droit d’être entendue.

Elle a le droit d’être protégée.

Elle a le droit d’être respectée.

Je signe pour protéger celles et ceux qui font vivre la France.

Mobilisons-nous et faisons entendre les vraies voix de ceux qui construisent la France et qui la nourrissent : www.lafrancequibosse.org

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