Petition updateNous ne nous tairons pas !Historique de l’affaire du pédophile André Gogniat
Alerte PÉDOPHILIEMadagascar
Nov 20, 2015
L’affaire commence dans les années 2005. André Gogniat avait bien choisi son terrain de chasse : l’archipel des Mitsio au NW de Madagascar, une poussière d’îlots isolés. Là, il va d’abord endormir la méfiance de ces gens pauvres en apportant de l’aide et en faisant des cadeaux. Il se fera même passer pour un humanitaire. Puis très vite il va réclamer son salaire : les enfants. Mais son manége, même dans ces lieux reculés va bientôt être repéré et les premiers abus d’enfants signalés. L’homme ne s’en préocupe guère, sa fortune et ses relations le mettent à l’abri de toute poursuite. C’était sans compter sur le chef de ces îlots, Mahamodo un homme droit et courageux qui décide de dénoncer les agissements du pédophile. Roland Vilella responsable de « Pharmaciens sans Frontières » dans le pays, averti de l’affaire décide de lui apporter son aide. Une douzaine de témoignages malgaches et vasahas ( blancs) sont réunis dont celui du consul honoraire français de la région tous accablants pour André Gogniat. En outre, deux fillettes des Mitsio et leurs familles déposent plainte pour viol. La presse malgache s’empare de l’affaire ainsi que la presse suisse et française*. Le procureur Vöser à Bâle suit le dossier et c’est là que se découvre qu’ André Gogniat a un passé pédophile et que l’homme est bien connu des services de police et de la justice suisse. Hélas, très vite, les autorités helvétiques vont se déclarer incompétentes. Le combat va se poursuivre dans Madagascar et va durer des années. Un combat difficile, dangereux, émaillés de menaces, d’accusations fantaisistes ( meurtres d’enfants, trafic de drogue trafics de clandestins ) et même une arrestation, frapperont ceux qui dénoncent le pédophile. C’est ainsi que peu à peu va se decouvrir derrière le prédateur un réseau de puissantes et influentes complicités - jusqu’au sein de l’Etat malgache - dont beaucoup affirment qu’il s’agit d’un réseau pédophile. Finalement le 2/11/2007, la cour d’appel de Mahajanga condamne A.Gogniat à 5 ans de prison ferme pour viol. L’homme qui s’est prudemment réfugié en Suisse où il coule des jours tranquilles se pourvoit en cassation où le dossier sera finalement enterré. A défaut d’une punition pourtant largement méritée, le prédateur ayant quitté le pays, ceux qui le dénoncent vont s’en satisfaire. Qu’il aille donc se faire pendre ailleurs ! Hélas, en 2015, voilà notre pédophile de retour à Madagascar muni d’un visa longue durée (2019) et qui s’installe avec l’arrogance des coupables lorsqu’ils ne sont pas punis dans la région même de ses anciennes victimes. Plus invraisemblable encore, il aurait été innocenté en 2012 par un tribunal malgache sans que les plaignants n’en soient avertis et ne soient présents au procès ! Affaire classée, l’homme est libre de repartir à la chasse aux enfants en toute impunité. Se présentant alors comme une victime et bien décidé à se venger, le prédateur dépose alors plainte contre Mahamodo qui avait voulu défendre sa petite communauté et Vonizara la mère d’une fillette violée par le prédateur. Les victimes deviennent ainsi les coupables et le criminel, la victime ! Joli tour de passe-passe. Mais l’émotion suscitée par cette injuste condamnation est forte. Dans les 10 jours qui suivent le procès, une pétition est lancée en ligne une pétition papier est également prévue. Les signataires demandent l’annulation des condamnations de Mahamodo et de Vonizara et à défaut d’une condamnation, l’expulsion de Madagascar du pédophile. Un signal fort qui, s’il était donné, prouverait que les autorités du pays sont déterminées à lutter contre le fléau de la pédophilie.
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